Flessel: "Plaisir, passion et performance"

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Flessel: "Plaisir, passion et performance"
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ESCRIME: La guêpe est de retour ! Laura Flessel disputera en effet les prochains Championnats du monde d'escrime en Turquie.

La guêpe est de retour ! Et elle tentera de jouer un mauvais tour à ses adversaires, à l'occasion des Championnats du monde d'escrime, à Antalya, en Turquie (du 30 septembre au 8 octobre 2009). De nouveaux Mondiaux que Laura Flessel aborde avec trois mots à la bouche: plaisir, passion et performance. En attendant ceux de Paris, au Grand Palais, l'année prochaine.Laura, on ne vous demande pas vos objectifs sur ces Mondiaux ?Je n'en ai pas (rires)! Après les Jeux Olympiques de Pékin, êtes-vous repartie avec la même envie ?J'essaye de ne pas penser à mon quatrième "P", le Grand Palais. J'ai une règle des trois "P": plaisir, passion et performance. Je reste dans cette logique et je rajouterai le quatrième "P" de Palais après Antalya. L'année post-olympique est assez bâtarde parce qu'on essaye de repartir, de réfléchir à ce qui a marché, à ce qui n'a pas marché. Par exemple, au niveau du travail, on a tenté de répondre à des petits points d'interrogations pour me permettre de repartir. Et puis, c'est une année plus difficile quand on n'obtient pas de médaille. C'était la première fois pour moi donc, même avec l'expérience, cela fait très mal.Par contre, cette année à Plovdiv, vous avez décroché la médaille de bronze aux Championnats d'Europe...Le premier objectif était Plovdiv, le deuxième, pour savoir s'il y a une suite, est Antalya. C'est vrai que tout au long de la saison, mon ambition était de remonter dans le quatuor mondial. Aujourd'hui, je suis cinquième mais je respecte à peu près la trame que l'on s'était fixée pour arriver à Antalya. A Plovdiv, j'ai eu une médaille donc cela consolide le travail, donne de l'oxygène et de l'espoir. Surtout, on se positionne pour Antalya, cela marque les esprits ! Il faut savoir que l'escrime mondiale représente, tout de même, à 80% les championnats d'Europe."Monter sur la plus haute marche du podium"Vous affirmez avoir travaillé des petites choses cette saison. Davantage d'un point de vue technique ou d'organisation de votre vie ?C'est tout ! C'est-à-dire que lorsque cela ne marche pas, il faut se repositionner et s'atteler à savoir ce qui pourrait être agrémenté, ce qui va être modifié, ce qui devrait être annulé. Il s'agit d'une remise en question. Parce que quand on travaille, on bosse sur des olympiades et on essaye de minimiser les risques et optimiser ce qui peut encore être amélioré.Justement qu'est-ce qui n'a pas fonctionné en Chine ?Je ne dirais pas tout (rires) ! Mais j'ai tout intérêt à garder mon groupe de travail et à cultiver ma passion. Est-ce que, au-delà votre troisième place à Plovdiv, vous cherchez à valider tout ce que vous faites cette année sur chaque compétition ?L'objectif était de rentrer dans le Top 4, je suis cinquième. Il fallait remonter, être présente sur l'ensemble des coupes du monde. Bon, les deux premières filles étaient intouchables puisqu'elles ont fait le plein de points aux Jeux Olympiques et ont réalisé une très belle saison. Elles étaient irrattrapables mais, justement ce qui est intéressant, c'est de se donner des challenges, d'aller titiller les meilleures, monter qu'on est encore là sur les grands évènements. Cela faisait un moment que je restais au bas des podiums, donc le retrouver est déjà une première étape. La deuxième, c'est monter sur la plus haute marche. "Je ne compte pas le nombre de Championnats du monde que j'ai disputé"En Turquie, vous allez retrouver l'épreuve par équipes sur un grand évènement. Est-ce que cela vous fait du bien ?On a eu les Championnats d'Europe par équipes. C'était une autre composition mais, oui, j'affectionne les épreuves par équipes. On va essayer de partir une troisième fois d'affilée pour conquérir l'or ! Lorsque que l'on regarde bien, on a quasiment la même équipe en ayant une quatrième escrimeuse aussi forte que celle qui était là l'année dernière, voir même plus forte parce que c'est une coéquipière de club.Après dix Championnats du monde, testez-vous encore de nouvelles choses ? Déjà, je ne compte pas le nombre de Championnats du monde que j'ai disputé, j'essaye d'oublier. Sinon, oui, on essaye de rechercher le 1% de chance qui permettra de basculer le résultat. Aujourd'hui, j'ai envie de me dire à Antalya il fait beau, je suis insulaire, peut-être que ce sera le 1% de chance qui me permettra de gagner (rires) ! Et puis ma fille a huit ans, elle attend la médaille. Cette dernière me met encore plus la pression, mais c'est un réel bonheur !