Froger à la rescousse

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Froger à la rescousse
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Appelé à remplacer Noël Tosi à la tête de l'équipe nîmoise, Thierry Froger prendra, pour la première fois, place sur le banc des Crocodiles ce lundi, au Mans, dans le cadre de la 27e journée de Ligue 2. Celui qui a quitté ses fonctions de sélectionneur du Togo pour accepter sa nouvelle mission deviendra ainsi le troisième entraîneur du club cette saison et aura la lourde tâche de sauver le Nîmes Olympique de la relégation.

Appelé à remplacer Noël Tosi à la tête de l'équipe nîmoise, Thierry Froger prendra, pour la première fois, place sur le banc des Crocodiles ce lundi, au Mans, dans le cadre de la 27e journée de Ligue 2. Celui qui a quitté ses fonctions de sélectionneur du Togo pour accepter sa nouvelle mission deviendra ainsi le troisième entraîneur du club cette saison et aura la lourde tâche de sauver le Nîmes Olympique de la relégation. Silence radio. Tel semble être la première mesure imposée par Thierry Froger depuis sa nomination à la tête de l'effectif Nîmois. "Thierry Froger se consacrera uniquement à l'entraînement de l'équipe et sur le match de lundi" annonçait ainsi l'attaché de presse du club. De la même manière, selon Le Midi Libre, le club précisait dans un mail que les captations d'images ou les entretiens n'étaient plus possible la veille des matches, alors que les interviews de joueurs nécessitaient une demande par mail ou téléphone avant d'être validées ou non par le coach. "Il y a un train qui est lancé et on m'a invité à sauter dedans. Il faut que je prenne la mesure de la machine pour prendre la bonne direction" déclarait le nouvel homme fort des Crocodiles lors de son intronisation, le 3 mars dernier. La conférence de presse nous apprenait également que le déplacement du lendemain à Sedan serait géré par son prédécesseur, Noël Tosi, pourtant démissionnaire la veille. "Normalement cela ne se passe jamais comme ça dans un club mais pas chez nous, surtout au vu des liens qu'il y a entre Thierry et moi" expliquait l'ex-entraîneur des Gardois qui retrouvera, a posteriori, le poste de directeur du centre de formation du club, qu'il occupait avant de succéder à Jean-Michel Cavalli à la tête de l'équipe première début novembre. Une fin de mercato catastrophe Troisième entraîneur de la saison, Thierry Froger atterrit donc dans un club au management atypique. Désireux de renter en France, il n'a pas hésité à quitter ses fonctions de sélectionneur du Togo. Bien aidé, il est vrai, par une expérience africaine s'avérant douloureuse. Arrivé en juin 2010 à la tête des Eperviers, il n'aura jamais trouvé la bonne formule ni le chemin de la victoire. Avec un bilan de cinq défaites et de trois matches nuls agrémentés d'une place de dernier au sein d'un groupe jugé abordable (Botswana, Tunisie, Malawi) pour la qualification à la CAN 2012. Son départ ne nourrira donc pas de regrets de Lomé. A Nîmes, il hérite d'une situation tout aussi désastreuse. Englués à la 18e place de Ligue 2, les Nîmois n'y arrivent plus. La défaite concédée dans les Ardennes la semaine dernière (0-1) mine encore un peu plus le moral d'une équipe qui reste sur six défaites d'affilée en championnat. Le club paye ainsi les conséquences d'un mercato hivernal désastreux, avec les départs de Benjamin Moukandjo (5 buts) et Jonathan Ayité (4 buts) pour l'étage supérieur, respectivement à Monaco et Brest. A eux deux, c'est alors presque 50% des buts nîmois (9 sur 19) qui s'envolent. Cinq matches plus tard, le constat fait office de sanction: 5 défaites, 1 seul but marqué et un plongeon du 13e au 18e rang de l'antichambre de la Ligue 1. Le changement devenait donc inéluctable et Froger aura en charge de l'incarner. Il connait bien ce qui l'attend pour avoir déjà triompher en pareil situation à Gueugnon et... au Mans. Le natif de la Sarthe débutera d'ailleurs l'aventure nîmoise sur ses terres lundi. "C'est un beau clin d'oeil" concède-t-il. Avant un joli pied de nez ?