Evtimov: "Une finale, ça se gagne"

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Evtimov: "Une finale, ça se gagne"
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Toujours à la recherche d'un premier titre après l'échec contre Gravelines à la Semaine des As, Chalon se présente à Bercy, dimanche en finale de la Coupe de France, dans la peau du favori pour affronter une équipe de Limoges déjà de retour en Pro B. Une "très bonne opportunité", selon Ilian Evtimov, que ne veulent pas laisser passer les joueurs de l'Elan, avant de penser aux play-offs.

Toujours à la recherche d'un premier titre après l'échec contre Gravelines à la Semaine des As, Chalon se présente à Bercy, dimanche en finale de la Coupe de France, dans la peau du favori pour affronter une équipe de Limoges déjà de retour en Pro B. Une "très bonne opportunité", selon Ilian Evtimov, que ne veulent pas laisser passer les joueurs de l'Elan, avant de penser aux play-offs. Ilian, à quoi vous attendez-vous dimanche, face à ces Limougeauds relégués ? Ils vont essayer de faire le match de leur vie. Toute leur année se joue sur ce match. Mais pour nous, c'est pareil. Il faut qu'on gagne un titre. Et c'est une très bonne opportunité pour nous de remporter enfin quelque chose. On sait qu'on est passé au travers pour notre première finale face à Gravelines aux As (71-79). Le club n'a jamais rien gagné et on très motivé pour ramener ce titre à Chalon. Pour nous, maintenant, c'est le match le plus important de la saison. On pensera aux play-offs après (l'Elan affrontera l'Asvel en quarts de finale aller le 18 mai, ndlr). Mais il ne faudra surtout pas s'emballer parce qu'on joue dans une grande salle et qu'il y a beaucoup d'enjeu. On doit jouer notre jeu et faire ce qu'on a fait toute la saison et tout ira bien. Vous évoquez la salle, Bercy, que vous et certains de coéquipier vont découvrir dimanche. Quel peut-être l'importance de ce facteur ? Personnellement, je ne connais pas Bercy mais je suis assez familier des grandes salles. Quand je jouais en université (à North Carolina State, ndlr) tous les matches étaient télévisés, devant 20.000 personnes. Pour moi, en tout cas, ce n'est donc pas quelque chose de nouveau. Limoges vous avait infligé une sévère défaite lors de votre déplacement à Beaublanc en mars (93-62), quels souvenirs gardez-vous de cette rencontre ? On en parle tous les jours, c'est une source de motivation pour nous. On est bien conscients que pour gagner, on ne pourra pas les laisser refaire ce qu'ils ont fait lors de ce match. Ils nous avaient surpris. On n'avait pourtant pas été si mauvais que ça en début de match. Et on était à -4 à la mi-temps, malgré des fautes bêtes. Après ils ont quasiment tout rentré à trois points (12/23, ndlr), surtout dans les deux derniers quart-temps. C'était démoralisant. Mais dimanche, ce sera un tout autre match. Il va falloir garder son sang-froid, jouer notre jeu et respecter les consignes du coach (Grégor Beugnot, ndlr). Chaque jour, il nous motive un peu plus que le jour d'avant. Et il nous l'a bien répété: une finale ça ne se joue pas, ça se gagne. "Une vraie alchimie s'est créée" Chalon est l'une des bonnes surprises de la saison, avec donc deux finales au compteur et une troisième place en saison régulière. Quel regard portez-vous sur ces performances ? On ne s'attendait pas forcément à tout ça. Même si on savait qu'on pouvait faire quelque chose de bien, sans savoir vraiment ce que ça allait être. Une vraie alchimie s'est créée. Tout le monde se comprend, il y a du respect et de la confiance et on sait que nos coéquipiers sont là pour nous. On est tous unis. Par exemple, les jeunes qui ne parlent pas bien anglais essaient quand même de le faire, tout comme les Américains essaient aussi de parler français. Et puis ça rigole, il y a une vraie ambiance de famille. Tous ces détails font la différence, notamment quand ça devient difficile en fin de saison. En parlant de famille, vous avez retrouvé en Pro A votre grand frère Vasco, qui a rejoint le Paris-Levallois cet hiver. Comment se sont déroulées vos retrouvailles ? Quand il est venu avec Paris, c'était définitivement un moment spécial pour notre famille. Ça fait plaisir mais c'est aussi bizarre de se retrouver à côté de son frère sur un terrain avec des maillots différents, même si ça avait déjà été le cas en Italie à deux reprises. Un mot enfin sur la polémique née après l'utilisation de la vidéo lors du dernier Asvel-Paris-Levallois (74-76). Vichy a saisi le CNOSF, rappelant que dans une situation similaire, quand vous aviez inscrit un panier, valable mais refusé, au buzzer contre Poitiers (74-75), il n'y avait pas eu de recours à la vidéo et la réclamation déposée par Chalon avait été rejetée. Qu'est-ce que ça vous inspire ? C'est tout à fait compréhensible de la part de Vichy. A l'époque de ce match à Poitiers, on n'en mesurait peut-être pas l'importance. Mais là, en fin de saison, on voit que ce match aurait pu complètement changer le championnat. Au lieu de Vichy, Poitiers serait descendu et au lieu d'être troisième, on serait deuxième. Ça change donc beaucoup de choses et c'est normal que Vichy soit en colère à partir du moment où, sur une même action, les choses ont été faites de deux manières différentes. Et normalement, la vidéo n'est utilisable que lors de la Semaine des As et en play-offs. Après, c'est à la fédération et à la ligue de voir tout ça. Je suis sûr que c'est une situation délicate pour eux et pour les arbitres. Car eux aussi essaient de faire ce qui est juste, ce qu'ils pensent être la meilleure solution quand ils sont sur le terrain. Donc tout le monde a un avis là-dessus mais je pense que ça va être difficile de trouver une solution.