Ferrer, l'homme de fer

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Ferrer, l'homme de fer
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Avant le Masters de Londres, la rédaction dresse le portrait des huit qualifiés. Joueur le mieux classé derrière les quatre intouchables, David Ferrer a réussi une saison pleine, prouvant s'il en avait encore besoin qu'il n'est pas qu'un spécialiste de terre battue. L'Espagnol disputera à Londres son troisième tournoi des maîtres. Finaliste en 2007, il était passé au travers l'an dernier.

Avant le Masters de Londres, la rédaction dresse le portrait des huit qualifiés. Joueur le mieux classé derrière les quatre intouchables, David Ferrer a réussi une saison pleine, prouvant s'il en avait encore besoin qu'il n'est pas qu'un spécialiste de terre battue. L'Espagnol disputera à Londres son troisième tournoi des maîtres. Finaliste en 2007, il était passé au travers l'an dernier. Il n'est pas le joueur le plus médiatique, mais David Ferrer impose le respect. De loin le plus petit par la taille des membres du top 10 mondial - il mesure 1,75 m - l'Espagnol sort d'une saison faste qui l'a vu atteindre la 5e place mondiale, derrière le quatuor infernal (Djokovic-Nadal-Murray-Federer). "Cette année a été très bonne. Peut-être la meilleure de ma carrière, signale-t-il sur le site de l'ATP. J'ai gagné beaucoup de matchs et j'ai été très régulier." A 29 ans, la "mobylette", surnommé ainsi pour souligner la rapidité de son jeu de jambes, semble avoir atteint sa plénitude en 2011. Il a enrichi son palmarès de deux titres supplémentaires (Auckland, Acapulco), portant son total à 11, et a atteint quatre autres finales, dont deux en Masters 1000 (Monte-Carlo, Shanghai). Régulier en Grand Chelem, où il n'a pas perdu avant les huitièmes de finale, pour une pointe en demi-finales à Melbourne, Ferrer a démontré tout au long de la saison qu'il n'est pas un joueur banal dès qu'il n'a pas de la terre battue sous les baskets. Une capacité dont il avait déjà fait preuve par le passé mais sa réputation de terrien, doublée à sa sous-médiatisation, en font souvent un joueur au rabais. Rarement blessé, l'Ibère est un véritable homme de fer. Avant de débarquer à Londres, il a déjà disputé 73 matches, répartis en 19 tournois et deux rencontres de Coupe Davis. Il sera d'ailleurs un titulaire indiscutable lors de la finale de Séville face à l'Argentine début décembre. Dans la capitale anglaise, Ferrer participera à son troisième Masters. Pour son premier, en 2007 à Shanghai, il avait frôlé le coup de maître. Tombeur en poule de Djokovic, Nadal et Gasquet, puis vainqueur de Roddick en demie, l'Espagnol n'avait capitulé que devant Federer en finale. Sa campagne londonienne l'an dernier s'était révélée bien moins fructueuse. Trois défaites avaient mis fin à sa saison. Positionné cette fois dans un groupe très homogène, avec Djokovic, Murray, contre lequel il débutera lundi, et Berdych, le n°5 mondial n'aura pas grand-chose à perdre, tant nombreux sont ceux qui le voient vite rentrer à la maison.