Fanara: "Ne pas se voir trop beau"

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Fanara: "Ne pas se voir trop beau"
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Avec Jean-Baptiste Grange, Cyprien Richard et Adrien Théaux, il est le symbole d'une équipe de France masculine en grande réussite depuis le début de l'hiver. Troisième des slaloms géants d'Alta Badia et d'Adelboden en Coupe du monde, Thomas Fanara, de retour à son meilleur niveau après une grave blessure la saison dernière, espère poursuivre sur sa lancée lors des Mondiaux de Garmisch-Partenkirchen.

Avec Jean-Baptiste Grange, Cyprien Richard et Adrien Théaux, il est le symbole d'une équipe de France masculine en grande réussite depuis le début de l'hiver. Troisième des slaloms géants d'Alta Badia et d'Adelboden en Coupe du monde, Thomas Fanara, de retour à son meilleur niveau après une grave blessure la saison dernière, espère poursuivre sur sa lancée lors des Mondiaux de Garmisch-Partenkirchen. Avec vos deux podiums en Coupe du monde, vous devez être plutôt confiant avant d'aborder ces Mondiaux ? Le chemin du podium a déjà été tracé. Désormais, je sais comment faire, mais il y a eu une longue période sans épreuve, les cartes ont pu être redistribuées. Sur les épreuves de Coupe du monde, j'arrive confiant mais je ne me dis pas que c'est gagné d'avance. Quelle est la différence entre des Championnats du monde et une manche de Coupe du monde ? C'est à peu près similaire. Pour moi ça ne change pas grand-chose. Je vais essayer de reproduire ce que j'ai fait jusqu'à présent. Après les Mondiaux, c'est une course d'un jour. Il faut être présent le jour J. Cyprien Richard a lui aussi fait des podiums cet hiver et s'est même imposé à Aldenboden. J'imagine que cela doit être motivant pour vous ? Oui, la pression est partagée. Mais l'un comme l'autre, on se sent bien. On va jouer nos cartes, on verra le résultat après. C'est bien d'être à deux, mais il y a aussi tout le reste de l'équipe qui est en forme. "Le niveau est super dense" L'équipe de France est dans une bonne dynamique dans les disciplines technique. Vous devez avoir de grosses ambitions pour ces Mondiaux ? Oui, c'est sûr. Mais il faut savoir rester calme. Garder notre sang-froid. Faire ce qu'on sait faire. Si tout se passe bien et qu'on produit le ski qu'on sait faire, ça peut sourire. Mais il ne faut jamais se voir trop beau. C'est mon état d'esprit en tout cas. Vous avez été victime d'une grave blessure l'année dernière (rupture des ligaments), vous devez être satisfait d'être revenu si vite au top niveau ? Oui c'est clair. Je suis super content de mon retour de blessure. On a bien bossé avec toute l'équipe, le staff, les gens qui m'ont encadré pendant ma rééducation. Je leur dis un grand merci. Je n'oublie pas non plus ce que j'ai dû traverser. Je n'ai pas plus la pression que ça. Je profite de ce début de saison. S'il y a une médaille aux Championnats du monde, ça ne sera que mieux. La cerise sur le gâteau. Que vous inspire cette piste de Garmisch ? Je ne la connais pas trop. Je ne l'ai skiée qu'une fois sans passer dans un géant. En ski libre, comme ça. Ça me semble une très belle piste. Après, ça sera la même pour tout le monde. Qui seront les principaux favoris ? Svindal et Ligety sont bien en forme. Après le niveau est super dense. Il y a vraiment la possibilité que quelqu'un qui n'ait pas fait de podium cette saison obtienne une médaille. C'est difficile à dire.