Evian, ça ne coule plus de source

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Evian, ça ne coule plus de source
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L'ETG s'est-il tiré une balle dans le pied en annonçant prématurément le départ à venir d'un entraîneur qui l'a mené du National à la L1. La question se pose alors que le club haut-savoyard, 11e de l'élite à la trêve sous les ordres de Bernard Casoni, effectue un parcours somme toute honorable et semble sur les rails du maintien escompté. La reprise risque en tout cas d'être tendue à Evian.

L'ETG s'est-il tiré une balle dans le pied en annonçant prématurément le départ à venir d'un entraîneur qui l'a mené du National à la L1. La question se pose alors que le club haut-savoyard, 11e de l'élite à la trêve sous les ordres de Bernard Casoni, effectue un parcours somme toute honorable et semble sur les rails du maintien escompté. La reprise risque en tout cas d'être tendue à Evian. Une fuite, fâcheuse... Voilà le regret du président Trotignon, lequel a admis cette semaine sur les ondes de RMC que l'annonce du départ futur de Bernard Casoni était intervenue trop tôt. Certainement pas au bon moment en tout cas. "On était à 48h de Noël... Mais avec le conseil d'administration, nous avions décidé de ne pas prolonger le contrat de Bernard..." Aux commandes depuis janvier 2010 d'un club rebaptisé Evian Thonon Gaillard FC peu avant son arrivée, le Cannois de naissance ne restera pas en Haute-Savoie au-delà de juin 2012. "Notre projet prévoit une implication plus importante de la part du coach. Mais on n'en veut pas du tout à Bernard. C'est juste qu'il ne peut pas s'impliquer au mieux pour des raisons familiales. Ce que nous souhaitons, c'est un coach qui vive en Haute-Savoie", justifie Patrick Trotignon, reprochant à demi-mots à son technicien en chef ses trop nombreux crochets par la Corse. "C'est leur choix et leur problème, rétorque l'intéressé. J'attends la reprise de l'entraînement pour m'expliquer. Moi, je n'entre pas dans la vie privée des gens..." Autant dire que la rentrée des classes, ce jeudi, risque d'être animée à Evian. Pourtant sur le plan sportif, tout ne va pas si mal... Après avoir franchi en deux ans les caps du National et de la Ligue 2, l'ETG s'est plutôt bien adapté à l'élite. Mieux que les autres promus que sont Dijon et Ajaccio en tout cas. A mi-parcours, le club cher à Zinedine Zidane ou Bixente Lizarazu est 11e, à quatre points certes du premier relégable mais avec une dynamique positive à faire valoir. Après un début de saison prometteur marqué par deux matches nuls et une toute première victoire en L1 aux dépens de Nice, dès la 2e journée, les Evianais ont observé une crise de résultats au point de laisser en posture délicate leur entraîneur au soir de la 11e levée. Une mauvaise passe nuancée depuis, l'ETG restant notamment sur quatre succès de rang à domicile. Barbosa garde confiance Flanquée de la sixième attaque du championnat, la formation haut-savoyarde a semble-t-il trouvé son rythme de croisière avant la coupure hivernale, montrant du reste suffisamment de caractère depuis le début de la saison pour tenir tête aux plus grosses cylindrées (2-2 contre Paris, 1-1 à Lille, courtes défaites à Rennes - 3-2 - et Lyon - 2-1 - mais aussi et surtout victoire 4-2 devant Montpellier). Malgré les déceptions que sont les expérimentés Sidney Govou et Jérôme Leroy, l'ETG parvient donc à tirer son épingle du jeu en L1. A voir si ce sera toujours le cas, désormais, avec à sa tête un Bernard Casoni en partance. Cédric Barbosa, lui, ne s'inquiète pas outre mesure. "Ça ne devrait pas avoir de préjudice sur le groupe. Le coach est quelqu'un de professionnel. Je ne doute à aucun moment de son professionnalisme. Je sais qu'il va jouer le jeu jusqu'au bout. Nous, on va se concentrer sur notre jeu, sur ce que l'on sait faire", dixit le vétéran évianais, sollicité mercredi soir par RMC. Avec une reprise face à Dijon puis un enchainement redoutable Bordeaux-PSG-OM en L1, l'ETG de toute façon sera rapidement fixé.