Gatland: "Fier de ces petits gars"

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Gatland: "Fier de ces petits gars"
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Quatre ans après sa nomination à la tête du Pays de Galles sur les cendres d'une équipe éliminée dès la phase de poules du Mondial en France, Warren Gatland est en passe de mener le Pays de Galles, qualifié pour la deuxième demi-finale de son histoire, sur le toit du monde. Le Néo-Zélandais n'a qu'à se louer de l'état d'esprit d'un groupe savamment panaché entre jeunesse et expérience. Un adversaire de choix pour la France de Lièvremont.

Quatre ans après sa nomination à la tête du Pays de Galles sur les cendres d'une équipe éliminée dès la phase de poules du Mondial en France, Warren Gatland est en passe de mener le Pays de Galles, qualifié pour la deuxième demi-finale de son histoire, sur le toit du monde. Le Néo-Zélandais n'a qu'à se louer de l'état d'esprit d'un groupe savamment panaché entre jeunesse et expérience. Un adversaire de choix pour la France de Lièvremont. Warren, à l'image de cet essai de Shane Williams inscrit dès la 3e minute de jeu, on a la sensation que vos joueurs face à l'Irlande étaient habités par la conviction de s'imposer ? Les gars savaient que soit on rentrait, soit passait encore deux semaines ici. Je leur ai parlé avant le match et dis que jusque-là, ils avaient été de fantastiques ambassadeurs, mais qu'on n'était pas encore prêts à rentrer à la maison. Vous êtes parvenus à faire de la jeunesse de votre groupe avant tout un atout. C'est une part de votre réussite ? Ils n'ont pas peur. On est en Nouvelle-Zélande et pas au fin fond du pays de Galles, à écouter les commentaires négatifs qu'on entend parfois au pays. Aucune équipe n'a travaillé aussi dur que nous ces quatre ou cinq derniers mois. Les gars ont bien souffert, ils ont souffert ensemble, et ça, ça galvanise une équipe. On n'a jamais eu une équipe aussi équilibrée. " Si je ne me fais pas virer..." Irlande ou Australie : votre adversaire en quarts de finale semblait peu vous importer... Cela nous était assez égal. L'Irlande a très bien joué contre l'Australie, donc peut-être que ça aurait été plus facile d'affronter les Wallabies. A l'image de votre 3e ligne Danny Lidyate de retour de blessure pour ce match et auteur d'une énorme performance, votre équipe se livre sans compter. Une exigence fondamentale pour aller au bout ? Je crois qu'après le match, il était tellement épuisé dans les vestiaires qu'il n'arrivait plus à enlever son maillot. Il a fait ce qu'on lui avait demandé : il a vidé son réservoir. Il a travaillé très dur pour revenir après sa blessure. Le risque n'est-il pas désormais que vos joueurs se grisent et ne gardent pas les pieds sur terre ? Ce ne serait pas dur du tout. On a eu quelques occasions d'après-match où on est restés à l'hôtel. On a aussi fait quelques répétitions de chorale cette semaine. Je crois que ce sont vraiment d'excellents ambassadeurs. On a travaillé si dur au cours des trois, quatre derniers mois. Le pays de Galles peut être fier de ses petits gars, pas uniquement sur le terrain mais également en dehors. On est pas prêts à rentrer à la maison encore. C'était soit rentrer à la maison lundi ou rester ici deux semaines de plus. Quelques semaines de plus et, avec un peu de chance, quelques bouteilles de pinot noir également... Je suis vraiment très fier de notre performance ce soir. Les petits gars ont vraiment été à la hauteur. On vous dit candidat à la succession de Graham Henry à la tête des All Blacks. Qu'en est-il de votre avenir international ? Si je ne me fais pas virer, je reste à la tête du pays de Galles jusqu'en 2015.