Federer: "Pas mal de regrets"

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Federer: "Pas mal de regrets"
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Forcément déçu après avoir subi sa quatrième défaite en finale de Roland-Garros face à Rafael Nadal (7-5, 7-6, 5-7, 6-1), Roger Federer, s'il admet que son adversaire a joué "de façon incroyable", regrette surtout ses "occasions manquées". Le numéro 3 mondial veut maintenant penser à l'avenir et à ce tournoi de Wimbledon qui débute dans deux semaines, son "objectif numéro un".

Forcément déçu après avoir subi sa quatrième défaite en finale de Roland-Garros face à Rafael Nadal (7-5, 7-6, 5-7, 6-1), Roger Federer, s'il admet que son adversaire a joué "de façon incroyable", regrette surtout ses "occasions manquées". Le numéro 3 mondial veut maintenant penser à l'avenir et à ce tournoi de Wimbledon qui débute dans deux semaines, son "objectif numéro un". Quels sont vos principaux regrets sur la finale d'aujourd'hui ? Les occasions manquées. Mais c'est normal. Chaque fois que je sors d'un match contre Rafa en l'ayant perdu, j'ai eu des opportunités. Il ne sert pas à 220. Il a une occasion, il fait un ace. J'ai eu beaucoup de balles de break (5/15, ndlr), avec des opportunités de bien frapper la balle. Mais je finissais par perdre l'échange. Et c'est comme cela qu'il a gagné beaucoup de points. Je ne suis pas trop triste parce que j'ai fait mon match. J'étais prêt à le gagner et au final je suis déçu. Mais ça va, même si j'ai pas mal de regrets. Vous parliez des occasions manquées. Si c'était à refaire, retenteriez-vous votre amorti sur votre première balle de set ? Je ne sais pas. Déjà il menait 40-15 et tout d'un coup, je me retrouve avec une balle de set. C'était surprenant pour tous les deux. Après, comme la marque l'a montré, la balle était tout près de la ligne. Je la sentais moyennement, je pensais qu'elle pouvait sortir. J'ai donc quand même des regrets, comme sur mon jeu de service. Mais sans plus. Comment avez-vous réagi quand le match a été interrompu par la pluie alors que vous veniez de sauver une balle de set ? Pensiez-vous pouvoir inverser la tendance ? Il y avait des chances à saisir, mais j'ai n'ai peut-être pas pris les bonnes décisions à moment-là. Je revenais de quasiment 2 sets à zéro (7-5, 5-4, 40-30 pour Nadal, ndlr), mais après je n'ai peut-être pas très bien servi. Je pense que cet arrêt dû à la pluie nous a ralenti. Après, on s'est dit : comment va-t-on ajuster, régler notre jeu ? J'ai réussi à me reprendre un peu même si je n'ai pas gagné le deuxième set. Après je me dis que j'aurais pu remporter le quatrième, et je me serais senti renforcé au cinquième set. C'est ce qui s'était passé à Miami (2-6, 6-7, 7-6, 6-3, 6-1 en 2005, ndlr). Malheureusement, je n'ai pas réussi à être aussi compétitif. Et comme toujours quand il me domine en finale, il joue de façon incroyable. Malgré la défaite en finale, est-ce que vous ressortez tout de même confiant de ce Roland-Garros ? Oui, mais c'est déjà le cas depuis l'an dernier. J'avais perdu un peu de confiance pendant Roland Garros et à Wimbledon, mais j'avais aussi fait une finale à Halle. Je ne crois donc pas que je cherchais à tout prix à reprendre confiance. Depuis un bout de temps, je me sens bien. C'est positif. Là je repense au grand match avec Novak. J'étais très content de cette victoire. Et c'était aussi un bon match aujourd'hui. C'est pourquoi je suis content de mon tournoi, même si vous êtes forcément un peu déçu quand vous perdez une finale d'un Grand Chelem. "Wimbledon, mon objectif numéro un" Comment peut-on comparer Nadal et Djokovic, notamment dans la manière de les jouer ? On ne le peut pas. C'est tellement différent... Je dois complètement changer mon jeu. Si vous regardez comment j'ai retourné aujourd'hui et contre Novak, cela n'a rien à voir. Les échanges sont complètement différents. C'est incomparable. Pour en revenir à Nadal et à ses spécificités, quel était votre plan de jeu face à lui aujourd'hui, notamment en début de match ? En fait, j'essayais de faire le jeu. De le fatiguer, de le frustrer. Parfois en jouant plus rapidement et en changeant mon style de jeu. C'est aussi ce qu'il a fait. Moi je préfère mélanger mes coups, les varier. Après je pense qu'il est content d'être Rafa et je suis content d'être Roger. C'est pourquoi on aime bien jouer l'un contre l'autre... Il a remporté aujourd'hui son 10e Grand Chelem, un peu plus jeune que vous à l'époque (de 5 mois, ndlr). Pensez-vous qu'il puisse rapidement vous rattraper, voire vous dépasser ? On s'en fout ! C'est à la fin que cela compte. Une fois que ta carrière est terminée, que tu ne peux plus rien faire et que tu es fier de ce que tu as accompli. Je suis content qu'il gagne des Grands Chelems, qu'il prouve aux gens qu'il peut pratiquer un bon tennis. Dix Grands Chelems, c'est beaucoup, il le sait, je le sais, tout le monde le sait ! C'est très bien, je suis content pour lui. Quel est votre prochain objectif désormais ? Remporter un 7e Wimbledon ? Oui, bien sûr. C'est mon objectif numéro un cette saison. C'est un peu là-bas que tout a commencé en 2003. Il y a aussi ce qui s'est passé en 2001 (à 19 ans, il avait éliminé Sampras en huitièmes, ndlr). Je suis donc très content d'y retourner.