Garmisch attend Riesch

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Garmisch attend Riesch
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La descente Dames des championnats du monde se tient ce dimanche à Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne, à partir de 11 heures. Tout un pays attend Maria Riesch, tête de file d'une délégation allemande renaissante, qui rêve d'une première médaille en vitesse depuis 1993 et le sacre en Super-G de Katja Seizinger à Morioka... Élisabeth Goergl, dans la lancée de son titre en Super-G, et Lindsey Vonn seront les autres favorites.

La descente Dames des championnats du monde se tient ce dimanche à Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne, à partir de 11 heures. Tout un pays attend Maria Riesch, tête de file d'une délégation allemande renaissante, qui rêve d'une première médaille en vitesse depuis 1993 et le sacre en Super-G de Katja Seizinger à Morioka... Élisabeth Goergl, dans la lancée de son titre en Super-G, et Lindsey Vonn seront les autres favorites. La tension monte... Si certains rêvent d'un succès de Félix Neureuther en slalom lors de l'épreuve de clôture de ces Mondiaux, le clan allemand demeure conscient que sa plus belle chance de titre mondial à domicile se nomme Maria Riesch. La native de Garmisch-Partenkirchen, comme Neureuther, incarne le renouveau d'un ski alpin allemand à la dérive au début des années 2000. Fini le faste des 90's et les médailles de Martina Ertl, Katja Seizinger ou encore Hilde Gerg. Les combinaisons zébrées avaient peu à peu disparues des podiums. Avec Kathrin Hölzl, ou la championne olympique du géant Viktoria Rebensburg, Maria Riesch est le symbole d'une nouvelle génération capable de faire enfin de l'ombre à l'omnipotent voisin autrichien. En tête du classement général de la Coupe du monde, la championne du monde en titre du slalom affiche désormais une belle maitrise en vitesse, semblant parfois bien seule à l'heure de contrer son amie américaine, Lindsey Vonn. Cette saison, à l'exception de son raté à Val d'Isère (24e), Riesch est toujours entrée dans le top 10 sur les épreuves de vitesse, signant même le doublé Descente-Super-G à Lake Louise, avant de remonter sur la plus haute marche du podium sur la descente de Cortina d'Ampezzo, le 22 janvier dernier. Empêcher la passe de trois autrichienne Troisième du Super-G mercredi, la double championne olympique (slalom et super-combiné) devra toutefois résister au défi physique imposé par une piste qui n'en finit pas de créer la polémique sur sa dangerosité. Le parcours utilisé ce dimanche a beau partir 200 mètres plus bas que celui ayant souri à Erik Guay samedi, son dénivelé et son profil sont similaires. Glacée, pentue comme un clin d'oeil à son passage intermédiaire si bien nommé, l'Eishang (littéralement la pente de glace), la Kandahar et ses célèbres mouvements de terrain ne pardonnent rien... Jusqu'à sa raquette d'arrivée transformée depuis quelques jours en royaume du gadin par des champions totalement épuisés au terme des deux minutes de descente. Si une surprise n'est pas totalement à exclure, la Kandahar devrait de toute façon sacrer une costaude. Affaiblie, Vonn pourrait y jouer sa dernière chance de médaille mondiale ce dimanche, faisant l'impasse sur les épreuves techniques. L'Américaine, intouchable ces dernières années, n'a pas totalement renoncé. Et beaucoup se souviendront qu'à Whistler, Vonn était aussi arrivée blessée... avant de rafler le titre olympique. L'armada autrichienne, menée par la championne du monde du Super-G, Elisabeth Goergl, peut aussi poursuivre son grand chelem après le sacre d'Anna Fenninger sur le super-combiné, vendredi. Un retour aux allures de revanche pour la Wunderteam, après le raté de Val d'Isère en 2009 (une seule médaille en vitesse hommes et femmes confondus avec Andrea Fischbacher en bronze sur le Super-G)... Les Françaises, elles, arrivent plus que masquées. Très loin en Super-G, les Tricolores ont également semblé à la peine lors des entraînements. Guère encourageant à l'heure de défier à nouveau une Kandahar hyper exigeante, que Riesch rêve de dompter devant les siens.