Gardillou: "Devenir un grand d'Europe"

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Gardillou: "Devenir un grand d'Europe"
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Deux ans après sa dernière participation, le Metz handball est de retour en Ligue des champions. Sébastien Gardillou, l'entraineur du seul représentant français dans cette compétition, est revenu sur les chances de qualification pour le tour principal des championnes de France en titre. Ce qu'aucun club tricolore n'a réussi jusqu'à présent.

Deux ans après sa dernière participation, le Metz handball est de retour en Ligue des champions. Sébastien Gardillou, l'entraineur du seul représentant français dans cette compétition, est revenu sur les chances de qualification pour le tour principal des championnes de France en titre. Ce qu'aucun club tricolore n'a réussi jusqu'à présent. Dans quel état d'esprit se trouvent vos joueuses à l'heure de retrouver la Ligue des champions ? Impatientes ? Oui car c'était l'un de nos objectifs la saison dernière. On voulait reconquérir le titre de championne de France qui est le sésame pour la Ligue des champions. Les joueuses rêvaient de disputer cette compétition. A quelques heures d'une entrée en lice, c'est une bonne chose pour les joueuses mais aussi pour l'entraineur. Cela veut-il dire que vous n'avez pas eu besoin de les motiver ? C'est très facile de le faire bien sûr car la Ligue des champions reste une compétition majeure. Je dirais que c'est plus facile qu'en championnat car en face de nous, nous aurons des équipes de haut niveau. Ce sera une compétition relevée et la salle sera pleine pour l'occasion. Le club messin tend à devenir un grand d'Europe. Comment abordez-vous votre première sur le banc messin en Ligue des champions ? Je suis content de pouvoir prendre pleinement part à cette compétition. C'était important pour moi de disputer la Ligue des champions. C'est pour cette raison que je suis venu à Metz. Quand je travaillais en équipe de France, l'une de mes missions était de suivre la Ligue des champions. Mais je l'ai vécue à la télévision mais également en me déplaçant en Europe pour voir des rencontres. "La défense, la clé de cette rencontre" Quels axes avez-vous travaillé pour ce premier match face à Hypo Niederösterreich ? Le plus important, c'est la récupération car les joueuses ont disputé dix matches en trois semaines. En attendant le retour en milieu de semaine de nos internationales, nous avons travaillé sur les savoir-faire individuels. On va les mettre au repos car elles ont été fortement utilisées en équipe de France lors de la World Cup, en jouant cinq rencontres en six jours. Auparavant, nous avions disputé cinq matches en dix jours. Quelles vont être les clés de cette partie ? La défense. Depuis quelques semaines, nous essayons d'avoir une défense performante et imperméable. Si on arrive à perturber l'adversaire tout en tenant compte des performances de notre gardienne, on pourra récupérer de nombreux ballons. Nous avons la même problématique qu'en équipe de France. C'est compliqué de marquer sur des attaques placées mais on tentera plutôt de contrer cette équipe autrichienne. Avez-vous mis en place une tactique spécifique ? Je n'ai pas eu le temps pour le faire. J'ai récupéré des joueuses fatiguées. On va remettre en place la charnière défensive. Cela va prendre du temps donc je vais partir sur quatre entrainements. En l'occurrence, on va essayer de bien faire défensivement pour contrer et offensivement, on va essayer de rester sur la même lancée que face à Toulon St-Cyr en championnat. Avec une base arrière performante dans le tir de loin et une alternance dans le jeu intérieur avec deux pivots. "Metz n'est pas l'équipe de France" Y aura-t-il de la revanche dans l'air après l'épisode sulfureux d'il y a deux ans ? (*) Non pas du tout car les joueuses d'Hypo n'étaient pas responsables. Le seul coupable était Gunnar Prokop. Elles ne se sentaient pas impliquées dans cette histoire. Alors que les Messines ont toujours eu l'impression d'avoir été lésées et de n'être pas passer au Tour principal à cause de cela. Le sentiment de revanche est présent chez les supporters mosellans, c'est sûr. La plupart des Autrichiennes aujourd'hui, n'évoluaient pas sous le maillot d'Hypo Niederösterreich au moment des faits, excepté deux Brésiliennes. Quelles sont les chances de Metz dans ce groupe C ? Si on est stable sur nos pertes de balles, on a des arguments à défendre. Mais si on défend bien et que l'on perd rapidement les balles, cela sera très difficile pour nous. On va également voir l'implication de nos joueuses afin de respecter les plans de jeu mis en place. A chaque fois qu'elles ont été appliquées en Coupe d'Europe, cela s'est toujours bien passé quel que soit l'adversaire. C'est une compétition très relevée qui montre les lacunes des joueuses. Si on est appliqué et concentré, cela fonctionnera. Mais si on a quelques carences, elles vont être multipliées par dix dans ce type de compétition. On va donc tenter de bien faire dans ce groupe car j'aimerais que l'on soit présent au Tour principal. C'est le souhait de de nombreux membres du handball français afin d'avoir deux clubs tricolores l'an prochain en Ligue des champions. On aimerait se qualifier pour le tour suivant, cela voudrait dire que Metz progresse. Mais il va falloir s'imposer face à Gyor, l'équipe de Hongrie améliorée, Randers, l'équipe du Danemark et Hypo, l'équipe du Brésil. On peut dire que Metz, c'est l'équipe de France mais ce n'est pas le cas. * : En 2009, les Autrichiennes avaient éliminé les Messines alors que le coach de Niederösterreich avaient bousculé une joueuse française en pleine contre-attaque. Le score était de 27-27 à quelques secondes de la fin. Le résultat avait été entériné avant que Gunnar Prokop ne soit sanctionné après coup.