Fauré "Un match capital"

  • A
  • A
Fauré "Un match capital"
Partagez sur :

Sous la menace de la relégation, Reims (17e), reçoit vendredi soir le voisin troyen (19e), dans le cadre de la 34e journée de Ligue 2. Les hommes de Luis Fernandez ont l'occasion, en cas de victoire, de reléguer leur adversaire du jour à six longueurs. Cédric Fauré, revenu en Champagne après une expérience malheureuse au Havre, lors du mercato d'hiver, explique les raisons pour Reims de croire au maintien.

Sous la menace de la relégation, Reims (17e), reçoit vendredi soir le voisin troyen (19e), dans le cadre de la 34e journée de Ligue 2. Les hommes de Luis Fernandez ont l'occasion, en cas de victoire, de reléguer leur adversaire du jour à six longueurs. Cédric Fauré, revenu en Champagne après une expérience malheureuse au Havre, lors du mercato d'hiver, explique les raisons pour Reims de croire au maintien.Comment vit-on le fait d'être à seulement deux points du premier relégable?Ce n'est jamais facile d'être en bas du classement mais le fait d'être devant les trois derniers, après notre début de saison difficile, nous fait du bien psychologiquement. Toutefois, même si nous sommes contents de nous, il faut rester vigilant par rapport aux équipes de la zone rouge qui ne sont tout de même pas très loin.Vous affrontez Troyes vendredi, comment abordez-vous ce match face à un concurrent direct ?Je suis assez surpris de retrouver cette grosse cylindrée à la 19e place. Le classement des Troyens prouve bien qu'actuellement en ligue 2 aucune équipe n'est à l'abri d'une défaillance. Quant au match de vendredi, tout le groupe désire repartir sur une bonne dynamique après la défaite (1-0) de la dernière journée à Clermont. Une victoire nous permettrait non seulement de mettre un peu plus de distance avec l'Estac mais serait aussi appréciable pour la fin de saison.Ce match vous semble-t-il capital pour votre fin de saison ?Assurément, en cas de victoire nous aurions 39 points ce qui nous rapprocherait un peu plus de notre objectif maintien. Il ne faut pas oublier que dans les prochaines journées, plusieurs concurrents directs vont s'affronter ce qui pourrait être positif pour l'équipe.Après une belle série en championnat, vous avez chuté à Clermont (1-0) lors de la dernière journée, cela vous inquiète-t-il ?La défaite de Clermont n'est pas forcément inquiétante vu la façon dont nous avons perdu. Dans cette rencontre, nous encaissons le but sur un coup franc qui devait à l'origine être en notre faveur et la fin du match est assez houleuse. L'arbitre ne siffle pas un penalty évident en notre faveur et nous ne savons toujours pas pourquoi on nous a refusé un but. Même si au final nous nous sommes inclinés, ce n'est pas alarmant car la fin du match a prouvé que nous avions les capacités pour réagir.Votre fin de saison s'annonce difficile...Les prochains matches seront difficiles mais ce sont de bonnes rencontres à jouer. Tours est en course pour la montée, tout comme Lens et Strasbourg, qui j'espère aura fêté sa montée au moment de nous recevoir. Quant à Angers, je pense qu'ils n'ont plus grand-chose à espérer dans ce championnat. Si on maîtrise bien nos matches à la maison, il suffira ensuite de prendre quelques points à droite à gauche pour assurer notre place en Ligue 2."Pas de titulaires indiscutables"L'arrivée au club de Luis Fernandez au poste d'entraîneur, lors du mercato d'hiver, semble avoir fait du bien à l'équipe ?Je pense que Luis a une part énorme dans la réussite actuelle de l'équipe. Avec lui, nous avons déjà pris 24 points, soit le double du total engrangé sous la direction de Didier Tholot en 18 journées. De plus, le groupe est devenu plus solidaire et maintenant tout le monde se sent concerné à l'entraînement. Pour le coach, il n'y a pas de titulaires indiscutables, tout le monde doit donner son maximum à l'entraînement et cela porte ses fruits. Depuis que je suis à Reims, c'est la première fois que le groupe est aussi solidaire, tout le monde désire sauver le club. L'osmose dans le vestiaire pourrait être un avantage pour le maintien. Plus personnellement, quels sont vos objectifs pour cette fin de saison ?Ma principale préoccupation est que le club réussisse à se maintenir. Ensuite, je me suis engagé pour trois ans et demi avec le club champenois cet hiver, je souhaite être le plus performant possible sur le terrain et pourquoi ne pas tenter d'aider le club à jouer les premières places la saison prochaine ? Après votre expérience ratée au Havre en Ligue 1, vous êtes revenus à Reims, le club champenois ne serait-il pas très important à vos yeux ?Je suis Toulousain de naissance mais mon coeur est à Reims. Avant mon retour, j'avais quelques pistes avec des équipes jouant le haut de tableau mais je désirais retrouver le Stade de Reims où je me sens bien. Je suis amoureux de la ville, du club et de ses supporteurs. Mon souhait le plus cher serait d'aider le club à remonter dans l'élite et bien sûr de faire partie de l'aventure.