Fournier: "Une position flatteuse"

  • A
  • A
Fournier: "Une position flatteuse"
Partagez sur :

Troisième à l'heure de recevoir le FC Nantes ce lundi en match en retard de la 16e journée de Ligue 2, le Stade de Reims, meilleure équipe à domicile avec six victoires et un nul, doit poursuivre sa belle série à Auguste-Delaune pour rester au contact du leader clermontois. Dans cette affiche entre deux grands noms du football français, Hubert Fournier avoue craindre la formation de Landry Chauvin.

Troisième à l'heure de recevoir le FC Nantes ce lundi en match en retard de la 16e journée de Ligue 2, le Stade de Reims, meilleure équipe à domicile avec six victoires et un nul, doit poursuivre sa belle série à Auguste-Delaune pour rester au contact du leader clermontois. Dans cette affiche entre deux grands noms du football français, Hubert Fournier avoue craindre la formation de Landry Chauvin. Après une 10e place la saison dernière pour votre retour en Ligue 2, vous êtes deuxième du championnat. Comment analysez-vous ce bon début de saison ? Il y a une amélioration par rapport à notre début de saison de l'année dernière. On a fait un très bon parcours jusqu'à la huitième journée mais depuis nos résultats ne sont pas conformes à notre classement actuel. Nous sommes dans une période difficile en termes de résultats. Notre position au classement est flatteuse par rapport aux prestations que l'on a pu effectuer jusqu'à maintenant. Quels enseignements tirez-vous de votre revers à Clermont (0-1) ? On a eu des difficultés. On est en dessous de cette équipe de Clermont qui nous devance logiquement au classement. Il manque pas mal d'ingrédients pour prétendre à continuer à être sur le podium. Il reste trois matches jusqu'à la trêve, c'est l'occasion de grappiller quelques points à des équipes qui sont à l'heure actuelle meilleures que nous et dans une meilleure dynamique. Vous pouvez tout de même vous appuyer sur votre défense, la troisième plus hermétique de Ligue 2... Oui heureusement car on a beaucoup perdu en termes d'efficacité offensive. On a du mal à marquer des buts à l'extérieur, nous sommes stériles. C'est beaucoup moins satisfaisant qu'il y a quelques semaines. "Nantes est dans une meilleure dynamique que la nôtre" Cette caractéristique de votre équipe vient-elle de votre passé d'ancien défenseur (à Caen, Guigamp ou Lyon) ? Nous nous sommes posé des questions. L'année dernière, nous avons terminé 4e attaque, mais 17e défense. Il fallait vraiment prendre conscience de cette analyse. On a travaillé sur l'animation défensive, plutôt avec succès car nous sommes moins friables. Mais sur le plan offensif nous sommes dans une phase difficile : il y a une perte de confiance des attaquants, nous sommes moins présents dans les zones de vérité donc heureusement que nous pouvons compter sur notre défense. Quel regard portez-vous sur l'équipe de Landry Chauvin ? Ils ont eu un début compliqué, mais depuis la 9e journée, c'est la 2e meilleure équipe, ils sont dans une dynamique très positive et je les crains énormément. A l'heure actuelle, cette équipe est dans une meilleure dynamique que la nôtre. Nous allons affronter une équipe en confiance, qui reste un probable prétendant à la montée. Pourtant Nantes n'est pas très efficace à l'extérieur... Ils ont perdu peu de matches et font le plein à domicile. Au regard de leurs dernières performances, on les sent en confiance avec un effectif qui allie jeunesse et expérience. Ils possèdent une profondeur de banc assez impressionnante, c'est un collectif taillé pour monter. Ce n'est pas une équipe bonne à prendre, et inversement nous avons du mal à terminer l'année 2011. Un résultat nul me conviendrait amplement. Peut-on parler de revanche par rapport à votre élimination au premier tour de la Coupe de la Ligue (défaite 0-1 à Auguste Delaune) ? Non, pas vraiment. C'était le premier match de la saison, nous étions en rodage et cela s'était joué à pas grand-chose dans les prolongations. S'il y a revanche, c'est plutôt une revanche à prendre sur nous-mêmes, par rapport au dernier résultat médiocre qu'on a fait à Clermont. "Nous n'avons pas du tout le profil d'une équipe qui va monter" Vous êtes invaincu à domicile avec 6 victoires et un nul, c'est un rythme de prétendant à la montée ? C'est un très bon bilan. C'est important. Le parcours d'Ajaccio la saison dernière le prouve, c'est par leurs bons résultats à domicile qu'ils ont pu accéder à la Ligue 1. Tachons de garder ça. Etant donné nos difficultés à l'extérieur, on est bien obligés de compter sur les trois points à domicile. Etre soutenu par notre public, ça nous fait du bien. Comment expliquer votre différence de régime entre vos performances à domicile et votre bilan à l'extérieur où vous n'avez plus gagné depuis la 3e journée à Monaco (1-3) ? On a manqué de réussite sur certains matches, mais globalement on manque un peu de puissance et de rigueur pour pouvoir ramener plus souvent quelque chose de l'extérieur à l'image du match de Clermont. Trente ans après, rêvez-vous d'un retour du club parmi l'élite ? Sur le parcours que l'on vient de faire ces dernières semaines, nous n'avons pas du tout le profil d'une équipe qui va monter. Nous devons notre place sur le podium à notre superbe début de saison. Sur les dernières prestations, on ne peut pas prétendre aux trois premières places. Il reste trois matches avant la trêve, on n'a plus trop le choix. Après c'est un autre championnat qui va débuter pour nous. Le but c'est de grappiller quelques points avec nos moyens actuels et tenir le wagon de tête jusqu'au mois de mars. Essayons de ne pas être trop distancés à cette période-là.