Gasquet: "Envie de bien faire"

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Gasquet: "Envie de bien faire"
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Français le plus performant actuellement, Richard Gasquet arrive avec beaucoup d'envie à Roland-Garros. Le Biterrois, tombeur de Federer et demi-finaliste à Rome la semaine dernière, assure pourtant ne pas se fixer d'autres objectifs que ceux de bien jouer et de prendre du plaisir sur la terre battue parisienne. Il est prêt à tout donner lors de son premier tour qu'il craint face à Stepanek.

Français le plus performant actuellement, Richard Gasquet arrive avec beaucoup d'envie à Roland-Garros. Le Biterrois, tombeur de Federer et demi-finaliste à Rome la semaine dernière, assure pourtant ne pas se fixer d'autres objectifs que ceux de bien jouer et de prendre du plaisir sur la terre battue parisienne. Il est prêt à tout donner lors de son premier tour qu'il craint face à Stepanek. Richard, que vous inspire Radek Stepanek, votre adversaire du premier tour ? C'est un tour difficile. Il a de l'expérience, il sait comment jouer les tournois du Grand Chelem. C'est un grand joueur même s'il a un peu moins bien joué dernièrement. Il faudra que je sois à 100 % pour gagner ce match. Est-ce le Roland-Garros que vous abordez dans les meilleures conditions ? En 2005, j'étais bien aussi. J'avais fait finale à Hambourg, j'étais dans de bonnes dispositions. Mais là je me sens pas mal également. D'emblée, il faudra que je produise mon meilleur tennis pour passer le premier tour. Je me sens prêt à donner 100 % sur ce match. Je sais que ce sera difficile. On a vu à Rome que vous jouiez plus à l'intérieur du court que d'habitude. Est-ce une évolution voulue par Riccardo (Piatti, son entraîneur) ou est-ce juste la conséquence de votre confiance sur le terrain ? Quand je suis en confiance, j'arrive à le faire plus naturellement. Parfois, je ne me sens pas bien dans mes coups. Je joue plus loin, ce n'est pas la meilleure solution. J'essaie d'avancer dans le court pour faire plus de points, pour moins me fatiguer surtout. Pour l'avenir, c'est vers ça que je dois tendre. "Je suis prêt à livrer un beau combat contre Stepanek" À Rome, avez-vous pris conscience que l'écart entre vous et les joueurs du Top 10 n'est plus énorme ? Non, c'est sûr. Mais il faut le reproduire sur tous les tournois, c'est ce qu'ils arrivent à faire. Je vais essayer de le faire. J'ai pas mal joué depuis le début de la saison. Mais Roland-Garros c'est particulier par rapport aux autres tournois. J'essaie de ne pas me mettre plus de pression que cela. J'ai une envie de bien faire, c'est légitime. Vous êtes-vous fixé un objectif particulier sur ce tournoi ? Non, sincèrement. Donner 100 % de moi-même, bien jouer et faire de grands matches. Je sais que le premier tour sera difficile. Je suis motivé, content de jouer à Paris. Je n'ai pas de blessure, je me sens bien. Je suis prêt à livrer un beau combat contre Stepanek. Je n'ai pas d'objectif particulier si ce n'est de faire de grands matches. C'est ce que je recherche. Je veux bien jouer, avoir du public qui m'encourage, me sentir bien sur le court. S'il y a défaite, il y aura défaite. Je vais essayer de donner tout ce que je peux. Ne ressentez-vous pas une attente particulière, sachant que Tsonga a été blessé, Monfils aussi ? Je ne me pose pas ce genre de question. Il y en a déjà assez dans le tennis. Je vais prendre cela avec plus de détachement. Je vais essayer d'y aller avec plaisir comme j'ai fait à Rome où j'ai bien joué. Quel dialogue avez-vous eu avec Sébastien Grosjean (son deuxième entraîneur) sur cette approche de Roland-Garros sachant qu'il avait atteint les demi-finales en 2001 ? Je ne lui ai pas encore parlé de cela mais je sais ce qu'il va me dire. Il n'y a aucune pression particulière, se faire plaisir... Les mêmes mots reviennent à chaque fois mais c'est la vérité. Il faut prendre cela en se faisant plaisir et en ayant une grosse envie d'y aller, et mesurer la chance de jouer chez soi dans un tournoi aussi beau que Roland-Garros. J'ai bien joué dernièrement, j'ai moins de pression. Je vais arriver ici avec beaucoup d'envie, c'est sûr.