Federer: "Un très haut niveau"

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Federer: "Un très haut niveau"
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Premier joueur à battre Novak Djokovic cette saison, ce vendredi lors des demi-finales de Roland-Garros (7-6, 6-3, 3-6, 7-6), Roger Federer disputera face à Rafael Nadal sa 23e finale dans une levée du Grand Chelem. Le Suisse, auteur d'une performance de haute facture, savoure ce moment même s'il répète à l'envie que le tournoi n'est pas terminé. Confiant, le Suisse croit en ses chances face à l'Espagnol qui l'a toujours battu sur la terre battue parisienne.

Premier joueur à battre Novak Djokovic cette saison, ce vendredi lors des demi-finales de Roland-Garros (7-6, 6-3, 3-6, 7-6), Roger Federer disputera face à Rafael Nadal sa 23e finale dans une levée du Grand Chelem. Le Suisse, auteur d'une performance de haute facture, savoure ce moment même s'il répète à l'envie que le tournoi n'est pas terminé. Confiant, le Suisse croit en ses chances face à l'Espagnol qui l'a toujours battu sur la terre battue parisienne. Roger, qu'est-ce que cela fait d'être le premier joueur à battre Djokovic cette année ? Je voulais faire un grand match aujourd'hui pour atteindre la finale. Je suis ravi d'avoir pu le faire. Mais je n'ai pas gagné le tournoi. Le trophée est toujours à gagner, et j'ai hâte de jouer contre Rafa qui est mon véritable rival depuis tant d'années. C'est un peu comme s'il fallait que Rafa soit toujours en finale de Roland-Garros. J'ai hâte de jouer ce match après avoir battu Novak. Est-ce le meilleur match que vous ayez joué en 2011 ? Oui, je pense. Enfin, j'espère. Parce que je crois que l'on a joué à un très haut niveau, sur une longue durée. J'ai très bien joué aujourd'hui. L'entame a été difficile puisque l'on s'est pris mutuellement notre engagement mais c'est souvent comme ça quand on joue l'un contre l'autre avec Novak. Je voulais aussi rendre ce match le plus physique que possible. Et je suis parvenu à le faire. Le gain des deux premières manches m'ont rendu fort mentalement. A la fin je savais que je devais réussir à conclure pour ne pas avoir à revenir demain. Je suis content de ne pas avoir à le faire (rires). Cela a été un très, très grand match des deux côtés. En regardant le match, certains d'entre nous se sont dit : «c'est du tennis vintage, un petit peu comme en 2008 à Wimbledon contre Nadal». Etes-vous d'accord avec cela ? Oui, mais je n'avais pas disparu non plus depuis 2008. J'ai quand même joué quelques bons matches. J'ai continué à faire des sacrifices pour conserver mon niveau de jeu, je n'étais pas en train de bronzer à la plage. Je sais que Novak avait beaucoup de pression en entrant sur le court aujourd'hui et je trouve qu'il l'a très bien gérée. Il a pratiquement poussé à ce que l'on dispute un cinquième set. C'était un plaisir de jouer contre lui. Ses résultats montrent à quel point il joue bien cette saison. En plus, aujourd'hui, on a vu comment la foule me soutient ici à Paris. C'est un très grand privilège que de vivre ces moments-là. "Je pense que j'ai une bonne chance de gagner" Est-ce qu'à un moment vous avez craint de perdre ? Non, très honnêtement, j'avais tout à fait confiance. Je savais que ce match était à ma portée, même quand j'ai perdu le troisième set. Je savais que je pouvais le battre, en tout cas c'était ce que je ressentais sur le court. Si l'on compare ce match par rapport à tous ceux que vous avez joué sur terre battue, est-il à classer dans le top 3 des plus beaux ? Oui, sachant l'importance, c'est clair que c'est l'un des matches les plus accomplis de ma carrière avec quelques autres. Je suis très fier de ma performance aujourd'hui. C'est vrai que c'était un grand match, maintenant savoir si c'est le meilleur, le deuxième ou le troisième.... L'important, c'est que j'ai réussi une grande performance contre un joueur très en forme. Cela va rester parmi les victoires les plus marquantes de ma carrière, c'est normal. Mais le tournoi n'est pas fini. Vous n'aviez plus atteint la finale d'un tournoi du Grand Chelem depuis un an et demi, lors de l'Open d'Australie en 2010. Avez-vous à un moment douté d'en rejouer une ? Non pas vraiment. Je suis passé à un point près lors de l'US Open (en demi-finale face à Djokovic, ndlr). J'ai continué à travailler dur et toujours atteint les quarts, si ce n'est pas les demies dans les Majeurs. On peut dire que c'est un nouveau pas en avant, mais si je suis déjà en finale j'aimerais la gagner maintenant. Même si je connais la difficulté à le faire contre Rafa, mais je serai prêt dimanche. Avez-vous tiré des enseignements de vos défaites concédées ici contre Nadal ? On sait très bien combien de fois il m'a battu ici à Paris. Mais je suis heureux de n'avoir jamais abandonné sous prétexte de ne pas le battre, et je n'ai jamais arrêté d'y croire. C'est sans doute pour ça que j'ai gagné Roland-Garros il y a deux ans, l'une de mes plus belles victoires. Je vais avoir une nouvelle possibilité de battre Rafa et de remporter ce trophée une deuxième fois. Je sais qu'il faudra que je joue un tennis extraordinaire, j'en suis bien conscient, mais j'ai déjà franchi une étape considérable aujourd'hui. Je pense que j'ai une bonne chance de gagner même s'il est au meilleur de sa forme. Et je vais bien me préparer pour la finale évidemment.