Gatlin veut revenir dans la course

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Gatlin veut revenir dans la course
@ Reuters
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ATHLE - Suspendu pour dopage depuis 2006, Justin Gatlin veut retrouver la compétition.

ATHLE - Suspendu pour dopage depuis 2006, Justin Gatlin veut retrouver la compétition. Justin Gatlin, vous vous souvenez ? Avant l'intermède Tyson Gay et l'éclosion d'Usain Bolt, c'est lui qui dominait le sprint mondial. Champion olympique en 2004, à Athènes, puis double champion du monde la saison suivante à Helsinki, il fut même co-détenteur du record du monde, en 9"77. Mais tout ça, c'était avant le drame. Un contrôle positif en 2006 à la testostérone, et une suspension pour huit ans infligée par l'agence américaine anti-dopage puisque le sprinteur avait déjà été contrôlé positif en 2001. Une période finalement ramenée à quatre ans lorsque l'athlète accepte de coopérer avec elle. C'est donc samedi que le sprinteur new-yorkais va terminer sa peine, et sera libre de reprendre la compétition. Son titre olympique à Athènes: "J'ai purgé ma peine", a d'ailleurs annoncé Gatlin au New York Times, jeudi, annonçant son intention de revenir le plus rapidement possible sur le circuit. Après avoir vainement tenté sa chance au football américain, et entraîné des jeunes en difficulté, l'ancienne vedette du sprint américain dit s'entraîner dur depuis un an dans l'espoir de revenir à son meilleur niveau. Tout ça bien évidemment sans son mentor, Trevor Graham, banni à vie du monde de l'athlétisme, lui qui a notamment entraîné une autre dopée de renom, Marion Jones. Néanmoins, l'athlète US n'a pas encore décidé du lieu de son retour. A l'instar de Dwain Chambers, autre ancien dopé, le repenti devrait en effet avoir du mal à trouver des compétitions prêtes à l'accueillir, et la tournée des petites bourgades devraient rythmer son retour sue le devant de la scène. C'est d'ailleurs pour le moment le meeting de Rakvare le 3 août, en Estonie, qui tient la corde. "Nous sommes prêt à le prendre car c'est quelqu'un de très rapide", explique ainsi Taavi Espret, le manager de la réunion, au quotidien new-yorkais, "L'Estonie est un petit pays. Nous n'avons pas vu beaucoup de grands athlètes venus des Etats-Unis. On veut quelqu'un qui court sous les dix secondes". Pas sûr non plus que les Estoniens assistent à ce genre de performance dès le 3 août.