Fernandez: "Déçu par mes performances"

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Fernandez: "Déçu par mes performances"
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Désormais pleinement engagé dans le projet du Fenix Toulouse Handball, Jérôme Fernandez revient sur le début de saison moyen de son équipe. Pour le capitaine des Bleus, qui a encore du mal à trouver sa place sur le terrain, le groupe toulousain manque encore de constance à l'extérieur. L'ancien Barcelonais espère désormais lancer une belle série, dès mercredi face à Paris, dans le cadre de la 6e journée du championnat.

Désormais pleinement engagé dans le projet du Fenix Toulouse Handball, Jérôme Fernandez revient sur le début de saison moyen de son équipe. Pour le capitaine des Bleus, qui a encore du mal à trouver sa place sur le terrain, le groupe toulousain manque encore de constance à l'extérieur. L'ancien Barcelonais espère désormais lancer une belle série, dès mercredi face à Paris, dans le cadre de la 6e journée du championnat. Jérôme, quel bilan tirez-vous de ces cinq premiers matches ? Mitigé. On a eu un début de saison difficile, avec la réception de Montpellier (28-37), et un déplacement à Ivry (26-32), où l'on n'était pas forcément prêt à aller gagner à l'extérieur. Après, on a eu deux matches à domicile qui nous ont permis de remporter deux victoires, et prendre des points importants (face à Créteil et Istres, ndlr). Ça nous a permis de prendre de la confiance. Face à Nîmes (23-25), on a été plutôt content, mais on a 10 minutes de flottement en début de deuxième période qui nous font perdre le match. Mais c'est le début de l'aventure avec ce groupe, et je pense qu'on est sur le bon chemin, même s'il y a encore beaucoup de choses à travailler pour gagner des points à l'extérieur, et peut-être viser cette quatrième place. Que manque-t-il encore à Toulouse pour aller gagner ces matches à l'extérieur ? Il y a plusieurs choses. Il y a la régularité, qu'on est en train d'acquérir en défense. Mais je crois surtout que cette équipe n'a pas l'habitude de l'exigence du très haut niveau pour aller gagner les matches à l'extérieur et viser le haut du tableau. Tout ça il faut que ça vienne. Nous ce qu'on veut, c'est gagner face à Paris et reprendre notre marche en avant. Ensuite, nous allons à Tremblay, et pourquoi ne pas aller gagner là-bas, puisque Tremblay est un peu comme nous, ils gagnent à domicile, et ont du mal à l'extérieur. Ces deux matches sont-ils des matches charnières pour vous, pour savoir si vous allez jouer dans le haut ou dans le bas de tableau ? Exactement. On peut voir que c'est très difficile d'aller gagner à l'extérieur, à part pour les trois premières équipes qui sont capables de le faire, les autres ont déjà perdu beaucoup de points. Du coup, à chaque fois que l'on sera capable de réussir un résultat en déplacement, ça nous permettra de prendre des points sur nos concurrents directs. Si on le fait rapidement, ça nous permettra déjà de nous éloigner du peloton qui est en train de se former et qui va se battre pour ne pas descendre. Ça nous permettra ensuite de nous placer dans les 5-10 premiers, avant une deuxième partie de saison où l'on aura peut-être quelque chose à jouer. "J'ai envie que ce soit le collectif qui gagne les matches" A quoi vous attendez-vous face à Paris ? Paris c'est une équipe avec de jeunes joueurs talentueux, et également des joueurs d'expérience, avec notamment les deux Slovènes qu'ils ont recruté. Ils ont également Patrice Annonay dans le but, qui a beaucoup d'expérience. Il est capable, comme il l'a fait contre Nantes, de faire de très bons matches. Ça va donner un match un petit peu comme le match face à Istres, où Paris vient un peu sans pression, et ils vont jouer leur carte à fond. Pour nous, ça va être difficile de gagner ce match, car on n'est pas encore assez serein pour battre facilement une équipe comme Paris. D'un point de vue personnel, quelles sont vos sensations depuis le début de saison ? Je suis plutôt déçu de mes performances individuelles. Depuis le début de la saison, je manque notamment d'efficacité au niveau du tir. En revanche, je me sens de mieux en mieux dans ce collectif. Lors de la fin de saison dernière, j'avais plutôt tendance à jouer tout seul car le groupe avait besoin de points et moi je n'avais pas eu le temps de m'intégrer. Là, j'ai envie que ça soit le collectif qui gagne les matches, et s'installe dans le haut du tableau. Du coup, à trop vouloir penser collectivement, j'en perds un petit peu mon jeu individuel, et j'ai moins d'efficacité. Avez-vous trouvé votre rôle sur le terrain ? Le problème c'est que jusqu'à début octobre, je n'avais pas de rôle fixe, car Daniel Andjelkovic était encore blessé. J'étais baladé entre le poste de demi-centre et celui d'arrière gauche, et je me sens plus à l'aise sur le poste d'arrière gauche. Et là, face à Nîmes, j'ai même joué arrière droit parce que Salva Puig était malade. C'est difficile de prendre des repères avec des nouveaux coéquipiers quand on va de poste en poste. Mais à chaque fois j'essaie de donner le meilleur de moi-même pour qu'on gagne. Pour finir, vous allez retrouver les Bleus début novembre, pour deux matches amicaux face à la Slovaquie, est-ce une petite parenthèse qui fait toujours du bien ? Oui, notamment en novembre, où c'est toujours sympa. Les gars viennent de commencer la saison avec leur club, ou leur nouveau club. On a toujours plein d'anecdotes à se raconter, et finalement on n'a même pas assez de temps à passer ensemble pour tout raconter (rires). Pour les matches, ce sont toujours des matches sympas à jouer pour nous car c'est un adversaire de qualité, même s'il est inférieur à nous. Ça va nous permettre de faire un beau spectacle devant notre public, et ce n'est pas tout le temps qu'on a la chance de jouer en France. Là ça sera vraiment un moment de communion avec le public.