Federer, la bonne habitude

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Federer, la bonne habitude
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L'année 2011 commence parfaitement pour Roger Federer. Dès le premier tournoi de la saison, à Doha, le Suisse s'est adjugé le 67e titre de sa carrière, en dominant un Nikolay Davydenko impuissant (6-3, 6-4). Le Russe, vainqueur de Nadal en demi-finale, n'est pas parvenu à rééditer son exploit de l'année précédente, lorsqu'il avait battu les deux meilleurs joueurs du monde avant de remporter le tournoi.

L'année 2011 commence parfaitement pour Roger Federer. Dès le premier tournoi de la saison, à Doha, le Suisse s'est adjugé le 67e titre de sa carrière, en dominant un Nikolay Davydenko impuissant (6-3, 6-4). Le Russe, vainqueur de Nadal en demi-finale, n'est pas parvenu à rééditer son exploit de l'année précédente, lorsqu'il avait battu les deux meilleurs joueurs du monde avant de remporter le tournoi. On l'avait quitté rayonnant, face à Nadal, en finale du Masters. Roger Federer avait alors remporté le dernier titre attribué en 2010, le Suisse a mis la main sur le premier de cette nouvelle année, à Doha, en dominant l'une des victimes préférées sur le circuit, Nikolay Davydenko, en finale (6-3, 6-4). Déjà un 67e trophée, le troisième ici-même après 2005 et 2006, pour un Federer qu'on a retrouvé en très bonne forme après les fêtes. A vrai dire, ce que le Bâlois risquait vraiment, c'était une indigestion de Nadal, qu'il a croisé pas moins de trois fois en exhibition, lors de l'intersaison. Un quatrième rendez-vous était programmé à Doha, ce samedi. Ce fut donc sans l'Espagnol. Un virus et un Russe sont passés par là. L'homme en question, c'est Nikolay Davydenko. La tête de série n°4 rêvait de réaliser son exploit de l'an passé: battre les deux meilleurs joueurs du monde et remporter le tournoi. Le problème, c'est que depuis ce titre à Doha, le Russe a perdu sa mitraillette, la faute à une vilaine blessure au poignet qui a pourri son année 2011. Entre ces deux finales au Qatar, Davydenko n'a atteint qu'une seule fois le dernier carré d'un tournoi, à Rotterdam, en février dernier. A le voir écarter facilement un autre revenant, le géant Karlovic, puis se défaire d'un Nadal certes diminué, on se demandait si le Russe, 22e à l'ATP, n'était pas sur la voie de son tout meilleur niveau. Battre Federer était semble-t-il une marche encore un peu haute, d'autant plus que le Suisse ne lui réussit vraiment pas (2 victoires, 15 défaites). Federer sans forcer Mais, cette semaine, le n°2 mondial n'a jamais été réellement inquiété. Sauf peut-être lors de son entrée en lice, face à l'étonnant Thomas Schoorel. Par la suite, si l'on excepte le match toujours particulier contre Chiudinelli, son ami d'enfance, Federer s'est tout simplement baladé. Troicki (6-2, 6-2) et Tsonga (6-3, 7-6) ont payé pour le voir. Davydenko ne fera pas mieux: une défaite en deux manches (6-3, 6-4), sans pouvoir, comme le Serbe et le Français, se procurer la moindre balle de break. Comme la veille contre Tsonga, le Suisse est de nouveau parti très fort. Un break blanc dès le deuxième jeu (2-0), puis des jeux de service maîtrisés (6 points concédés dans chaque set) pour s'adjuger la première manche, en quarante minutes (6-3). Il faudra autant de temps au Bâlois pour plier la manche suivante. Davydenko avait plutôt bien tenu son service, mais il craquera à 4-4, concédant un jeu blanc. Une aubaine pour Federer (25 coups gagnants, 15 fautes directes), qui a toujours semblé souverain dans la partie, malgré les quelques coups de fusil de son adversaire. S'il fallait tirer une conclusion de la semaine écoulée, c'est que l'homme aux 16 titres du Grand Chelem semble encore avoir un appétit d'ogre en 2011. Ça tombe bien, l'Open d'Australie commence dans neuf jours...