Federer: "Bien mentalement"

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Federer: "Bien mentalement"
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Vainqueur le week-end dernier chez lui à Bâle, Roger Federer débute mercredi le Masters 1000 de Paris-Bercy. Le Suisse sera opposé à Adrian Mannarino, un "joueur talentueux" selon lui. Le n°4 mondial revient également sur ses six semaines de repos pour soigner quelques blessures et se projette sur la saison 2012, sans avoir pour le moment une idée précise de son programme.

Vainqueur le week-end dernier chez lui à Bâle, Roger Federer débute mercredi le Masters 1000 de Paris-Bercy. Le Suisse sera opposé à Adrian Mannarino, un "joueur talentueux" selon lui. Le n°4 mondial revient également sur ses six semaines de repos pour soigner quelques blessures et se projette sur la saison 2012, sans avoir pour le moment une idée précise de son programme. Roger, que pensez-vous d'Adrian Mannarino, votre adversaire mercredi ? Je trouve qu'il joue bien. A Wimbledon, j'étais surpris qu'il ne me fasse pas plus mal. Avec ses coups à plat, ses slices de gaucher, je pensais qu'il aurait pu me faire plus de peine (sic). Mais j'ai réussi à le jouer. Là en France, ça change un peu. Ce sera plus difficile, c'est un match en deux sets gagnants pour un premier tour, donc ça peut être dangereux. Il est talentueux, je l'ai déjà vu faire de bons matches, donc il faut que je sois bien préparé. Avez-vous déjà une idée de votre programme pour la saison 2012 ? D'abord, il faut voir comment je vais jouer en début d'année. J'ai déjà dit oui au Qatar et à Rotterdam. Je suis en train de voir si je joue à Dubaï ou pas. Même chose pour la Coupe Davis, je n'ai pas encore décidé. Dans les deux prochaines semaines j'espère. Et derrière, c'est assez clair, presque jusqu'à l'US Open. Donc je verrai bien comment j'ai joué, comment je me sens, s'il y eu des baisses ou pas. Je ne planifie pas trop parce que je me sens bien, je n'ai pas de blessure. Avant il fallait faire plus attention. Serez-vous à Indian Wells et Miami pour les deux premiers Masters 1000 de la saison ? Oui, il est possible que je joue tous les tournois, comme il est possible que je n'en joue qu'un seul. La Coupe Davis a un lourd impact, donc ça va se décider à ce moment-là. Mais il faut d'abord que j'annonce que je joue. Il faut que j'attende. Là, j'ai eu six semaines de repos, ensuite j'aurais quatre semaines avant la fin de l'année. Ça peut me permettre d'avoir assez d'énergie pour aller loin dans la saison, il faut voir jusqu'à quand. "Je n'ai pas vu Rafa depuis l'US Open" Comment s'est passée la transition après le tournoi de Bâle ? Je suis parti à 9h lundi matin de Bâle, je voulais venir à Bercy pour jouer l'après-midi, mais j'étais trop fatigué après le voyage. J'ai simplement fait quelques massages, de la récupération, j'ai passé un peu de temps en famille. Je vais m'entraîner de façon intensive mardi, essayer de m'acclimater à la surface le plus rapidement possible. Là, c'est important d'être bien mentalement, d'être prêt physiquement, afin de pouvoir faire jusqu'à cinq matches d'affilée. Parlez-nous de vos problèmes physiques rencontrés ces dernières semaines ? C'était plein de petits pépins. Je me suis fait un peu mal au poignet contre Tsonga (en quarts de finale à l'US Open, ndlr), j'ai eu un peu mal à la cuisse en Australie (en barrages de Coupe Davis, ndlr), à la cheville aussi. Ce n'était pas quelque chose de grave, même si pour le poignet j'ai eu un peu peur parce qu'on ne sait jamais. Ça nécessitait au moins deux-trois semaines, donc c'était logique pour moi de ne pas jouer en Asie, même si ça m'a fait de la peine. Mais ces six semaines de repos m'ont permis de faire ce que je voulais à l'entraînement, pour les vacances, en famille. Je suis quand même un des seuls joueurs qui joue de janvier à novembre depuis dix ou douze ans. C'est rare que j'ai six semaines d'affilée, et il a fallu que je rate un tournoi. Ces derniers mois, beaucoup de discussions ont tourné autour d'une refonte du calendrier ATP. Qu'avez-vous à dire à ce sujet ? Il n'y a rien de nouveau, cela fait dix ans maintenant que l'on est sur le circuit. Je ne me souviens pas d'une seule année sans qu'il n'y ait eu des discussions. A l'heure actuelle, il y a beaucoup de joueurs qui sont blessés, la presse en parle. Cela devient un problème et parfois, quand un des meilleurs joueurs dit quelque chose, les autres disent autrement. Cela crée tout un buzz, mais je crois que ce serait mieux de montrer le côté positif. C'est sûr que nous avons des changements à faire, mais on n'a pas besoin de tout étaler dans la presse. Peut-être que certains joueurs ne peuvent pas faire autrement, mais ça rend les choses plus difficiles. Moi, je n'ai pas vu Rafa depuis l'US Open je crois, je n'ai pas eu l'occasion de lui parler. Les communications entre les meilleurs joueurs deviennent difficiles, entre les joueurs en général. On essaie de trouver des solutions et il y a toujours du positif et du négatif.