Ferrer peut-il le faire ?

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Ferrer peut-il le faire ?
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Andy Murray lui a montré comment s'y prendre, la veille, pour inquiéter Rafael Nadal sur terre battue. Mais David Ferrer, qui n'a perdu que 17 jeux sur la route de la finale de Monte-Carlo, a-t-il les armes pour se défaire de son illustre compatriote dimanche en finale du Masters 1000 monégasque ? Le n°1 mondial vise lui son septième sacre consécutif en Principauté.

Andy Murray lui a montré comment s'y prendre, la veille, pour inquiéter Rafael Nadal sur terre battue. Mais David Ferrer, qui n'a perdu que 17 jeux sur la route de la finale de Monte-Carlo, a-t-il les armes pour se défaire de son illustre compatriote dimanche en finale du Masters 1000 monégasque ? Le n°1 mondial vise lui son septième sacre consécutif en Principauté. David Ferrer a déjà battu Rafael Nadal sur terre battue, mais c'était en 2004 lors de la première de leurs quinze confrontations chez les professionnels. A l'époque, à Stuttgart, il avait dû sortir le grand jeu (6-3, 6-7, 7-5) pour ramener à la raison un jeune gaucher de 17 ans déjà très coriace. Depuis, le Majorquin a eu l'occasion de prendre sa revanche, il mène 11 à 4 dans leur face-à-face et 8 à 1 sur la surface lente, la préférée des deux protagonistes. Pas besoin de s'étaler pour préciser que la tâche qui s'annonce pour Ferrer, dimanche à Monte-Carlo, sera très ardue. Excellent joueur de terre battue, sur laquelle il a remporté sept de ses onze titres ATP dont un cette saison à Acapulco (un autre sur le ciment d'Auckland en janvier, ndlr), "Fer" a connu, de loin, le parcours le plus tranquille pour accéder à la finale du Masters 1000 monégasque. Contre Felicano Lopez, Milos Raonic, Viktor Troicki et Jürgen Melzer, il n'a abandonné en route que 17 jeux. Face à l'Autrichien samedi après-midi, Ferrer n'a passé qu'une heure et dix-huit minutes sur le court quand Nadal, chahuté par Andy Murray, est resté trois heures sous le soleil pour rejoindre les vestiaires quatre heures après que son futur adversaire. La fraîcheur pourrait donc bien être du coté de l'outsider, même si tout le monde connaît les qualités physiques du n°1 mondial. Aussi, Ferrer a pu observer d'un oeil intéressé une bonne partie de la demi-finale de Nadal, lequel a bataillé dur au point de lâcher un set, fait rare sur l'ocre pour le joueur de Manacor. Il a dû constater que les balles parfois sans trop de consistance mais profondes de l'Ecossais ont considérablement gêné le sextuple tenant du titre. Seulement, le jeu du n°6 mondial est à des années lumières de celui du Britannique. Très nerveux et pas très patient, Ferrer aime dicter l'échange grâce à une prise balle assez précoce. Mais prendre "Rafa " de vitesse sur la surface la plus lente du circuit demeure une chose très compliquée voire impossible. Il se souvient notamment de sa défaite concédée face à son compatriote l'an dernier à Rome (7-5, 6-2) lors de sa seule finale dans un Masters 1000 disputée jusque-là.