Gatland: "Rester jusqu'au bout..."

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Gatland: "Rester jusqu'au bout..."
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Quatre ans après le traumatisme d'une élimination dès la phase de poules par les Fidji, le Pays de Galles retrouve les joueurs du Pacifique dimanche, à Hamilton, pour s'extraire de la Poule D et accompagner l'Afrique du Sud en quarts de finale de la Coupe du monde. Warren Gatland, le sélectionneur néo-zélandais, du XV du Poireau, affiche sa confiance quant à la capacité de ses joueurs à exorciser ce douloureux souvenir et à viser loin dans la compétition.

Quatre ans après le traumatisme d'une élimination dès la phase de poules par les Fidji, le Pays de Galles retrouve les joueurs du Pacifique dimanche, à Hamilton, pour s'extraire de la Poule D et accompagner l'Afrique du Sud en quarts de finale de la Coupe du monde. Warren Gatland, le sélectionneur néo-zélandais, du XV du Poireau, affiche sa confiance quant à la capacité de ses joueurs à exorciser ce douloureux souvenir et à viser loin dans la compétition. Warren, dans quel état d'esprit votre équipe aborde-t-elle ce dernier match de poule face aux Fidji ? Cette campagne a été très positive pour nous jusqu'ici et il est important que nous abordions ce match dans l'idée de faire une belle performance dimanche pour que nous puissions nous baser là-dessus par la suite. Je pense qu'on s'est très bien entraînés et préparés cette semaine. Maintenant, il faut qu'on fasse une performance et qu'on poursuive sur la lancée des trois derniers matches. On doit aborder ce match en ayant confiance en nous et en notre style de jeu, et gagner de manière avec la manière. Quels enseignements tirer de la défaite concédée face aux Fidji déjà lors du dernier match de poule en 2007 (34-38) ? On a regardé ce match, les aspects négatifs de la rencontre. Il s'agit essentiellement d'un manque de domination dans les contacts. On avait un taux de domination de 69 % face aux Fidji l'année dernière et on en est à 95 % environ en ce moment après nos trois derniers matches. "On devrait pouvoir rivaliser..." On devine cette équipe fidjienne nettement moins fluide que par le passé. C'est aussi votre avis ? Si cette équipe fidjienne joue avec son style traditionnel, ça pourrait nous mettre la pression, mais avec notre système de défense, notre organisation et notre conquête, le bon équilibre dont nous disposons dans notre ligne arrière et nos capacités d'attaque, on devrait pouvoir rivaliser. Il s'agit d'avoir confiance pour faire une performance et bien jouer. Les Fidjiens n'ont pas fait tourner le ballon autant qu'on aurait pu le penser. Ils peuvent encore le faire dimanche cela dit. On ne va pas se mettre à jouer différemment pour autant. On doit être dominants dans la conquête, on doit jouer l'offensive pour récupérer le ballon et le faire circuler. La densité de votre effectif semble plus grande qu'il y a quatre ans. Un atout dans votre manche ? On sent qu'il y a beaucoup de compétition dans de nombreux domaines. Cela nous donne une certaine liberté de manoeuvre pour varier les combinaisons, mais aussi, avec cette concurrence, je pense que ça nous donne la profondeur de banc que nous cherchions depuis longtemps. Vous devez croire en vous et en ce que vous essayez d'accomplir et, sur le long terme, le but est de participer à la Coupe du Monde en bonne forme avec un effectif riche. On estime qu'on a un bon équilibre dans le groupe et qu'on peut mettre en danger n'importe quel adversaire qui se présente à nous. On n'a pas toujours été dans cette situation par le passé mais on a de l'envergure à l'arrière, on a du rythme, on a de bons porteurs de ballons. Nos alignements en touche et nos mêlées ont extrêmement bien fonctionné. Aucun doute sur la motivation de vos joueurs ? Il n'y a pas de meilleure motivation que de disputer un quart de finale. Vous gagnez un quart de finale et vous pouvez rester ici jusqu'à la fin de la Coupe du Monde. Si j'étais joueur, ça me donnerait une sacrée dose de motivation, de ne pas avoir à monter dans l'avion, sachant qu'il y a moyen de rester jusqu'au bout.