Fourcade: "On est trois favoris"

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Fourcade: "On est trois favoris"
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Vainqueur de deux manches de Coupe du monde depuis le début de la saison et médaillé de bronze aux Mondiaux de Khanty-Mansiysk, avec le relais mixte, Martin Fourcade aborde les épreuves individuelles en pleine confiance. S'il se méfie d'un excès de confiance, le biathlète tricolore sait qu'il fait partie des trois meilleurs mondiaux.

Vainqueur de deux manches de Coupe du monde depuis le début de la saison et médaillé de bronze avec le relais mixte des Mondiaux de Khanty-Mansiysk, Martin Fourcade aborde les épreuves individuelles en pleine confiance. S'il se méfie d'un excès de confiance, le biathlète tricolore sait qu'il fait partie des trois meilleurs mondiaux. Dans quel état d'esprit abordez-vous ces Mondiaux ? Je suis bien, en confiance. Il ne faut pas d'excès de confiance non plus, sinon je risque d'exploser en vol, mais j'aborde ces Mondiaux dans les meilleures conditions et avec la meilleure préparation possible. Après, on ne sait pas ce qui se passera là-bas. Etes-vous satisfait de votre début de saison ? Mon début de saison est très satisfaisant en Coupe du monde. Il y a encore un petit niveau à passer pour devenir le meilleur sur la Coupe du monde, mais je n'en suis plus très loin. Aborde-t-on différemment une manche de Coupe du monde et un championnat du monde ? On a une préparation un peu plus poussée en Coupe du monde avec le stage d'avant-saison. Après, on dit souvent que les Mondiaux et les JO sont les courses les plus difficiles à gagner, mais je ne suis pas du tout d'accord, car il n'y a que quatre athlètes par nation au départ. Il y a du coup deux, trois prétendants à la victoire qui sont enlevés, c'est notamment le cas pour les Allemands et les Norvégiens. Il y en a quelques-uns qui craquent aussi plus facilement qu'en Coupe du monde, ça ouvre plus de portes. Donc, pour moi, c'est plus facile de réaliser une grosse performance. Connaissez-vous ce parcours en Russie ? Je le connais bien, je l'ai déjà fait deux fois. C'est un parcours qui me convient bien. Les conditions sont parfois délicates avec de la neige très, très froide, ce qui peut être gênant pour la préparation des skis. Le seul doute dans mes championnats du monde se situe à ce niveau-là. "Pour qu'on parle de nous, il faut casser la baraque" Est-ce que l'esprit de Vancouver règne encore en équipe de France ? Les JO sont quand même passés maintenant. Les héros des JO ne seront pas forcément ceux des Mondiaux. Les choses ont quand même évolué. Toute l'équipe de France a à coeur de bien faire. Je pense qu'il y a des courses où on a plus de chances de réussir et d'autres un peu moins. On a les moyens de faire de belles choses. Pour exister dans le paysage du sport français, il faut réussir. Pour certains sports, il suffit de vivoter pour qu'on parle d'eux, comme le football. Nous, pour qu'on parle de nous, il faut casser la baraque. Suivez-vous les résultats des équipes de France dans les autres disciplines de ski, notamment lors des récents Mondiaux de ski alpin et nordique ? Oui, je suis attentivement, parce qu'il y a des copains dans le lot et c'est très important pour le monde du ski. On a une même fédération, beaucoup de partenaires en commun. Le ski, c'est un milieu montagnard. Toutes les disciplines sont un peu en symbiose. Du coup, c'est important que l'on montre nous aussi au monde du ski que l'on marche bien, pour ne pas nous oublier. Quels seront vos principaux concurrents ? On est trois grands favoris avec les Norvégiens Emil Svendsen et Tarjei Boe, après il y a une vingtaine de prétendants à la victoire.