Feu vert pour Robert !

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Feu vert pour Robert !
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Première sensation à Roland-Garros et elle est l'oeuvre d'un Français. Stéphane Robert, sorti des qualifications, a réussi l'exploit de battre au premier tour le Tchèque Tomas Berdych, demi-finaliste l'année dernière. Mené deux sets à zéro, le Français, qui vient de fêter ses 31 ans, s'est accroché pour finalement s'imposer en cinq manches (3-6, 3-6, 6-2, 6-2, 9-7). Gaël Monfils est également passé, pas Michael Llodra.

Première sensation à Roland-Garros et elle est l'oeuvre d'un Français. Stéphane Robert, sorti des qualifications, a réussi l'exploit de battre au premier tour le Tchèque Tomas Berdych, demi-finaliste l'année dernière. Mené deux sets à zéro, le Français, qui vient de fêter ses 31 ans, s'est accroché pour finalement s'imposer en cinq manches (3-6, 3-6, 6-2, 6-2, 9-7). Gaël Monfils est également passé, pas Michael Llodra. Et aussi: Bartoli: "Je fais avec la douleur" Gasquet, le pied romain Federer en bon gestionnaire Rezaï, comme une ombre Rezaï: "Chercher la sérénité" Del Potro: "Je dois récupérer" Des 21 Français présents dans le tableau messieurs des Internationaux de France, Stéphane Robert était l'un des moins attendus. D'une part parce que l'intéressé n'avait guère qu'une victoire à Chennai à faire valoir cette saison sur le circuit professionnel. D'autre part parce qu'il était confronté ce lundi à Tomas Berdych, n°6 mondial et demi-finaliste ici-même la saison dernière. Pourtant le Montargois, issu des qualifications, a fait mieux que résister pour sa troisième apparition dans le tableau final de la Porte d'Auteuil... A la surprise générale, celui qui pointe aujourd'hui au 140e rang du classement ATP s'est offert le tout premier Top 10 de sa carrière, ralliant du même coup le deuxième tour à Roland-Garros - là encore une première. Une performance majeure qu'il n'avait accomplie qu'une fois par le passé: à l'Open d'Australie 2010 aux dépens de l'Italien Potito Starace. C'est dire si Stéphane Robert a surpris son monde, à commencer par lui-même, sur le court n°2. "A la fin du match, je ne comprenais même plus ce qu'il se passait, je jouais extrêmement bien mais je ne calculais rien", avouait-il incrédule à l'issue de la partie. Rapidement mené deux sets à zéro dans ce match (3-6, 3-6), le Français a su profiter d'une incroyable baisse de régime du Tchèque pour renverser la vapeur dans les deux manches suivantes (6-2, 6-2), avant de tenir la dragée haute à un adversaire piqué au vif pour finalement le pousser à bout. Généreux dans l'échange - ces 62 coups gagnants (services inclus) pour 42 fautes en témoignent - en état de grâce et insolent de réussite dans son flirt avec les lignes, Stéphane Robert a ainsi conclu les débats après 3h30 d'un âpre combat, et pas moins de 16 jeux dans le cinquième et dernier acte (9-7). Place désormais à l'Italien Fabio Fognini, dans une partie de tableau nettement dégagée désormais... Monfils continue, pas Llodra Bien plus attendu que ne l'était Stéphane Robert, Gaël Monfils, lui, n'a pas performé mais a eu au moins le mérite de tenir son rang. Face au 145e joueur mondial, l'Allemand Bjorn Phau, le Francilien, tête de série n°9, a lâché le premier set avant de s'affirmer pour s'imposer en quatre actes (4-6, 6-3, 7-5, 6-0). Avec seulement 54% de premières balles passées face à un adversaire qui n'a jamais franchi le premier écueil des Internationaux de France, le n°1 tricolore devra toutefois se montrer plus convaincant s'il veut à nouveau goûter au dernier carré suprême de la terre battue, comme en 2008. Ce dès le deuxième tour face à Guillaume Rufin. Le deuxième tour, Michaël Llodra et Florent Serra, eux, n'en seront pas. Pour la troisième année consécutive, le premier a failli d'entrée, sorti par le Belge Steve Darcis, modeste 135e à l'ATP, devenant ainsi la seconde tête de série du tournoi à sombrer (n°22), après Tomas Berdych (6-7, 6-3, 6-3, 6-3). Florent Serra de son côté a subi la loi du Russe Igor Andreev, en trois petites manches (6-4, 6-1, 6-3), laissant ainsi à ce dernier le soin d'affronter Jo-Wilfried Tsonga au prochain palier. Même punition pour Benoît Paire, qui a néanmoins pris un set au Roumain Victor Hanescu (7-5, 4-6, 6-1, 7-6), lequel a dorénavant rendez-vous avec l'ogre Novak Djokovic. Enfin chez les dames, Iryna Brémond et Stéphanie Foretz Gacon, toutes deux bénéficiaires d'une wild card, ont connu des fortunes diverses. L'une a pris le meilleur sur la Russe Evgeniya Rodina, après 2h40 d'explications (6-3, 4-6, 8-6). L'autre s'est inclinée devant la qualifiée britannique Heather Watson (7-6, 6-1).