Forget: "On attend tous beaucoup de Simon"

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Forget: "On attend tous beaucoup de Simon"
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Alors que l'équipe de France continue de se préparer pour son premier tour de Coupe Davis, qui démarre vendredi face à l'Autriche, Guy Forget délivre ses premières impressions. Le capitaine des Bleus livre ainsi ses impressions sur le fameux hangar aérien qui accueillera les rencontres, avant d'évoquer le cas de Gilles Simon, qui devra forcément glaner ses premiers points dans la compétition.

Alors que l'équipe de France continue de se préparer pour son premier tour de Coupe Davis, qui démarre vendredi face à l'Autriche, Guy Forget délivre ses premières impressions. Le capitaine des Bleus livre ainsi ses impressions sur le fameux hangar aérien qui accueillera les rencontres, avant d'évoquer le cas de Gilles Simon, qui devra forcément glaner ses premiers points dans la compétition. Guy, quelles sont vos impressions sur le "Hangar 3" qui sera le théâtre de ce premier tour Autriche/France ? Écoutez, on m'a dit beaucoup de bien de Vienne. C'est une ville charmante. Maintenant, venir à Vienne pour y passer une semaine entre un hangar, qui accueille habituellement des Boeings 747, et un aéroport, ce n'est pas vraiment ma vision du tourisme ! Mais nous ne sommes pas là en vacances. Franchement, le court n'est pas mal. On va essayer de pratiquer du bon tennis, parce que ce ne sera pas simple face aux Autrichiens. Dans toute votre expérience de la Coupe Davis, est-ce la première fois que vous êtes aussi mal logés ? Franchement, une fois que l'on est sur le court, c'est très correct. On est là pour bosser, pour battre une équipe autrichienne qui sera dangereuse. Après, on aurait bien sûr préféré jouer à Ipanema à Rio de Janeiro ! L'ambiance aurait sans doute été plus sympathique... Un mot sur les vestiaires... Il faut sortir à l'extérieur pour accéder aux douches... Ce n'est pas l'idéal... Les vestiaires sont assez petits. On va dire que c'est assez « rustique », mais les joueurs autrichiens sont logés à la même enseigne. Alors, on ne va pas faire la fine bouche. Le "Hangar 3" est situé au coeur de la zone aéroportuaire. Y a-t-il des nuisances ? Non, franchement. On avait peur d'entendre les avions décoller en bout de piste, mais ce n'est pas du tout le cas. On ne les entend quasiment pas. En revanche, il fait très chaud dans la salle. L'air est sec. Avec 5 000 personnes, cela risque d'être une fournaise. Quant au court, il est relativement bon. "Jürgen Melzer, un joueur extrêmement talentueux" Venons-en à la rencontre. Les numéros 1, 2 et 3 français sont absents pour blessure. C'est une nouvelle expérience pour cette équipe de France ? C'est un coup dur pour l'équipe. Malgré tout cela, on arrive quand même à présenter une équipe qui tient la route et qui sera, je le souhaite en tous cas, capable de battre cette équipe autrichienne. C'est un vrai coup dur, car la plupart des joueurs absents avait joué un rôle important lors de la campagne 2010, jusqu'à la finale. Maintenant, ce que j'ai dit aux joueurs, c'est qu'il faut voir cela comme une occasion, une opportunité de se faire remarquer, de marquer des points vis-à-vis du public, des copains et du sélectionneur aussi, pour la suite de la compétition. Est-ce une équipe de France bancale ? Bancale non, c'est un peu sévère. C'est loin d'être le cas. Nous avons des joueurs qui font partie du Top 20, du Top 50 en double. Il y a beaucoup de nations qui, aujourd'hui, aimeraient avoir une équipe comme la nôtre. Maintenant, jouer à l'extérieur, contre Jürgen Melzer, un joueur extrêmement talentueux, contre Stefan Koubek, qui a figuré dans le Top 30 il n'y a pas si longtemps (NDLR : sa dernière apparition dans le Top 30 remonte à l'année 2000), cela peut être un match piège. La saison passée, les joueurs blessés avaient souvent fait le déplacement pour encourager les joueurs sélectionnés. Est-ce que ce sera encore le cas cette année ? C'est sans doute plus facile de faire le déplacement à Toulon, que de venir à Vienne dans un aéroport. En plus, il y a un gros tournoi qui arrive (NDLR : Indian Wells). D'autres font des soins. Je ne pense donc pas que les blessés feront le déplacement en Autriche ce week-end. Sauf surprise. Mais on a reçu des petits mots d'encouragement et de soutien de certains et cela fait vraiment plaisir. Maintenant, encore une fois, nous ne sommes pas là en vacances, mais pour rapporter des points à l'équipe de France. Une fois que ce sera fait, on pourra se concentrer sur l'avenir. "Je ne suis pas Madame Soleil" Si l'équipe de France s'en sort ce week-end, cela voudra sans doute dire que Gilles Simon aura ouvert son compteur en Coupe Davis. C'est important pour lui, est-ce la clé de cette rencontre ? De toute évidence, oui. Aujourd'hui, c'est le leader de cette équipe, le joueur le mieux classé. On attend tous beaucoup de lui sur ses deux matches en simple. Quand on est le mieux classé, on est le joueur qui doit rapporter les points. Mais les autres garçons qui composent l'équipe auront également un rôle très important à jouer. On connaît les données du problème. A nous d'être bon sur le terrain. Jérémy Chardy connaît un début de saison compliqué. Il n'a pas encore gagné un match cette année, ni même un set. Dans quel état d'esprit l'avez-vous récupéré ? Jérémy est un garçon qui a beaucoup de talent. Il a fait partie de cette équipe à plusieurs reprises. Il connaît donc son fonctionnement. C'est un garçon très facile à vivre, qui s'est très bien intégré dans le groupe, et qui aime beaucoup la Coupe Davis. Maintenant, si vous faites allusion à ses dernières performances, il n'a pas forcément eu les résultats qu'il espérait. Donc, au niveau de la confiance, c'est un petit handicap. Mais il est quand même 50e mondial (NDLR : 55e), il a gagné des matches importants sur terre battue, même des tournois, notamment celui de Stuttgart en 2009. Il est jeune. Il va être capable de hausser son niveau de jeu, et de nous montrer son meilleur visage. Quand on regarde les autres joueurs français, on se rend compte qu'ils ont aussi connu des moments difficiles. Je pense à Julien Benneteau, ou encore à Michaël Llodra, qui a très bien joué l'année dernière, mais qui a quitté la compétition à Belgrade sur une défaite forcément dure à avaler. Mais, malgré tout cela, je crois qu'ils seront capables de jouer un très bon tennis. Est-ce que cela sera suffisant ? Je ne suis pas Madame Soleil, je ne peux pas vous prédire les scores, mais je suis convaincu que tous ensemble, on va être capable de donner du fil à retordre à cette équipe autrichienne.