"Garder cette envie"

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"Garder cette envie"
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EQUIPE DE FRANCE - Domenech a apprécié l'attitude de ses joueurs face au Costa Rica (2-1).

EQUIPE DE FRANCE - Domenech a apprécié l'attitude de ses joueurs face au Costa Rica (2-1).Quels enseignements tirez-vous de cette victoire ?C'est la conclusion du travail d'une semaine et de ce que l'on avait senti dans cette envie, dans cette volonté de bien faire. Ils ont travaillé. Ça a été dur pendant une semaine, très dur. Ils ont confirmé aujourd'hui cette envie de vivre en équipe, de faire quelque chose de bien, de construire quelque chose ensemble. C'est le plus important pour moi aujourd'hui. Normalement, préparer un match international en faisant ce travail dans la semaine, ce n'est pas tout à fait ce que l'on doit faire pour se mettre dans de bonnes conditions. Mais ils ont bien réagi. C'était le plus important, qu'ils confirment ce qu'ils avaient montré et ce qu'ils avaient dit.Vos joueurs étaient-ils fatigués dans le vestiaire à l'issue de la rencontre ?Pas spécialement. Ils sont encore dans l'envie. C'est plus fort que tout. Quand on a cette foi et cette envie, on oublie vite la fatigue. Et en plus, quel que part, ils se sont fait plaisir. Ils ont fait plaisir aux spectateurs et ils se sont d'abord fait eux plaisir. Ce n'était pas facile en étant mené de revenir, de reconstruire, de retravailler. Je crois qu'ils sont satisfaits, contents et heureux. Et quand on est heureux, on est moins fatigués que lorsque l'on a perdu.Ecoutez Raymond Domenech au micro de Jean-Charles Bannoun:L'animation offensive de votre équipe vous a-t-elle plu ?Ça me confirme, par rapport aux qualités des uns et des autres, ce qu'ils sont capables de faire. On leur dit et on leur répète depuis un moment : "Lâchez-vous, jouez, tentez, créez". Mais, ça part de derrière. Quand derrière, on arrive à construire, à amener le ballon dans de bonnes conditions, ça se passe bien. Mais ça ne reste qu'un match de préparation. Il y en aura d'autres. La vérité sera de garder cette envie, cette insouciance, ce panache. J'aime bien ce mot..."On s'attendait à ce qu'ils soient émoussés"Qu'avez-vous pensé de cette organisation en 4-3-3 ?Y'a des plus, y'a des moins. Des plus, dans l'animation offensive. C'est plus restrictif dans l'animation défensive. Ça pose d'autres problèmes qu'il faudra régler. Ce système crée des situations où on sait que l'on peut être en difficulté. Avec comme celui-là, l'équipe peut être en danger plus vite que lorsqu'il y a trois milieux défensifs par exemple. En 2006, les joueurs avaient semblé carbonisés à l'issue du premier match de préparation qui suivait déjà un stage à Tignes. Ce n'est pas le cas cette fois-ci. Comment l'expliquez-vous ?Ce sont les mystères de la préparation. Je ne sais pas. Honnêtement, on s'attendait à ce qu'ils soient émoussés, un peu lents, un peu cuits. C'est peut-être dû à la moyenne d'âge. Ce n'est pas la même. En 2006, il y avait quelques anciens qui avaient besoin de plus de temps pour se préparer. Là, on a des garçons plus jeunes, qui encaissent peut-être mieux le travail physique parce qu'on a plus travaillé là qu'on avait travaillé en 2006. Avez-vous été rassuré par la condition de Gallas ?Oui. Mais j'avais déjà été rassuré à l'entraînement parce qu'on avait mis en place des situations de jeu où il avait eu à faire des efforts extrêmes, notamment un contre Thierry Henry et un autre contre Djibril Cissé où il a rattrapé les coups sans souci. Donc je n'étais pas inquiet. Le seul truc pour lui, c'est de jouer des matches parce qu'il n'a pas joué depuis le début de l'année. Il a besoin petit à petit de retrouver le rythme. Il est dans le projet qu'on avait mis en place. L'idée, c'était 45 minutes aujourd'hui, une heure dimanche et puis une heure et demie contre la Chine, pour être sûr. Maintenant, je suis sûr que son mollet tient. "Hugo avait besoin de souffler"La titularisation de Mandanda signifie-t-elle que la hiérarchie des gardiens est remise en cause ?Non, pas du tout. Là-dessus, on est clair. Hugo avait besoin de souffler. Et il fallait mettre Steve en situation car ça peut arriver en Coupe du monde. Il fallait qu'il fasse un match. Et il valait mieux qu'il fasse le premier. Pourquoi avoir confié le brassard à Patrice Evra ?Pat me semble approprié dans la mesure où Titi n'est pas sur le terrain au départ. Il l'a été à Manchester. Quant on connaît ce club et Ferguson... Je n'ai fait que copier. Parce qu'il a du caractère, il impose quelque chose, il donne le ton. C'est un bon capitaine.Avez-vous l'impression qu'une bonne étoile suit Valbuena ?J'espère qu'il l'aura jusqu'au 12 juillet. Son avantage, c'est de rentrer sur ses qualités. C'est ce qu'on lui a demandé, c'est de tenter, de provoquer, d'essayer des trucs. Il l'a fait. Actuellement, ceux qui rentrent le font sur ce qu'ils savent faire, sans peur, sans crainte. On l'a vu avec Dédé Gignac. Il est rentré, il a frappé trois fois au but en l'espace de 10 minutes. On a vu Titi (Henry) courir dans tous les sens. On a vu Diaby tenter des trucs et en réussir quelques-uns. Tous ceux qui sont rentrés ont amené les qualités qu'on attend d'eux. Le plus important, c'est ça, c'est de se libérer, de montrer qu'on est capable de faire ça.