Gelabale dur au mal

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Gelabale dur au mal
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Blessé au dos à l'échauffement, avant le match entre la France et l'Italie (91-84), Mickaël Gelabale n'aurait pas dû jouer ce dimanche à Siauliai. Mais en voyant la difficulté des Bleus à manoeuvrer cette équipe transalpine, l'ailier tricolore a demandé à Vincent Collet de disputer la deuxième mi-temps. Un sacrifice qui en dit long sur l'état d'esprit qui règne dans ce groupe.

Blessé au dos à l'échauffement, avant le match entre la France et l'Italie (91-84), Mickaël Gelabale n'aurait pas dû jouer ce dimanche à Siauliai. Mais en voyant la difficulté des Bleus à manoeuvrer cette équipe transalpine, l'ailier tricolore a demandé à Vincent Collet de disputer la deuxième mi-temps. Un sacrifice qui en dit long sur l'état d'esprit qui règne dans ce groupe. "L'image de match-là, pour moi, c'est Gelabale." Plus que la victoire, à l'arraché, que l'équipe de France a obtenue contre l'Italie (91-84), et plus que la qualification pour le second tour de l'Euro 2011, désormais assurée, Nicolas Batum a surtout retenu le sacrifice de Mickaël Gelabale. L'ailier tricolore, principale arme des Bleus à trois points depuis le début du tournoi (10/16 soit 62,5%), n'aurait pas dû fouler le parquet ce dimanche après-midi à Siauliai. "On a commencé le match avec une mauvaise nouvelle: la douleur au dos de Mickaël un quart d'heure avant la rencontre. C'était un gros coup dur", a ainsi expliqué Vincent Collet après la rencontre. Habituellement titulaire dans le cinq majeur made in NBA du sélectionneur, lui qui cette saison jouait à Villeurbanne en Pro A, Mickaël Gelabale s'est bloqué le bas du dos à quelques minutes du coup d'envoi. "On m'avait poussé dans le dos contre Israël et ça s'est bloqué à nouveau en appuyant sur ma jambe gauche à l'échauffement, a-t-il détaillé. Je ne pensais vraiment pas jouer et le coach m'a donné un anti-inflammatoire. Il a attendu la deuxième mi-temps, que je me réchauffe, pour voir ce que ça allait donner. En première mi-temps, je ne pouvais même pas marcher correctement, ni sauter. Mais je savais que ça allait passer." Gelabale: "Je touche du bois" Dans le vestiaire, l'ancien Choletais est donc allé voir Vincent Collet pour lui dire qu'il voulait entrer. Il a fait mieux que ça puisqu'il a disputé l'intégralité des deux derniers quart-temps, avec à la clé 8 points (à 100% aux tirs dont 2/2 derrière la ligne), 6 rebonds, 2 passes, 1 interceptions et seulement 1 ballon perdu. De quoi rendre admiratif Nicolas Batum: "Il a mal au dos, il ne peut pas jouer et à la mi-temps, il dit: "Allez coach, j'essaie." Et il joue toute la deuxième mi-temps. Ça montre que dans cette équipe-là, tout le monde est prêt à faire des sacrifices. On sait où on veut aller et on ne pense pas à sa personne. Il aurait très bien pu se reposer mais il a tenu à jouer jusqu'au bout." Pour le polus grand bonheur des Bleus. Et du sien. "Ça tire toujours mais si je n'avais vraiment pas pu jouer, je ne l'aurais pas fait, a-t-il admis. Tous mes coéquipiers ont besoin de moi comme moi j'ai besoin d'eux. Il faut qu'on arrive à faire la différence tous ensemble. Moi, je touche du bois. Ces campagnes en équipe de France, ce son des moments que tous les sportifs veulent vivre et je les vis à fond." Pas sûr toutefois que l'ancien NBAer sera de la partie lundi soir contre la Serbie, pour ce qui sera la finale du groupe B. "J'espère que ça ne sera pas trop méchant, a soupiré Vincent Collet. Je n'en suis pas sûr du tout aujourd'hui, c'est aussi pour ça qu'avoir gagné est un grand soulagement. On est à Vilnius et on a la possibilité de jouer notre chance là-bas." Surtout si Mickaël Gelabale est à ce niveau-là.