Forget: "Une équipe ambitieuse"

  • A
  • A
Forget: "Une équipe ambitieuse"
Partagez sur :

C'est évidemment la satisfaction qui ressort du discours de Guy Forget après la victoire de l'équipe de France de Coupe Davis (1-4). Le capitaine tricolore a aimé "l'intensité" mise par son équipe, qui "a gagné en expérience, en maturité". Mais Forget craint une éventuelle demi-finale compliquée contre l'Espagne.

C'est évidemment la satisfaction qui ressort du discours de Guy Forget après la victoire de l'équipe de France de Coupe Davis (1-4). Le capitaine tricolore a aimé "l'intensité" mise par son équipe, qui "a gagné en expérience, en maturité". Mais Forget craint une éventuelle demi-finale compliquée contre l'Espagne. Guy, l'an passé, vous aviez pris l'habitude de vous qualifier dès le samedi soir. Vous avez récidivé ce week-end... A chaque fois, on essaie de garder ces bonnes habitudes. Je suis content ce soir, car tous les garçons ont rempli leur contrat. Ils ont joué avec beaucoup de coeur, de courage. On a vu au fil des matches que toutes ces rencontres ont été très disputées. Il faut leur tirer un coup de chapeau et espérer que, pour la suite, ils gardent cette intensité là, ce niveau là. Il faut aussi que l'on soit épargnés par les blessures, car ce sera encore plus difficile en demi-finale. Que retenez-vous de ce week-end ? Un groupe uni, solidaire, avec des garçons qui à chaque fois répondent présents. Ils ont été bons en match. Il y a un peu plus de deux ans, certains médias avaient "survendu" cette équipe, alors que la plupart des joueurs n'avait jamais joué en Coupe Davis. Aujourd'hui, on peut effectivement commencer à parler d'une équipe ambitieuse, et qui a maintenant un niveau de jeu moyen assez élevé. Cette équipe a gagné en expérience, en maturité... Il va nous en falloir pour accrocher les premières places. Quelle est la valeur de ce groupe ? On est en demi-finale, on fait donc partie des meilleures équipes du monde. On faisait partie des deux meilleures l'an passé, au minimum des quatre meilleures cette année. C'est pas mal... On n'a pas de joueur dans le Top 5, on n'a pas gagné de Grand Chelem en simple messieurs depuis 1983 et la victoire de Yannick Noah à Roland-Garros, mais on a des garçons qui donnent tout à chaque fois, et qui n'ont pas encore fini de montrer leur vrai visage. J'espère vraiment pour eux qu'ils vont réussir dans les plus grands tournois, en Grand Chelem, en Masters 1000. C'est leur performance dans ces tournois là qui va rendre cette équipe encore plus forte. Gaël est aujourd'hui 7e mondial. Cette confiance, cette sérénité, il les a gagnées au fil des semaines, à gauche, à droite. Pour Jo, c'est pareil. Quand on vient de disputer une demi-finale à Wimbledon, on est plus serein sur le terrain que lorsqu'on revient de blessure. Il faut que tout le monde continue de monter au classement, pour arriver au mois de septembre avec un groupe épargné par les blessures et des garçons gonflés à bloc. Tous vos joueurs ont apporté leur pierre à l'édifice ce week-end, en remportant chacun un point... Cela a toujours été ma philosophie par rapport aux garçons. Il n'y a pas deux joueurs incontournables. Je veux faire tourner l'effectif, car une campagne se gagne avec sept ou huit joueurs. On l'a vu encore l'année dernière avec Arnaud Clément ou Julien Benneteau. Tout le monde a joué un rôle dans ce groupe et on a échoué à un point de la victoire finale. On repart avec ce même mode de fonctionnement, et j'espère que cette fois il n'y aura pas de pépins physiques. Au premier tour, Jérémy Chardy et Gilles Simon avaient qualifié l'équipe de France. Cette fois, ce sont quatre autres joueurs. Vous disposez d'un groupe vraiment très riche... Oui, et puis c'était sympa de voir Jérémy Chardy à nos côtés ce week-end (NDLR : le Palois était sur place à Stuttgart, car il disputera à partir de lundi le tournoi ATP 250 qui se déroulera sur le même site) et Gilles Simon qui a parfaitement joué son rôle de remplaçant et bien préparé les garçons. Sur sa valeur, Gilles aurait pu battre lui aussi Kohlschreiber et Mayer. Le potentiel est là. Maintenant, si on est amenés à jouer les Espagnols en demi-finale, la barre sera encore plus haute. La richesse de ce groupe, c'est du pain béni pour vous... 'est une génération incroyable. En deux années d'âge, il y a quatre joueurs qui sont quasiment dans le Top 10 en simple : Jo, Gaël, Richard et Gilles. Ces garçons ont passé beaucoup de temps ensemble sur les bancs du lycée à l'Insep. Aujourd'hui, c'est chouette de les voir jouer les premiers rôles dans les grandes compétitions. Depuis la finale perdue à Belgrade l'an passé, sentez-vous vos joueurs habités par un esprit de revanche ? Non. Ils ont toujours abordé la Coupe Davis avec beaucoup de courage et d'ambitions. Je pense qu'ils seront plus forts cette année qu'ils ne l'ont été l'année dernière. Jo a été absent sur trois rencontres en 2010. Cela fut préjudiciable pour l'équipe. Cette année, c'est vraiment très bien parti. Ils ont mis beaucoup de coeur l'année dernière, j'en ressens autant cette année. Mais il ne faut surtout pas baisser la garde...