Footballeurs au chômage

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Footballeurs au chômage
Les footballeurs sans club sont de plus en plus nombreux en France@ MONTAGE REUTERS
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FOOT - Ils sont sans club, au chômage et ils sont de plus en plus nombreux.

Fini l’époque des footballeurs rois. Les clubs n’ont pas été épargnés pas la crise économique. Le marché des transferts, le fameux mercato, a été très frileux cet été. Résultat, de nombreux joueurs sont obligés de pointer au Pôle Emploi.

Le nombre de joueurs pro au chômage est en augmentation cette année selon l'Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP). 163 footballeurs sont actuellement à la recherche d’un club. C’est le cas d’Olivier Kapo, l’ancien joueur de l’AJ Auxerre. Passé également par la Juventus de Turin et appelé plusieurs fois en équipe de France (9 sélections), il est aujourd’hui sur le carreau.

Financièrement, ce n’est pas non plus la misère. Les joueurs professionnels perçoivent le chômage comme n’importe quel salarié. La plupart des footballeurs-chômeurs touchent 6.000 euros, ce qui correspond au plafond du chômage. Plus compliqué à gérer : le retour à la vie normale. Et sur ce paramètre, le constat d’Olivier Kapo, qui témoigne sur Europe 1, est assez alarmant : "avant, quand je me levais le matin, j’allais à l’entraînement. Maintenant je me lève, je vais juste travailler avec un préparateur physique, histoire de garder la forme".

Olivier Kapo jouait encore la saison dernière à Boulogne-sur-mer :

Certaines stars du passé sont revenues en France pour finir leur carrière. Mais les Robert Pirès, Olivier Dacourt et autre Peter Luccin ont rapidement déchanté. Aucun club de Ligue 1 n’était preneur. Même constat pour des tauliers de Ligue 1. Des joueurs qui ont pourtant fait leur preuve dans des grands clubs mais qui n’intéressent plus grand monde. David Jemmali et Franck Jurietti en ont fait l’expérience.

Le nombre de chômeurs dans le football est en augmentation de 10 à 20% par rapport à l'année dernière. La crise économique est bien évidemment responsable mais ce n’est pas le seul facteur. "Trop de jeunes joueurs sortent des centres de formations", indique René Charrier, vice-président de l’UNFP. Et de conclure : "il faut resserrer la formation et privilégier la qualité à la quantité".