Federer recadre Murray

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Federer recadre Murray
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Parfois poussif contre David Ferrer dimanche, malgré un score assez large (6-1, 6-4), Roger Federer a remis les choses au point en corrigeant Andy Murray (6-4, 6-2), lors de la deuxième journée du groupe B du Masters. Sauf cataclysme face à Robin Söderling, le Suisse disputera une nouvelle fois les demi-finales. Murray, lui, devra certainement battre David Ferrer jeudi.

Parfois poussif contre David Ferrer dimanche, malgré un score assez large (6-1, 6-4), Roger Federer a remis les choses au point en corrigeant Andy Murray (6-4, 6-2), lors de la deuxième journée du groupe B du Masters. Sauf cataclysme face à Robin Söderling, le Suisse disputera une nouvelle fois les demi-finales. Murray, lui, devra certainement battre David Ferrer jeudi. Brillant vainqueur de Robin Söderling (6-2, 6-4), dimanche, lors de son entrée en lice, Andy Murray avait confié devant la presse avoir tactiquement joué à la perfection. Que pourra-t-il dire du match de Roger Federer ce mardi ? Le Suisse, bourreau préféré du n°5 mondial dans les grandes occasions, comme lors de ses deux seules finales de Grand Chelem (US Open 2008, Australie 2010), a poussé le vice jusqu'à donner une petite leçon à Andy Murray devant son public londonien (6-4, 6-2), lors du tournoi des Maîtres. Histoire d'entériner à 99%, et avec la manière, une huitième qualification pour le dernier carré, en neuf participations aux Masters. Murray, lui, en est loin. L'Ecossais, qui a décidément rendez-vous chaque année avec le Bâlois fin novembre, risque de devoir battre David Ferrer, pour éviter une deuxième élimination de rang en poules, après celle précipitée l'an passé, pour un seul petit jeu, par une défaite contre... Federer (3-6, 6-3, 6-1). En 2008, Murray avait dû batailler lors de la 3e journée pour écarter le même Federer (4-6, 7-6, 7-5), et terminer éreinté en demi-finales contre Davydenko. Tout est plus facile, quand, comme le Suisse, on peut se permettre de gagner en à peine plus d'une heure... Un Federer optimum Il n'a pas fallu attendre plus d'un jeu pour voir Federer égaler le total de balle de break (une seule) obtenue par Robin Söderling contre Murray il y a 48 heures. L'Ecossais y échappait pour ce coup-ci, mais la sentence allait tomber car le Suisse, dès l'entame, récitait ses gammes et montrait au public de l'O2 Arena qu'il maîtrise toujours tous les coups du tennis à la perfection. En ne lâchant qu'un seul petit point en trois jeux, Federer le métronome se détachait (3-1), et dès 4-2, Murray montrait des signes de dépit et tentait, pour voir, de passer d'un T-Shirt blanc à T-shirt noir. Il en fallait évidemment plus pour dérégler un Federer optimum, hormis peut-être au service. Malgré un petit 48% de premières balles (32% pour Murray !), le n°2 mondial s'adjugeait la première manche en 36 minutes (6-4). On avait pu reprocher au Suisse quelques difficultés à "tuer" le match contre Ferrer. Pas cette fois. Si Murray ne lâchera pas mentalement, l'Ecossais n'avait pas l'occasion de retrouver un semblant d'espoir dans le second set. Murray concédait le break d'entrée, puis une nouvelle fois deux jeux plus tard, quand Federer se permettait même d'user du chip and charge pour contrarier un peu plus les plans de son adversaire (0-3). A Londres, il fallait oser. Mais, le Suisse, qui a reçu avant le match le trophée de joueur préféré du public par l'ATP, pouvait se le permettre. Le peuple anglais n'a pas eu l'air de lui en tenir rigueur.