Fernandez: "Nantes, je connais"

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Fernandez: "Nantes, je connais"
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Après une première rencontre parfaitement maîtrisée contre la Tunisie (31-20) à Chambéry jeudi, l'équipe de France retrouve ces mêmes Tunisiens, samedi, à Nantes, pour une nouvelle rencontre amicale. Un match forcément un peu particulier pour le capitaine des Experts, Jérôme Fernandez, annoncé avec insistance dans la cité des Ducs la saison prochaine. L'intéressé ne dément pas. Au contraire.

Après une première rencontre parfaitement maîtrisée contre la Tunisie (31-20) à Chambéry jeudi, l'équipe de France retrouve ces mêmes Tunisiens, samedi, à Nantes, pour une nouvelle rencontre amicale. Un match forcément un peu particulier pour le capitaine des Experts, Jérôme Fernandez, annoncé avec insistance dans la cité des Ducs la saison prochaine. L'intéressé ne dément pas. Au contraire. Quel est le but de cette semaine, et de ces deux matches contre la Tunisie ? Se retrouver. Ce qui important, c'est que le staff voie les joueurs, leur état physique et psychologique, de faire le bilan sur le début de saison en club... Et à l'entraînement, même si on ne s'entraîne pas autant qu'avant, retrouver quelques automatismes au niveau du handball et pouvoir commencer à préparer certaines choses pour le Mondial en Suède. Rien qu'être ensemble est déjà important. Avec la bonne ambiance qui règne, il y a un cercle positif autour de cette équipe. C'est ça qu'il faut essayer de pérenniser. Ça permet à chaque individu de se sentir à l'aise, et de donner le meilleur de soi-même, et que l'équipe soit la plus performante possible. C'est ce qui fait la régularité de l'équipe de France ? Exactement. Et c'est ça qui donne un plus par rapport aux autres nations qui, sur le papier, ont au moins un 7 équivalent au nôtre mais qui, par la fatigue ou le manque d'expérience et de rotation, n'arrivent pas à être aussi constantes que nous. Est-ce qu'on peut perdre ? Bien sûr. Et ce ne sera pas un drame. Les trois dernières compétitions ont été fabuleuses, on a réalisé quelque chose d'historique. Et maintenant, même si on n'a pas forcément envie de laisser des compétitions de côté, on est tourné vers Londres. Notre objectif principal, c'est de rééditer notre titre olympique. On veut préparer 2010, mais aussi l'après 2012, car il y aura certainement quelques joueurs qui partiront à la retraite. Il faut préparer la relève. On a beaucoup parlé des blessures, notamment de Narcisse, Guigou ou Karabatic. Vous avez l'impression que c'est pire qu'avant ? Non. J'ai toujours eu souvenir de voir des joueurs touchés à cette période-là, en octobre-novembre. Ça casse un petit peu, mais, à part Daniel (Narcisse, rupture des ligaments croisés) qui n'a pas eu de chance, ce sont des coups qui se résorbent en deux ou trois semaines. Seulement, ça arrive juste avant d'aller en équipe de France, et les mecs ne peuvent pas trop tirer sur la mécanique. Moi, j'ai eu une béquille contre Barcelone avec Kiel, il y a trois semaines. Ça m'a gêné, mais aujourd'hui ça va. On vous dit tout proche d'un accord avec Nantes pour la saison prochaine... On a repris contact il y a deux semaines. On avait déjà beaucoup parlé au mois de janvier. J'avais eu une discussion très intéressante avec le coach, le manager, le président, par rapport à mes envies de reconversion, et à ce qu'ils voyaient en moi. Sur le fond et la forme, on est d'accord. Il nous reste juste à nous mettre d'accord sur le contrat et l'aspect financier. Après, d'autres clubs comme Paris et Toulouse ont de gros projets. Cela se jouera entre ces trois clubs. Il s'agirait d'un contrat avec reconversion ? Voila, je jouerai tant que je peux. Je pense pouvoir jouer jusqu'en 2016, pour faire les Jeux de Rio, voire 2017. Dans le championnat de France, cela me parait jouable. Et puis je veux en profiter un maximum, même si je ne suis pas à l'abri d'un accident. Après, quand le temps sera venu, je passerai entraîneur, ou directeur sportif. Vous allez pouvoir prendre contact avec le public nantais... Oui même si je le connais déjà. On avait évolué à Nantes, en poules, au Mondial 2001, et ça avait été fabuleux. Une ambiance extraordinaire. Je me rappellerai toujours de la Marseillaise contre la Yougoslavie qui avait été fabuleuse, et qui nous avait permis de faire un match extraordinaire. C'était le match référence qui nous avait donné confiance pour aller au bout.