Gasquet, le pied romain

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Gasquet, le pied romain
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Richard Gasquet ne pouvait rêver meilleure entame devant son public. Sur la lancée de sa demi-finale à Rome, le Biterrois s'est imposé de manière très autoritaire contre le Tchèque Radek Stepanek, un homme qu'il n'avait jamais battu jusqu'alors, lundi à l'occasion du premier tour de Roland-Garros (7-5, 6-3, 6-0). A noter également les qualifications de Stéphane Robert, Gaël Monfils ou encore Marion Bartoli dans les rangs tricolores.

Richard Gasquet ne pouvait rêver meilleure entame devant son public. Sur la lancée de sa demi-finale à Rome, le Biterrois s'est imposé de manière très autoritaire contre le Tchèque Radek Stepanek, un homme qu'il n'avait jamais battu jusqu'alors, lundi à l'occasion du premier tour de Roland-Garros (7-5, 6-3, 6-0). De bon augure pour la suite, lui qui n'a jamais passé le troisième tour sur les courts de la Porte d'Auteuil. Quel Stepanek sur la route de Gasquet ? C'est la question que l'on pouvait raisonnablement se poser avant le premier match du Biterrois à Roland-Garros et qui a traversé l'esprit de beaucoup d'observateurs lors du tirage au sort vendredi. Que pouvait bien opposer le Tchèque au Français alors que son meilleur résultat cette année sur terre battue, une demi-finale à Munich, fut entachée d'un abandon pour blessure face à Davydenko, à la fin avril ? Sans compétition depuis, Radek Stepanek, retombé à la 57e place mondiale, ne pesait visiblement pas très lourd sur le papier devant un Richard Gasquet plein de confiance depuis quelques mois. Mais dans ce cas, la prudence veut que l'on doit toujours se méfier de ce genre de joueur expérimenté et bien plus efficace que son style de jeu le laisse paraître. Pas étonnant alors que le nouvel élève de Sébastien Grosjean et Riccardo Piatti ait dû attendre un petit cadeau de son adversaire pour boucler une première manche qui s'annonçait compliquée. "Il était pénible car il prenait tôt la balle, il retournait bien et avec une surface assez rapide, c'était gênant", expliquera le demi-finaliste de Rome. Mené 5-6, 30-40, Stepanek commettait une première double-faute bienvenue dans le camp tricolore (7-5). On se souviendra également que Gasquet, en fâcheuse posture à 2-2 (0-40), eut la bonne réaction d'aligner cinq points d'affilée. Effacer 2005 Le plus dur était-il fait ? Oui, encore fallait-il posséder des dons de voyance pour l'affirmer. Stepanek, qui avait remporté ses deux face à face avec le Français (2005 et 2009), n'espérait plus la passe de trois. Il allait décliner petit à petit au fil des jeux pendant que Gasquet, sous les yeux de Guy Forget installé dans les tribunes du Suzanne-Lenglen, maintenait un niveau plus que correct. A ce rythme, la partie s'accéléra: 6-3 dans le deuxième set avant une dernière manche express, totalement à sens unique réglée en 24 minutes. Accusant le coup physiquement et commettant de plus en plus de fautes, le Tchèque se mua en parfaite victime pour s'incliner 6-0. Eliminé à quatre reprises au premier tour de Roland-Garros depuis 2002, dont l'année dernière face à Andy Murray, Richard Gasquet l'a cette fois-ci franchi avec autorité. "Ma victoire à Rome contre Federer m'a donné confiance cette saison, je joue pas mal. J'ai vraiment envie que ça dure ici", lâchait-il devant les caméras de France 2 avant de sortir du court. Il y a de quoi espérer en tout cas qu'il améliore son meilleur résultat obtenu sur l'ocre parisien, un troisième tour, il y a six ans.