Federer, bien sûr

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Federer, bien sûr
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Il n'y a pas eu de miracle pour Gaël Monfils en quarts de finale de Roland-Garros, où le Parisien s'est à nouveau incliné face à Roger Federer, en trois sets (6-4, 6-3, 7-6). Une victoire relativement tranquille pour le Suisse, qui n'a toujours pas cédé le moindre set et s'attaquera vendredi à l'imbattable Novak Djokovic dans le dernier carré.

Il n'y a pas eu de miracle pour Gaël Monfils en quarts de finale de Roland-Garros, où le Parisien s'est à nouveau incliné face à Roger Federer, en trois sets (6-4, 6-3, 7-6). Une victoire relativement tranquille pour le Suisse, qui n'a toujours pas cédé le moindre set et s'attaquera vendredi à l'imbattable Novak Djokovic dans le dernier carré. Ça va commencer à devenir une habitude. Pour la troisième fois à Roland-Garros, Gaël Monfils a donc subi la loi de Roger Federer, en quarts de finale des Internationaux de France. Une défaite en trois sets secs (6-4, 6-3, 7-6), comme lors de leur dernier affrontement Porte d'Auteuil, en quarts de finale déjà, à l'occasion de l'édition 2009. Une élimination tout sauf scandaleuse, même si le Parisien peut encore nourrir des regrets, au vu d'un scénario où il aura eu sa (ses) chance(s). Mais il faut croire que la confiance de l'Helvète - au zénith -, conjuguée à la fébrilité de son adversaire sur les points importants, en particulier au service et à la volée, constituaient autant d'obstacles insurmontables pour le numéro un tricolore mardi après-midi. "Sur les occasions que j'ai eues, j'aurais peut-être pu en faire plus, avouera-t-il en sortant du court, dépité au micro de France 2. Mais j'ai joué ma chance à fond et il faut reconnaître qu'il était encore plus fort que moi aujourd'hui." Les opportunités, "la Monf" n'aura pas tardé à s'en procurer sur un Court Central particulièrement venteux mais plein comme un oeuf, alors que Marion Bartoli tentait au même moment d'atteindre elle aussi le dernier carré sur le Court Suzanne-Lenglen. Et c'est lui qui réalisait le tout premier break de la partie, avec jeu blanc à la clé, pour rapidement se détacher et mener 2-1 dans ce septième duel entre les deux hommes. Pas de quoi perturber l'ancien numéro un mondial, qui finissait par refaire son retard quelques minutes plus tard, égalisant à 3 jeux partout, avant de prendre le service de Monfils au meilleur moment. Car en envoyant un nouveau coup droit dans le couloir, ce dernier offrait sur un plateau le gain de la première manche à un Federer qui n'en demandait pas tant (6-4). Federer en toute logique Le deuxième set, malgré de nouvelles ouvertures pour le Français, breaké d'entrée mais qui recollait rapidement (2-3), se révélait symptomatique de ses difficultés à se montrer décisif dans un secteur qui l'a si souvent porté : le service, et ce en partie à cause du vent. En commettant deux doubles fautes consécutives (pour un total de 11 sur l'ensemble du match), et après avoir déjà mal négocié des volées et des smashes pourtant abordables, il manquait encore le coche et permettait donc au Suisse de s'envoler dans ce deuxième acte qu'il concluait sans trembler (6-3). Il fallait finalement patienter jusqu'au troisième et dernier set pour que le public ait droit à un peu de suspense. S'il y cédait encore d'emblée sa mise en jeu, le neuvième jour mondial revenait tout de suite dans le tempo, égalisant à 2-2 et poussant le Suisse, malgré plusieurs balles de break en sa défaveur, à disputer un jeu décisif. Un tie-break sur lequel Federer allait régner en maître, se détachant d'abord à 4-1 avant de l'emporter, en toute logique, 7 points à 3. Forcément frustré, Monfils, qui n'est finalement pas apparu si émoussé que prévu, ne disputera donc pas sa deuxième demi-finale en Grand Chelem, laissant au Bâlois le privilège d'aller se frotter à Novak Djokovic vendredi. "Ça va être un très gros match", prédit Monfils, pas rancunier. Oui, mais sans lui.