Gasquet: "Content de jouer Nadal"

  • A
  • A
Gasquet: "Content de jouer Nadal"
Partagez sur :

Brillant vainqueur de Guillermo Garcia-Lopez (6-2, 6-1) au 2e tour du Masters 1000 de Monte-Carlo, Richard Gasquet se prépare désormais à défier jeudi Rafael Nadal, sextuple tenant du titre en Principauté. Un affrontement qui réjouit le Biterrois, qui n'aura "rien à perdre" face à un joueur qu'il apprécie.

Brillant vainqueur de Guillermo Garcia-Lopez (6-2, 6-1) au 2e tour du Masters 1000 de Monte-Carlo, Richard Gasquet se prépare désormais à défier jeudi Rafael Nadal, sextuple tenant du titre en Principauté. Un affrontement qui réjouit le Biterrois, qui n'aura "rien à perdre" face à un joueur qu'il apprécie. Richard, ce match face à Guillermo Garcia-Lopez ne fut qu'une simple formalité, non ? Non, car j'ai tout de même beaucoup couru. J'ai eu la chance de ne pas trop perdre mon service. Ça aurait pu être plus difficile, j'ai sauvé des balles de break assez souvent. Je pense que j'ai essayé d'avancer un peu plus dans la balle : ça n'a pas trop mal marché. Comment vous êtes-vous senti, par rapport à votre premier match ? J'étais beaucoup moins crispé. J'avais déjà joué et gagné une fois sur ce court, je me sentais beaucoup mieux. Physiquement aussi. J'ai commis très peu d'erreurs et j'ai bien servi. J'ai pu varier le jeu en alternant des montées au filet et des échanges du fond du court. C'était un bon match. Avez-vous des sensations particulières sur ce court ? Non. Mais je me sens pas mal. Je suis content d'avoir gagné deux matches ici, de pouvoir continuer à jouer sur terre, de sentir que j'arrivais à bien taper, que les coups sortaient bien. C'est important. On avait vraiment l'impression que votre adversaire ne pouvait pas vous faire mal aujourd'hui. Oui. J'essayais de rester bien concentré, de bien servir. On engageait pas mal de rallies, il fallait être solide tant mentalement que physiquement : j'ai réussi à les remporter, ça m'a fait du bien.3 "Nadal, ce sera un autre niveau..." Demain (jeudi), on passe aux choses sérieuses : Vous aurez face à vous un autre Espagnol, Rafael Nadal, sur la terre battue de Monte Carlo, où il a déjà soulevé le trophée 6 années de suite... Gagner, est-ce mission impossible ? Les parieurs s'orienteront certainement sur Nadal, je les comprends amplement... C'est un match très difficile pour moi, tout le monde le comprendra. En tout cas, je n'ai rien à perdre. Je vais donc essayer de faire le meilleur match possible, en me relâchant et sans trop forcer les coups, car c'est là où je risque de faire des erreurs. A la fin de ce match, j'étais content car je savais que j'allais jouer Nadal au tour suivant. C'était important pour moi de pouvoir le jouer : ce sont de bonnes sensations, et beaucoup de plaisir. Et puis c'est tout de même le n°1 mondial, et quelqu'un que j'apprécie... La tâche s'annonce plus que difficile. C'est clair, surtout sur terre. Nadal est le meilleur joueur de terre battue de tous les temps... Donc effectivement, c'est plus que difficile ! Mais je n'ai pas grand-chose à perdre. Je l'ai joué ici il y a 6 ans. C'était un énorme match. J'ai quand même bien lancé sa carrière (sourire) : depuis, il a gagné 6 fois le tournoi. Moi j'ai gagné 6 matches (et encore, même pas sûr ! (sourire))... Justement, que retenez-vous de ce duel, qui survenait au lendemain de votre victoire face à Roger Federer ? Je l'avais joué ici à Monaco, puis à Roland Garros deux mois après, et j'avais vraiment senti une différence de niveau, il avait vraiment pris confiance. Sur ce match à Monaco, j'avais pris énormément de plaisir, car je me sentais vraiment en confiance. J'avais battu Federer la veille, n'avais rien à perdre sur Nadal. Je sentais que les balles partaient bien, j'avais le public derrière : ça n'arrive pas souvent, ça avait été un très grand match. En quoi Rafael Nadal doit-il se méfier de Richard Gasquet ? Il se méfie de tout le monde. C'est un très grand champion, qui joue toujours à 1000 %. Il ne fera donc pas l'erreur de ne pas me prendre au sérieux. Il me connait, nous avons joué souvent l'un contre l'autre, et parfois je l'ai poussé au troisième set. Demain (jeudi), la clé sera avant tout de se faire plaisir ? Oui. Ne pas bêtement se crisper, ne pas essayer de trop en faire. Trouver le juste milieu, tout en sachant qu'il faut avancer. Car si l'on reste derrière la ligne à faire des échanges de fond de court, ça va être dur, c'est certain... Contre Rafa, j'arrive à me libérer davantage que lorsque j'ai face à moi un joueur comme Garcia- Lopez que je peux gagner, que je dois gagner. Là, Nadal est le favori. Mais je vais essayer de faire un grand match et avoir de bonnes sensations. Je suis content de ma victoire d'aujourd'hui car elle me met en confiance. Mais demain, ce sera un autre niveau...