Federer: "Je cherche encore mon jeu"

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Federer: "Je cherche encore mon jeu"
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Trentenaire depuis lundi, Roger Federer n'a pas raté son entrée en lice au Masters 1 000 de Montréal, éliminant mercredi le Canadien Vasek Pospisil (7-5, 6-3). Après son premier match de la tournée américaine, le Suisse avoue avoir encore quelques réglages à effectuer pour jouer son meilleur tennis. Il affrontera Jo-Wilfried Tsonga en huitièmes de finale.

Trentenaire depuis lundi, Roger Federer n'a pas raté son entrée en lice au Masters 1 000 de Montréal, éliminant mercredi le Canadien Vasek Pospisil (7-5, 6-3). Après son premier match de la tournée américaine, le Suisse avoue avoir encore quelques réglages à effectuer pour jouer son meilleur tennis. Il affrontera Jo-Wilfried Tsonga en huitièmes de finale. Est-ce que cela change quelque chose de jouer un match lorsqu'on vient d'avoir 30 ans ? Non, j'arrive encore à bouger sur le terrain, donc tout va bien (rires). Non, c'était un match difficile, contre un joueur que je ne connaissais pas très bien. C'était mon premier match depuis un mois, c'est difficile parce que à l'entraînement, je joue bien, je suis agressif et là je n'ai pas vraiment réussi à l'être parce que mon adversaire ne me l'a pas trop permis. Mais je suis content d'avoir gagné ce match et d'avoir la chance d'en jouer un autre. Votre adversaire, Vasek Pospisil, a avoué qu'il avait grandi en vous idolâtrant. Est-ce que cela vous arrive souvent désormais de rencontrer des joueurs dont vous êtes l'idole ? Etes-vous habitué à cela ? Oui, je commence à y être habitué. Cela m'est déjà arrivé de rencontrer des joueurs déclarant que s'ils me battaient, cela les rendrait tristes. C'est bizarre mais d'une certaine manière, j'aime entendre cela. Quand j'étais jeune, c'était important pour moi d'avoir des modèles à qui m'identifier tels que Stefan Edberg ou Pete Sampras. Ensuite, pouvoir rencontrer Pete à Wimbledon a été un moment important dans ma carrière. Cela m'a permis de savoir que je pouvais jour contre des grands joueurs dans des grands stades. J'espère que ça a été la même chose pour lui, qu'il apprendra de cette expérience et qu'il aura envie de s'entraîner encore plus dur pour progresser. Mais je me méfie toujours de ses joueurs, car moi, quand j'avais rencontré Sampras, mon idole, je l'avais battu. En plus, Vasek jouait devant son public, il n'avait donc rien à perdre. S'il perdait, c'était normal. S'il gagnait, c'était incroyable pour lui. "Contre Jo, ces deux rencontres n'étaient pas des matches « normaux »" Vous allez affronter Jo-Wilfried Tsonga au prochain tour. La dernière que vous vous êtes rencontrés, c'était à Wimbledon, dans votre jardin, et vous aviez perdu en cinq sets... Je ne sais pas si je vais plus penser au match de Wimbledon ou à celui que j'ai perdu ici il y a deux ans contre lui. Ces deux rencontres n'étaient pas des matches « normaux ». Il y a deux ans, ici, je perds un match que ne n'aurais jamais du perdre puisque je menais 5-3 au troisième set. A Wimbledon, je perds en cinq sets alors que je mène deux sets à rien. Cela ne m'était jamais arrivé en Grand Chelem. C'étaient donc des matches étranges. A Wimbledon, je jouais à mon meilleur niveau, donc je n'ai pas de regrets. Là, nous allons nous jouer relativement tôt dans le tournoi, ce sera donc différent, c'est donc compliqué de comparer ce match avec les deux autres. Mais je sais que j'ai encore quelques réglages à effectuer. Jo est un joueur agressif et vous aussi. A quoi peut-on s'attendre lors de cette rencontre ? Cela va dépendre des conditions, si nous jouons en journée ou le soir. A Wimbledon, c'était service-coup droit, service-coup droit. Nous avions tous les deux très bien servis et cela ne s'était joué qu'à quelques points. Je n'ai joué qu'un match pour l'instant et je cherche encore mon jeu. Ici, les balles sont plus rapides qu'à Wimbledon, elles sont difficiles à contrôler. Nous verrons ce qui va se passer, cela sera un match différent. Avoir votre famille à vos côtés et tout votre entourage, est-ce important pour vous ? Je n'ai voyagé qu'avec mon coach pendant très longtemps. Maintenant j'aime avoir ma femme et mes deux filles avec moi. Sinon, je suis accompagné d'un coach et de mon physio, étant donné mon âge, j'ai souvent besoin de lui.