Federer, à revoir

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Federer, à revoir
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Grâce à sa victoire en quatre manches sur Marin Cilic (6-3, 4-6, 6-4, 6-2), Roger Federer a validé son billet pour les huitièmes de finale de l'US Open. Convaincant dans sa maîtrise de la partie, le Suisse a réussi un premier test qui en appelle d'autres en deuxième semaine avec Fish, Tsonga et Djokovic dans sa partie de tableau. Il faudra battre Haas ou Monaco avant.

Grâce à sa victoire en quatre manches sur Marin Cilic (6-3, 4-6, 6-4, 6-2), Roger Federer a validé son billet pour les huitièmes de finale de l'US Open. Convaincant dans sa maîtrise de la partie, le Suisse a réussi un premier test qui en appelle d'autres en deuxième semaine avec Fish, Tsonga et Djokovic dans sa partie de tableau. Il faudra battre Haas ou Monaco avant. Sans être un foudre de guerre, Marin Cilic représentait un premier test pour Roger Federer à l'US Open. Et le Suisse l'a passé avec succès en s'imposant en quatre manches (6-3, 4-6, 6-4, 6-2) pour se hisser en huitièmes de finale à New York. Tranquille lors de ses deux premiers tours, avec des victoires sans lâcher le moindre set en route, Federer a dû s'employer un peu plus pour sortir le Croate. Sa mainmise sur la partie n'a jamais été contestée, même si Cilic avait déniché plus d'assurance dans la deuxième manche. Mais dans les points importants, il a souvent réussi à trouver le coup juste pour déborder son adversaire. Cette saison, Cilic a retrouvé des résultats plus encourageants que ceux de sa fin d'année 2010. Huitième de finaliste à l'Open d'Australie, il a joué et perdu deux finales, à Marseille et à Umag. Son grand service, à l'amplitude démesurée, et ses gifles de coup droit rappellent qu'il a atteint le top 10 il y a un an et demi, juste après sa demi-finale à Melbourne. Autre sujet de méfiance pour Federer, Cilic n'avait pas perdu un set depuis le début du tournoi, avec notamment une correction infligée à Bernard Tomic au deuxième tour (6-1, 6-0, 6-2). Quart de finaliste à New York en 2009, année de la dernière finale du Suisse à l'US Open, il y a quelques bons souvenirs. Ceux de Federer, cinq fois titrés, sont sans commune mesure. Un premier service bien en place La dernière fois que le n°3 mondial a perdu avant les huitièmes à Flushing Meadows, c'était en 2000 (défaite au 3e tour). Depuis, il a toujours atteint la deuxième semaine, une habitude en Grand Chelem à laquelle il n'a jamais dérogé depuis l'Open d'Australie 2001. Le voir chuter dans les premiers tours finira bien par arriver un jour, mais Cilic n'était pas celui qui provoquerait un tel séisme. Son prochain adversaire, Juan Monaco, ne l'est sans doute pas plus, l'Argentin s'étant lui défait du vétéran Tommy Haas en quatre sets (6-7, 6-3, 6-2, 6-3). En revanche, à partir des quarts, ça devrait se corser, avec sans doute Tsonga ou Fish, puis Djokovic dans une éventuelle demie. En parlant de test, en voilà de sérieux. Dans sa gestion de match face à Cilic, Federer a maintenu la pression sur son engagement, qu'il a tout de même abandonné deux fois. En face, le Croate a péché par son inconstance (44 fautes directes et 40 coups gagnants), même s'il a peut-être trouvé une faille sur dur dans le jeu du Suisse, à savoir des frappes à plat, rasantes, côté revers, souvent décroisées pour le sortir du court. Si le Suisse monte en puissance sur son service, qu'il claque très bien sur le T, il disposerait d'une arme efficace malgré des balles qui ralentissent la vitesse du jeu. Tout cela pour dire qu'on veut revoir Federer dans des conditions plus compliquées pour juger de son niveau à New York.