Federer ? Non Melzer !

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Federer ? Non Melzer !
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Grosse surprise vendredi sur le Rocher où Roger Federer a perdu pour la première fois de sa carrière face à Jürgen Melzer (6-4, 6-4). Le Suisse, pourtant bien entré dans son tournoi, a commis trop de fautes contre un joueur à l'aise sur terre battue et qui a su adapter son jeu aux conditions très venteuses à Monte-Carlo. L'Autrichien rejoint ainsi David Ferrer et Rafael Nadal dans le dernier carré du Masters 1000 monégasque. A suivre Murray-Gil.

Grosse surprise vendredi sur le Rocher où Roger Federer a perdu pour la première fois de sa carrière face à Jürgen Melzer (6-4, 6-4). Le Suisse, pourtant bien entré dans son tournoi, a commis trop de fautes contre un joueur à l'aise sur terre battue et qui a su adapter son jeu aux conditions très venteuses à Monte-Carlo. L'Autrichien rejoint ainsi David Ferrer dans le dernier carré du Masters 1000 monégasque. Roger Federer s'est écroulé face au premier Top 10 posé sur sa route à Monte-Carlo. En roue libre face à Philipp Kohlschreiber puis Marin Cilic, le Suisse a buté en quarts de finale du Masters 1000 monégasque sur Jürgen Melzer, neuvième joueur mondial, contre lequel il n'avait jamais perdu en trois confrontations (toutes en 2010). Vendredi sur le Rocher, Federer est tombé de haut tant son niveau de jeu affiché depuis le début de la semaine semblait lui promettre un avenir plus doré en Principauté. Mais contre un joueur efficace sur terre battue (et gaucher comme un certain Nadal...), demi-finaliste du dernier Roland-Garros où il avait notamment battu David Ferrer et Novak Djokovic, l'ancien n°1 mondial a commis trop d'erreurs pour espérer un meilleur sort. Pourtant, tout aurait pu se jouer en quelques points. Touché aux vertèbres suite à un mauvais mouvement dès le premier jeu de la partie, l'Autrichien laissait plusieurs minutes Federer seul sur le court pour aller se faire manipuler aux vestiaires. Plus de peur que de mal pour Melzer qui n'eut pas besoin de bien longtemps pour montrer que son corps répondait présent. Dès le cinquième jeu du match, il prenait les devants en profitant des fautes du Suisse pour lui chiper son engagement (3-2). Plus patient que son adversaire dans l'échange, bien qu'il n'hésita jamais quand il fallait aller de l'avant, Melzer parvenait à maintenir son avance jusqu'au terme de la première manche malgré plusieurs alertes sur sa mise en jeu (6-4). Melzer: "C'est un peu une revanche" Cette incapacité pour Federer de convertir ses occasions de breaker allait le suivre toute la partie. Après avoir concédé une deuxième fois sa mise en jeu assez tôt dans le second set (1-2), le Suisse manquait de concrétiser ses cinquième, sixième et septième occasions de ravir l'engagement de son rival. Lequel profitait du manque de réalisme du Bâlois pour conclure l'affaire après 1h44 d'une explication parfois décousue, le rôle des bourrasques de vent n'y étant sans doute pas étranger (6-4). Contre un Federer dans un mauvais jour, en atteste son petit nombre de coups gagnants, 17, contre 24 fautes directes, Melzer a parfaitement joué le coup. Patient quand il le fallait, capable de mettre la pression à des moments clés du match, avec des montées au filet au bluff par exemple, l'Autrichien, qui faut-il le rappeler s'était incliné face à Jérémy Chardy en Coupe Davis sur la même surface il y a quelques semaines, n'a pas volé son billet pour le dernier carré. "C'était un match difficile, reconnaissait-il après coup, parce que j'avais perdu trois fois contre lui avant, sans gagner une manche. C'est un peu une revanche. Je peux faire beaucoup de choses contre lui avec mon coup droit sur son revers, ça a fait la différence. Il a bien joué, il a eu des balles de break, mais j'ai bien servi, j'ai été calme et j'ai joué mon jeu du début à la fin." Opposé à Ferrer demain pour une place en finale, Melzer se souviendra sans doute avant d'entrer sur le court qu'il avait atomisé l'Espagnol l'an dernier à Roland-Garros. Pour Federer, éliminé pour la troisième fois de suite avant la finale d'un tournoi, à chaque coup en Masters 1000, la saison 2011 est longue à démarrer.