Forget: "Il faut se méfier"

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Forget: "Il faut se méfier"
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Battue le week-end dernier par l'Espagne en demi-finales de la Coupe Davis, l'équipe de France connaît déjà son adversaire pour la campagne 2012. Au premier tour (du 10 au 12 février), les Bleus de Guy Forget se rendront au Canada. Avec Milos Raonic en simple et Daniel Nestor en double, les Canadiens sont pris au sérieux par le capitaine tricolore. En cas de victoire, ce sera les Etats-Unis ou la Suisse en quarts.

Battue le week-end dernier par l'Espagne en demi-finales de la Coupe Davis, l'équipe de France connaît déjà son adversaire pour la campagne 2012. Au premier tour (du 10 au 12 février), les Bleus de Guy Forget se rendront au Canada. Avec Milos Raonic en simple et Daniel Nestor en double, les Canadiens sont pris au sérieux par le capitaine tricolore. En cas de victoire, ce sera les Etats-Unis ou la Suisse en quarts. Guy, que vous inspire ce premier tour ? Ce n'est pas le pire tirage mais ce n'est pas le plus simple non plus. Milos Raonic est, aujourd'hui, un joueur qui est proche de la vingtième place mondiale, c'est un gros gabarit. Il est très dangereux sur surface plutôt rapide. Il y a aussi dans cette équipe Daniel Nestor, qui est l'un des meilleurs joueurs du monde en double. Les rencontres à l'extérieur ne sont jamais simples. C'est une rencontre à prendre au sérieux parce tout va très vite. Ces joueurs-là, en confiance devant leur public, vont avoir envie de montrer ce qu'ils ont dans les bras. Il faut se méfier de cette équipe. La dernière et seule rencontre face au Canada remonte à l'année 1966. L'équipe de France s'était imposée 5-0... Cela remonte à tellement longtemps que cela ne veut plus rien dire. Par contre, le fait de jouer à domicile ou à l'extérieur, on l'a bien vu contre l'Espagne, est quelque chose qui n'est pas anodin, même contre une équipe qui est moins forte que nous sur le papier. C'est forcément plus difficile que si on avait dû affronter cette même équipe à la maison. On va donc prendre cette rencontre au sérieux. En sachant que Raonic, dans un bon jour, peut faire mal à tous les joueurs français. Le double sera très important car ils ont un joueur qui est un spécialiste de la discipline avec Daniel Nestor. C'est un double qui va être dangereux. Allez-vous fixer un objectif à vos joueurs pour cette nouvelle campagne ? Nous avons atteint la finale en 2010 et les demi-finales en 2011. On finit à chaque fois dans les deux ou les quatre meilleures équipes du monde. C'est normal que l'on soit ambitieux. Il faut mettre le curseur assez haut. Cela ne sert à rien non plus de regarder le tableau jusqu'en finale car on ne sait jamais ce qui peut se passer. Il peut y avoir des surprises pendant cette épreuve. Mais cette équipe du Canada, il faudra s'en méfier, la manoeuvrer et ne pas se faire surprendre chez elle. En cas de victoire vous avez la perspective d'affronter le vainqueur de la rencontre entre les Etats-Unis et la Suisse en quart de finale. Ce ne sera pas facile... On aura l'avantage de recevoir. Je pense que sur le papier, la Suisse sera favorite face aux Etats-Unis. Ce sera un déplacement périlleux pour les Américains car les Suisses vont sans doute choisir la terre battue ou une surface relativement lente. Ils vont se méfier de Roddick, Fish, des frères Bryan qui servent très forts, et des garçons comme Isner et Querrey. Ce sera, là encore, une rencontre passionnante qu'on suivra du coin de l'oeil. Nous aussi, on aurait pu jouer la Suisse au premier tour, ce qui aurait très difficile. On aime bien jouer une équipe un petit peu plus faible sur le papier parce qu'il y a toujours le spectre d'un match de barrages quand on se fait surprendre sur un premier tour. Si on imagine que la Suisse arrive à battre les Etats-Unis, les USA devront disputer un match de barrage. C'est incroyable ! Il n'est donc pas impossible, si la logique est respectée, que l'on assiste à un France-Suisse en quart de finale. Mais d'ici là, il peut se passer plein de choses. On ne va pas mettre la charrue avant les boeufs.