Evans: "Une vraie surprise"

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Evans: "Une vraie surprise"
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Et si un troisième homme était venu se mêler à la lutte au sommet entre Alberto Contador et Andy Schleck ? Souvent placé, mais jamais vainqueur à l'arrivée sur les Champs-Elysées, Cadel Evans réalise un début de Tour parfait, symbolisé par sa victoire à Mûr-de-Bretagne. En pleine confiance, l'Australien espère bien poursuivre sur sa lancée.

Et si un troisième homme était venu se mêler à la lutte au sommet entre Alberto Contador et Andy Schleck ? Souvent placé, mais jamais vainqueur à l'arrivée sur les Champs-Elysées, Cadel Evans réalise un début de Tour parfait, symbolisé par sa victoire à Mûr-de-Bretagne. En pleine confiance, l'Australien espère bien poursuivre sur sa lancée. Cadel, qu'aviez-vous prévu ce matin. Pensiez-vous pouvoir remporter cette étape ? Non, en fait l'idée d'aujourd'hui était de passer l'étape sans problème et d'arriver au bout sans peine. Si tout allait bien, je me suis dit bien sûr que le coup était jouablé. Mais c'est une vraie surprise de gagner. C'était un final incroyable pour moi et aussi pour Contador. Ce fut une très belle course. Etait-ce l'un de vos objectifs de remporter une étape ? Notre but est avant tout le classement général. Mais cela va se décider dans les derniers jours du Tour. L'important en première semaine, c'était de ne pas perdre de temps. C'est sûr, c'est un bonus d'avoir de l'avance au classement général. C'est important pour ma confiance, mais aussi celle de l'équipe. Une victoire, c'est toujours bon à prendre. Mais la priorité reste bien évidemment le classement général. "Important d'avoir la chance de son côté" L'année dernière vous aviez participé au Giro avant le Tour. Etes-vous plus frais cette année ? Oui, c'est vrai. Mais l'an dernier, c'était un peu particulier, car l'équipe BMC n'était pas Pro-Tour. Du coup, c'était important de disputer le Giro. Cette année, on a pu mieux planifier la saison en supprimant cinq à dix jours de course. Nous avons pu construire mon programme en fonction du Tour. Les années précédentes, vous avez souvent été malchanceux sur le Tour en perdant du temps sur des chutes notamment. La roue a-t-elle tourné ? Oui, pour l'instant, c'est vrai que je suis plutôt épargné. C'est une question de maturité aussi. L'équipe a progressé. Pour l'instant, tout marche comme on veut. Il y a une bonne cohésion. C'est important d'avoir la chance de notre côté. A nous de faire en sorte que cela dure. Peut-on dire que le titre de champion du monde en 2009 a été comme une renaissance pour vous ? C'est sûr que ça a été un tournant pour moi. Mais ce que vous appelez une renaissance, c'est plus un changement d'environnement autour de moi que mon titre à Mendrisio. Je suis dans une équipe où la mentalité, la cohésion est différente. Je me sens beaucoup plus en confiance.