Féret: "Il faut être exigeant"

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Féret: "Il faut être exigeant"
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Éliminé par Le Mans, mercredi, en Coupe de la Ligue, Rennes retrouve le chemin de la Ligue 1 dimanche, avec un déplacement à Toulouse dans le cadre de la 12e journée. Auteur de trois buts et autant de passes décisives en Championnat cette saison, Julien Féret présente cette rencontre entre deux formations qui, selon lui, se rapprochent. Le milieu rennais évoque également l'équipe de France et la Ligue Europa. Entretien.

Éliminé par Le Mans, mercredi, en Coupe de la Ligue, Rennes retrouve le chemin de la Ligue 1 dimanche, avec un déplacement à Toulouse dans le cadre de la 12e journée. Auteur de trois buts et autant de passes décisives en Championnat cette saison, Julien Féret présente cette rencontre entre deux formations qui, selon lui, se rapprochent. Le milieu rennais évoque également l'équipe de France et la Ligue Europa. Entretien. Julien, tout d'abord, pouvez-vous revenir sur votre élimination en Coupe de la Ligue mercredi, au Mans ? C'est une petite surprise, parce qu'on est un club de Ligue 1 et que, hiérarchiquement, on était plus haut que cette équipe du Mans. Il faut féliciter aussi les joueurs du Mans qui ont joué chèrement leur peau et qui ont réussi à nous amener jusqu'aux penalties. Après, ils ont fait la différence. Vous n'étiez pas motivés, comme l'a laissé entendre Frédéric Antonetti ? Je ne pense pas que ça soit une baisse de motivation. Tout simplement, ils avaient une motivation plus forte que la notre. Ils étaient peut-être plus déterminés à aller loin dans le match et à nous pousser vraiment à aller jusqu'au bout, jusqu'à la séance de penalties. Après, je ne pense pas que la motivation était absente du côté du Stade Rennais. Certes, on n'a pas fait un très bon match, mais on a eu des occasions, on aurait pu mettre ce but qui, je pense, aurait fait la différence. Mais, on a manqué d'efficacité et, comme je l'ai dit avant, Le Mans a joué chèrement sa peau jusqu'au bout. Ils ont été récompensés aux penalties. Venons-en à la Ligue 1: vous allez à Toulouse, dimanche. Cela tombe bien, vous réussissez pas mal à l'extérieur (4 victoires, 2 défaites)... On a la même philosophie, que ce soit à domicile ou à l'extérieur, de jouer notre jeu. Un jeu qui est fait avec le ballon, on essaye de vraiment prendre la possession du ballon, de faire des actions placées et de mettre en danger l'adversaire. Après, les équipes qui jouent à domicile, chez elles, sont forcément un petit peu plus haut sur le terrain, elles laissent peut-être un peu plus d'espaces et on en profite. Je pense que c'est ça, surtout, qui fait que Rennes réussit plutôt bien à l'extérieur. Quel regard portez-vous sur le TFC ? On voit que c'est une équipe qui se rapproche un peu de la nôtre. Avec un effectif assez jeune, complet, qui a de bons éléments individuels, qui est un peu dans la même optique que nous, c'est-à-dire de jouer la première partie du classement, le haut de tableau, et, après, d'essayer de tirer son épingle du jeu, de rester collé au groupe de tête. C'est un peu dans ça que les deux équipes se retrouvent. "Pour l'instant, je n'ai pas reçu de pré-convocation" Votre entraîneur dit de vous que vous êtes un joueur majeur de son équipe. Vous le rejoignez là-dessus ? Ils ont voulu me faire venir pour, justement, apporter ce que je savais faire, pour compléter leur jeu. C'est vrai que je suis l'un des plus anciens aussi, donc, forcément, j'ai peut-être un rôle un peu plus important qu'à Nancy. Par rapport déjà au poste où j'évolue, mais également par rapport à mon expérience et au fait que c'est ma quatrième saison maintenant en Ligue 1. Pour l'instant, je trouve que mes matches ne sont pas encore complets, mais je pense apporter quelque chose au Stade Rennais. Vous en êtes à trois buts et trois passes en onze matches. Vous auriez pu faire mieux ? J'ai manqué d'efficacité pendant certains matches, où j'ai eu l'occasion de mettre des buts, par exemple. Donc, forcément, on se dit que si à chaque match, on peut avoir des occasions et qu'on peut les mettre au fond, on peut faire mieux quand on n'est qu'à trois buts en onze matches. Il faut être exigeant avec soi-même et se dire qu'on peut toujours faire mieux. Pour l'instant, on en est là, mais je suis satisfait de la tournure que ça prend déjà cette saison. Frédéric Antonetti est-il technicien que vous appréciez ? Que je commence à apprécier, parce que ça ne fait que quatre mois que je le côtoie. J'ai tout de suite senti une envie, que ce soit de sa part ou même du club, de vraiment instaurer un style de jeu, une nouvelle philosophie dans le club pour jouer le haut de tableau. Sa démarche est appliquée tous les jours à l'entraînement puis mise en place pour les matches. Sur les quatre premiers mois que je viens d'effectuer, c'est vraiment ce sentiment-là, où on sent que tout le monde est appliqué, dont lui forcément, pour vraiment faire grandir encore le Stade Rennais. D'un point de vue personnel, avez-vous été pré-convoqué en équipe de France pour les matches face aux États-Unis et la Belgique ? Pour l'instant, je n'ai pas reçu de pré-convocation, je ne sais pas si je vais en recevoir une. Ce sera comme d'habitude: si je la reçois, j'aurai une chance d'y aller, si je ne la reçois pas, ça sera peut-être pour une autre fois. C'est toujours pareil, je la reçois quelques fois, pas d'autres. Je l'ai reçue à chaque fois depuis un an. C'est aléatoire, en général, c'est une semaine avant à peu près. On doit être dans les temps. Cela doit vous faire mal de voir votre ancien club, Nancy, seulement dix-neuvième de Ligue 1... Forcément. Je suis attentif à ce qui se passe depuis le début de saison pour eux. On les a rencontrés aussi (1-1 le 18 septembre, ndlr). C'est vrai que c'est difficile pour eux, mais je pense qu'ils ont les capacités de s'en sortir. Enfin, croyez-vous encore que Rennes peut passer la phase de poules de la Ligue Europa ? Je pense qu'il y a encore de l'espoir. Maintenant, on n'a plus le droit à l'erreur, on n'a plus de joker. Il faut y croire et aller vraiment avec un esprit de compétition à Glasgow pour encore retarder notre élimination. S'il doit y en avoir une.