Gardent: "Pas là pour les renifler"

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Gardent: "Pas là pour les renifler"
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C'est le grand classique du handball français depuis plus de dix ans. Plus fidèle contestataire du règne montpelliérain, Chambéry reçoit son rival miné par les blessures, mercredi dans le cadre de la 6e journée. Alors que les deux équipes sont invaincues, Philippe Gardent, le coach savoyard, espère bien s'imposer, sans pour autant faire de ce rendez-vous un virage pour la saison à venir.

C'est le grand classique du handball français depuis plus de dix ans. Plus fidèle contestataire du règne montpelliérain, Chambéry reçoit son rival miné par les blessures, mercredi dans le cadre de la 6e journée. Alors que les deux équipes sont invaincues, Philippe Gardent, le coach savoyard, espère bien s'imposer, sans pour autant faire de ce rendez-vous un virage pour la saison à venir. Philippe, est-ce que les blessés, Bertrand Roiné et Xavier Barachet en tête, seront aptes pour la rencontre face à Montpellier ? Normalement, cela devrait être bon. J'espère les avoir à 100%. Les Montpelliérains comptent de nombreux blessés, est-ce le meilleur moment pour les affronter ? Je ne sais pas s'il y a véritablement un meilleur moment pour jouer face à Montpellier. Même avec leurs blessés, ils sont performants. Ils ont une longue liste de blessés, avec certains qui sont ajoutés volontairement alors qu'ils ne sont pas forcément touchés. Après ça reste une machine assez terrible, ils ont une grosse armada. Et il n'y a pas que cinq ou six joueurs, ils ont tout un groupe très performant. Nikola Karabatic sera lui absent, y a-t-il un joueur dont vous vous méfiez particulièrement ? On se méfie un peu de tout le monde. Il y a bien sûr William Accambray qui peut être un gros danger mais il y a aussi "Dougi" (Bojinovic). Lui est toujours présent dans ce genre de rendez-vous. Il faut rester prudent, il y a aussi les gardiens qui sont bons. Même privée de Karabatic et quelques autres, ça reste une équipe dangereuse. Vous les aviez affrontés lors du Trophée des champions en début de saison (30-32, a. p.), quels avaient été vos impressions ? Nous avions été déçus car nous n'étions pas loin de l'emporter. On a dominé ce match-là de la première à la 59e minute et on perd en prolongation. Je crois malgré tout que l'on a compris certaines choses et que ça peut nous servir pour le match de mercredi. Une victoire est donc bien possible dans vos têtes ? Forcément. Nous sommes des compétiteurs. Ce n'est pas parce que c'est Montpellier que nous allons arriver avec la queue basse, en essayant de les renifler (rires). On va se battre et les embêter le plus longtemps possible. C'est une équipe dix fois championne de France en onze ans, donc on sait à quoi s'attendre. "Ce sont des matches à la con..." Est-ce que jouer à domicile sera un avantage pour vous ? Je pense que c'est toujours plus facile de les jouer à la maison avec les 5.000 spectateurs qui sont derrière nous. Il est clair que le public est là pour nous aider à nous transcender. Mais Montpellier a l'habitude de ce genre de compétition et de situation, donc ça ne sera pas une partie de plaisir, même si on peut légitimement espérer les battre. Au rayon désavantages, le fait de jouer trois jours après une trêve internationale n'est pas là pour vous aider... Il y a mieux en effet. J'ai récupéré les mecs très fatigués. Ils revenaient de toute l'Europe car nous n'avons pas que des internationaux français. On a donc fait un entraînement de décrassage lundi et un petit entraînement d'une heure mardi pour préparer le match. On est un petit peu court en terme de préparation mais on a une équipe avec des internationaux donc on ne va pas se plaindre non plus. Avez-vous évoqué la victoire face à Barcelone en Ligue des champions (27-26) pour jouer sur la confiance ? Non car je pense que Barcelone, c'est bien de l'avoir fait mais ce n'est pas non plus bon de regarder Barcelone en vitrine et se passer la brosse à reluire. On l'a fait, c'est bien, mais c'est rangé et il faut passer à autre chose. Je crois qu'il faut garder le fil conducteur que l'on a depuis le début de la saison. Lorsque l'on gagne, il ne faut pas tomber dans l'euphorie, et lorsqu'on perd, il ne faut pas tomber dans la déprime. C'est un super moment qu'on a passé, mais il faut passer à autre chose. Est-ce qu'une victoire constituerait un avantage psychologique pour le titre ? Nous sommes à la sixième journée donc ça ne rime à rien de parler de quoi que ce soit. Ce sont des matches à la con. Si on perd à domicile, c'est toujours embêtant car il y a le match retour à Montpellier et c'est un déplacement extrêmement difficile. Et puis si on gagne, rien n'est fait car il nous reste d'autres déplacements difficiles. Après il vaut mieux s'imposer si on souhaite un championnat plus intéressant que les autres fois. Pour finir, on a évoqué votre nom dans la presse pour succéder à Claude Onesta après 2012, c'est quelque chose que vous gardez dans un coin de votre tête ? Je crois que ce n'est pas à l'ordre du jour. J'ai vu l'article également, c'est le président de la FFHB qui parle, mais pour l'instant il y a d'autres chats à fouetter, et on verra ce qu'il se passera au moment voulu. J'étais juste content que mon nom soit cité.