Gasquet, six ans après

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Gasquet, six ans après
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Comme à Monte-Carlo en 2005, Richard Gasquet s'est offert une victoire de prestige contre Roger Federer (4-6, 7-6, 7-6), en huitièmes de finale du Masters 1000 de Rome. Tout au long du match, les deux joueurs ont régalé le Foro Italico de coups gagnants. Et c'est finalement le Tricolore qui est parvenu à arracher la décision après deux tie-breaks parfaitement gérés.

Comme à Monte-Carlo en 2005, Richard Gasquet s'est offert une victoire de prestige contre Roger Federer (4-6, 7-6, 7-6), en huitièmes de finale du Masters 1000 de Rome. Tout au long du match, les deux joueurs ont régalé le Foro Italico de coups gagnants. Et c'est finalement le Tricolore qui est parvenu à arracher la décision après deux tie-breaks parfaitement gérés. Comme si de rien n'était. Richard Gasquet a serré la main de son adversaire, salué sobrement la foule, et quitté le court central sans euphorie aucune. Et pourtant, le Biterrois a bien réalisé une performance de toute beauté pour venir à bout de Roger Federer en huitièmes de finale du Masters 1000 de Rome. A l'issue de trois manches superbes (4-6, 7-6, 7-6), Gasquet est allé chercher un succès qui rappelle forcément celui obtenu contre le Suisse en 2005 à Monte-Carlo, pour ce qui reste son plus beau fait d'armes sur le circuit. Quel plaisir de revoir le Gasquet de Monte-Carlo 2005 plutôt que le Gasquet de Monte-Carlo 2011, celui qui n'a même pas fait illusion contre Rafael Nadal (6-2, 6-4). Depuis six ans, l'Héraultais n'avait plus croisé Federer sur terre battue. Leurs retrouvailles promettaient, d'autant que les deux joueurs avaient livré des prestations convaincantes depuis leur arrivée dans le Foro Italico. Mais il faut bien avouer qu'on ne s'attendait pas à ça, à cette orgie de coups gagnants. 40 pour le Français, contre 19 malheureuses fautes directes, et 47 pour le Suisse, bien plus maladroit par ailleurs (30 fautes directes). C'est en jouant magnifiquement que Richard Gasquet est allé chercher sa place en quarts de finale, où il retrouvera Tomas Berdych vendredi, avec l'envie d'aller beaucoup plus loin. Duel de revers Le début de match, pourtant, n'augurait rien de bon pour le n°16 mondial. Sans mal jouer, Gasquet laissait filer les dix premiers points pour se retrouver mené 0-2, 0-30 en quelques minutes. Mais le Français allait réussir à retourner la situation, et à rempoter à son tour dix points de suite, pour mener 2-2, 30-0. La rencontre était lancée, un match pour esthète, qui voyait s'affronter deux des revers les plus purs du circuit. Relâché, entreprenant, Gasquet craquait finalement à 4-4 dans le premier set. Après une interruption due à un robinet mal fermé qui a esquinté un coin du court (!), Federer prenait ensuite le large dans la seconde manche (4-2), ce qui est bien souvent définitif. Mais Gasquet était dans un excellent jour, trop bon pour s'arrêter là. D'un passing de revers, il s'offrait deux balles de débreak, qu'il convertissait d'une volée aérienne de revers (4-4). Place à un tie-break, parfaitement bien négocié par le Français (7-2), étonnant au filet, que ce soit à la volée ou en contre-amortie. Le troisième set était plus tendu. Gasquet continuait d'aller chercher ses points, en coup droit comme en revers, tandis que les serveurs régnaient. Sans qu'aucun joueur ne se procure une balle de break, la rencontre se jouait sur un second jeu décisif. Bien aidé par les quelques fautes directes du Suisse, Gasquet jouait parfaitement le coup pour obtenir et convertir sa seule et unique balle de match (7-5). Le voilà en quarts de finale d'un Masters 1000, pour la seconde fois de la saison après Indian Wells. Et dire que Federer n'avait fait qu'une bouchée de Tsonga (6-4, 6-2) mercredi soir...