Fournier: "Continuer sur cette lancée"

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Fournier: "Continuer sur cette lancée"
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A 18 ans et 3 mois, le Poitevin Evan Fournier est devenu lors de la dernière journée le plus jeune joueur de l'histoire du basket français à avoir réussi à marquer plus de 20 points dans un match de Pro A. Une performance dont le médaillé d'argent aux championnats d'Europe juniors de 2009 ne se contente pas, à l'heure de se déplacer à Limoges vendredi soir pour un derby importantissime dans la lutte pour le maintien.

A 18 ans et 3 mois, le Poitevin Evan Fournier est devenu lors de la dernière journée le plus jeune joueur de l'histoire du basket français à avoir réussi à marquer plus de 20 points dans un match de Pro A. Une performance dont le médaillé d'argent aux championnats d'Europe juniors de 2009 ne se contente pas, à l'heure de se déplacer à Limoges vendredi soir pour un derby importantissime dans la lutte pour le maintien. Evan, évoquons tout d'abord ce record que vous avez battu lors de la dernière journée face à Nancy (69-61). En inscrivant 21 points en 21 minutes, vous êtes devenu le plus jeune joueur de l'histoire du basket français à avoir marqué plus de 20 points dans un match de Pro A, effaçant au passage des tablettes Tony Parker, Nicolas Batum ou encore Boris Diaw. Est-ce que cela faisait partie de vos objectifs pour vos débuts en Pro A ? Je ne m'étais pas vraiment fixé d'objectif particulier. J'essaie juste, à chaque match, de donner le meilleur de moi-même. Et je suis content que ça soit arrivé. Maintenant le plus important reste de rééditer ce genre de performance, car si je ne fais ça qu'une seule fois, ça n'aura pas grand intérêt. Maintenant c'est clair que ça fait toujours plaisir, c'est sympa même si ça ne veut pas dire grand-chose. Je n'y prête donc pas forcément attention. Vous découvrez la Pro A cette saison, comment vous sentez-vous au sein de ce championnat et de cette équipe de Poitiers ? Personnellement, je me sens de mieux en mieux, à l'image du groupe, qui va crescendo. Et j'espère que ça va continuer comme ça. Après, on parle surtout de maintien. Il faut réussir à sortir de la zone rouge, c'est l'objectif. Un objectif qui passe par une victoire à Limoges, vendredi soir dans le derby, l'équipe face à laquelle vous avez inscrit vos premiers points dans l'élite. Est-ce quelque chose qui compte pour vous ? Non. Franchement, pour moi, Limoges c'est surtout l'équipe qui nous a sorti des play-offs de Pro B la saison dernière avec Nanterre ! Donc après ça reste un match comme les autres, même si celui-ci est surtout très important pour le classement. Ce match pourrait d'ailleurs être l'occasion de remporter votre première victoire à l'extérieur de la saison en championnat. Comment expliquez-vous ce manque de réussite à hors de vos bases ? Je ne sais pas trop... Déjà, on a un très bon public. La salle de Saint-Eloi résonne beaucoup et ça nous donne de la motivation, il y a toujours de l'euphorie quand nous jouons à domicile. Il faut maintenant qu'on arrive à se transcender pour obtenir ces victoires à l'extérieur qui sont très importantes si on veut réussir à atteindre notre objectif. "La draft 2012 ? Pourquoi pas..." Vous évoquiez Nanterre, où vous évoluiez l'an passé après être notamment passé par l'INSEP, comme les Parker, Turiaf ou autres Diaw. Est-ce un endroit auquel vous êtes toujours attaché ? J'y trainais déjà quand je n'étais pas joueur, et que mon père (un ancien judoka, ndlr) y travaillait. Et si ça a toujours été un endroit auquel je suis très attaché, la page est tournée. Aujourd'hui, je fais mon chemin. Je regarde devant. L'INSEP, le pôle espoir Ile-de-France, tout ça c'est derrière mais ça reste de bons souvenirs. Devant, justement, c'est la NBA, que vous avez souvent évoquée comme un but, et pourquoi pas dès la draft 2012... Pourquoi pas en 2012, c'est sûr. Mais c'est Bouna (N'Diaye, son agent, ndlr) qui gère tout ça. C'est le chef, il connaît le truc (Bouna N'Diaye est, entre autres, l'agent de Nicolas Batum, Rodrigue Beaubois, Kévin Séraphin, Alexis Ajinca ou encore Ian Mahinmi, ndlr) ! Il s'occupe de ça mais on en parle très peu durant la saison. Je ne sais d'ailleurs pas encore si je participerais à des camps cet été. Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour cette fin de saison ? Le maintien avec Poitiers, ce serait déjà pas mal. Et puis qu'on finisse champions d'Europe avec l'équipe de France (avec les moins de 20 ans, ndlr)! Et d'un point de vue personnel, que ça monte crescendo et que je continue sur cette lancée, tout simplement.