Gautier: "J'espère me montrer"

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Gautier: "J'espère me montrer"
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A quelques jours de Paris-Nice (6-13 mars), le premier grand rendez-vous de sa saison, Cyril Gautier évoque pour nous ses ambitions pour la saison à venir. Le talentueux et polyvalent coureur de l'équipe Europcar, espère, à 23 ans, confirmer sa bonne année 2010, récompensée par une sélection pour les Mondiaux de Melbourne.

A quelques jours de Paris-Nice (6-13 mars), le premier grand rendez-vous de sa saison, Cyril Gautier évoque pour nous ses ambitions pour la saison à venir. Le talentueux et polyvalent coureur de l'équipe Europcar, espère, à23 ans, confirmer sa bonne année 2010, marquée par une sélection pour les Mondiaux de Melbourne. Cyril, Jean-René Bernaudeau espérait voir des révélations, des confirmations et un grand leader au sein de l'équipe Europcar. En ce qui vous concerne, on attend plus une confirmation ? On verra en 2011. J'espère me montrer, avoir des podiums, des résultats. Je vais suivre le même programme de courses qu'en 2010. J'aime bien débuter la saison en France, puis je vais faire de grosses courses comme Paris-Nice, la Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège. J'espère faire des résultats, pourquoi pas un podium. On verra. En 2010, j'ai fait une saison correcte (voir encadré). On va dire que j'ai moins souffert qu'en 2009, qui était ma première année dans l'équipe. Que vous inspire le Tour de France ? Déjà, ça part de Bretagne (il est né dans les Côtes d'Armor, ndlr). J'ai l'impression qu'un Tour qui part de Vendée, puis qui finit la première semaine en Bretagne, ne va pas trop nous fatiguer mentalement. On se sentira un peu chez nous. Les départs de Fédrigo et Vogondy vont peut-être vous donner plus de responsabilités. Vous sentez-vous prêt ? Je ferai en sorte de l'être. J'essaierai de gérer. Il y a Thomas (Voeckler), il y a Anthony (Charteau), des anciens qui sont là pour nous apprendre, nous épauler. Si on est bien conseillé, ça devrait le faire. Je sais que j'aurai plus de responsabilités, mais je suis quelqu'un de franc. Le jour où je n'aurai pas les jambes, je le dirai. Même si on compte sur moi, si ça ne va pas, je me mettrai au service de quelqu'un d'autre. A l'inverse, le jour où j'aurai les jambes, je le dirai aussi. Vous sentez-vous capable de jouer le classement général d'une course à étapes, comme Paris-Nice ? Il faudra le tester. J'en ai envie. Après, je pourrais aussi privilégier une victoire d'étape. On sait que c'est difficilement compatible. Pour le général, il faut être avec les meilleurs tout le temps. Votre Tour de France a été plutôt prometteur, dans ce domaine... Je l'appréhendais beaucoup, pourtant. C'était ma première course de trois semaines. Si je suis de nouveau au départ cette année, j'aurai déjà une expérience. Et j'ai un an de plus. Ce sera différent, c'est sûr. Mais une défaillance, ça arrive à tous les coureurs. Revenons enfin sur votre sélection aux championnats du monde. Cette marque de reconnaissance de la part de Laurent Jalabert, le sélectionneur, a dû décupler votre motivation... Je ne m'y attendais pas. Ça a été une vraie surprise, et ça s'est plutôt bien déroulé. J'ai un peu de regrets d'avoir lâché dans l'avant-dernière bosse, si près de l'arrivée. Mais c'était quand même une belle expérience. J'avais aidé Romain Feillu à remonter avant le sprint final. C'était mon objectif, en cas d'arrivée groupée. J'ai fait mon travail.