Furlan : "Retrouver la Ligue 1"

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Furlan : "Retrouver la Ligue 1"
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Troyes réalise un bon début de saison. L'Estac, dirigé par Jean-Marc Furlan, pointe au 8e rang de la Ligue 2 et malgré un match nul concédé face à Istres (1-1), les Troyens entendent profiter de la venue du Stade de Reims ce vendredi (20h20) lors de la 17e journée de Ligue 2 pour rester au contact des équipes de tête et ainsi continuer à rêver au podium.

Troyes réalise un bon début de saison. L'Estac, dirigé par Jean-Marc Furlan, pointe au 8e rang de la Ligue 2 et malgré un match nul concédé face à Istres (1-1), les Troyens entendent profiter de la venue du Stade de Reims ce vendredi (20h20) lors de la 17e journée de Ligue 2 pour rester au contact des équipes de tête et ainsi continuer à rêver au podium. Un mot sur le tirage au sort des 32e de finale de la Coupe de France et ce déplacement à Caen début janvier ? On aurait préféré avoir ce même tirage à domicile car cela aurait fait plaisir à nos supporters de recevoir un club de Ligue 1. Mais on a tout à gagner à réaliser un très bon match pour obtenir la qualification. On aurait également aimer avoir une équipe plus faible. Mais dans ce genre de rencontre, on a nos chances, tout à gagner et rien à perdre. Ce match va nous procurer plus de joie que d'inquiétude car c'est Caen qui aura la pression sur ses épaules. Contre Istres (1-1) lors de la dernière journée, votre équipe a manqué deux penalties. Sur ce match, peut-on parler de malchance ou de manque de réalisme ? De réalisme, pas de malchance. On est également tombés sur un gardien de grande qualité. Dans ce match, on aurait dû faire la différence avec ces deux penalties et les nombreuses occasions que l'on a eues en deuxième période. La soirée n'a pas été favorable pour nous. Vous restez sur deux matches sans victoire en championnat mais également sur une qualification difficile acquise sur la pelouse de Raon l'Etape en Coupe de France. Sentez-vous que c'est un peu plus compliqué en ce moment pour Troyes ? C'est vrai qu'au Havre (3-0), on sort frustrés car on perd la rencontre en infériorité numérique après avoir eu des opportunités. En revanche, je ne suis pas déçu de notre performance contre Istres. Je n'ai rien à reprocher au comportement, à l'engagement et à l'état d'esprit de mon équipe à Raon l'Etape. Car à la différence d'autres clubs, on a réussi à se qualifier en inscrivant trois buts. Je ne suis pas inquiet. En ce moment, on ne prend pas beaucoup de points. Mais sur le contenu des matches, je ne crois pas que l'on soit moins bons qu'il y a quelques semaines. Depuis le début de saison, Troyes est invaincu en championnat à domicile. Mais les résultats sont moins bons à l'extérieur. Comment l'expliquez-vous ? Je ne crois qu'il y a une explication rationnelle à cela. Si on est aussi performant à l'extérieur qu'à domicile, on sera premier à la fin de la saison. L'année dernière, l'équipe a été traumatisée de ne pas être suffisamment performante à domicile. On s'est alors dit qu'il fallait construire une équipe qui le soit. Pour le public, c'est important de rester invaincu à domicile. En revanche, avec l'arrivée de onze nouveaux joueurs, on est plus fragile à l'extérieur. Mais jusque-là, nous n'avons perdu que trois matches en championnat. Cela ne tient à pas grand-chose d'aller chercher des points hors de nos bases. "Une aventure humaine" Depuis plusieurs mois, Troyes a retrouvé une stabilité dans le jeu. Vous êtes même bien calé dans la première moitié du classement. Comment jugez-vous votre début de saison et pensez-vous déjà à la remontée en Ligue 1 ? Je suis satisfait du comportement de mes joueurs. C'est vrai que l'on est déçus de ne pas avoir trois ou quatre points de plus au compteur, mais j'ai le sentiment d'avoir une équipe équilibrée, solide et également un banc qui peut nous être utile au printemps quand les points vont compter double. Le bilan est donc plus positif que négatif. Je crois que les supporters s'identifient beaucoup plus à cette équipe qu'à celle de la saison dernière. C'est ce que l'on voulait avec le recrutement de onze nouveaux joueurs. Comme nous avons l'ambition d'être dans les meilleures équipes, cela veut dire que l'on veut terminer dans les trois premiers. On a l'intention de retrouver la Ligue 1. Le plus tôt sera le mieux. Après un premier passage (2004-2007), vous avez fait votre retour en juin 2010 à Troyes. Pour un entraîneur, ce n'est pas si courant de revenir dans un club quelques années après l'avoir quitté. Vous vous plaisez à Troyes ? Cela arrive de temps en temps, mais ce n'est pas la majorité des cas. C'est qu'il y a une envie de revenir. A l'époque, c'est Angel Masoni qui m'avait recruté. Aujourd'hui, je suis très fier que cela soit son fils Daniel qui ait voulu retravailler avec moi. C'est une grande joie d'être à Troyes. Je suis revenu avant tout pour une aventure humaine car ce sont tous des amis au club. Ce sont eux qui ont souhaité me voir venir. J'ai tout connu avec Troyes, notamment la remontée en Ligue 1 en 2005 qui fut une grande aventure. Le fait de monter en première division donne une bouffée d'oxygène sur le plan économique car les supporters veulent voir de gros clubs au stade. C'est pour cela que pour toutes les équipes de Ligue 2, c'est une bataille acharnée pour aller en première division. Certains clubs comme Monaco, Le Mans ou Arles-Avignon sont en difficultés depuis le début de saison. On sent que le championnat est très ouvert cette année et que Troyes peut tirer son épingle du jeu. Clermont et Reims ont suffisamment de points pour croire à la montée. On peut donc considérer qu'il ne reste plus qu'une place à prendre. Ce sera compliqué car il y a Sedan, Le Havre ou Lens qui sont des clubs plus solides que nous et qui peuvent obtenir cette troisième place. Ce championnat est ouvert et indécis. Entre huit et dix équipes peuvent se retrouver dans les trois premiers. On en est conscients. Si on prend six points sur les deux prochains matches qui arrivent, on est dans le coup pour la montée. Cela nous offre donc pas mal de possibilités. Un petit mot sur le recrutement. Êtes-vous satisfait de l'apport des nouveaux joueurs ? Arrivé en janvier dernier, Benjamin Psaume n'a pas pu exprimer toutes ses capacités à cause de blessures. Mais il est de loin le joueur le plus performant de notre équipe. C'est lui qui fait le plus souvent la différence. Quant à Sébastien Grax, c'est beaucoup plus long que je ne l'espérais. Je pensais qu'il nous apporterait plus sur ces six derniers mois. De ce point de vue, il est en retard. Mais j'ai confiance en lui. Il y a aussi Raphaël Caceres ou Julien Outrebon qui sont très performants. Il faut aussi évoquer l'apport des Brésiliens Carlos Rincon et Xavier Thiago qui font un très gros début de saison. Ce vendredi, vous recevez le Stade de Reims, deuxième du championnat mais qui vient de s'incliner en Coupe de France à Marck. Est-ce le bon moment pour les jouer ? C'est difficile à dire. C'est vrai que c'est mieux de les rencontrer maintenant qu'en début de saison car ils ont aligné un nombre impressionnant de victoires. Quand on tombe sur une équipe qui fait une grosse série, cela fait peur et c'est très dangereux. Mais aujourd'hui, Reims a une attaque très performante et mobile. Par habitude, je ne veux pas prendre en compte les résultats en Coupe de France. Je ne crois pas que cela va jouer un rôle important.