Evans sur le toit du monde

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Evans sur le toit du monde
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CYCLISME - Cadel Evans a réussi à faire mentir les pronostics en devenant champion du monde, dimanche à Mendrisio.

Cadel Evans a été sacré champion du monde, dimanche à Mendrisio, lors de l'épreuve de course en ligne. L'Australien apporte ainsi le premier titre de ce genre à son pays. Du côté tricolore, rien à signaler malheureusement.Toujours placé mais jamais vainqueur, Cadel Evans a vaincu ce dimanche le signe indien. Au prix d'un effort final sans retenu, l'Australien a décroché le titre de champion du monde au nez et à la barbe des grands favoris espagnols et italiens. Sur le parcours exigeant et technique de Mendrisio, le coureur de la formation Silence-Lotto a construit sa victoire dans les dix derniers kilomètres et a franchi la ligne d'arrivée avec 26 secondes d'avance sur le Russe Alexandr Kolobnev, déjà deuxième à Stuttgart en 2006 derrière Paolo Bettini, et l'Ibère Joaquin Rodriguez, pas vraiment celui qu'on attendait sur le podium. Evans signe en Suisse la plus belle victoire de sa carrière et portera la saison prochaine le maillot arc-en-ciel avant de défendre son titre l'an prochain à Melbourne, chez lui en Australie.Le perdant magnifique, voilà comment était surnommé jusqu'alors Cadel Evans. Deux fois deuxième du Tour de France (en 2007 et 2008), troisième de la Vuelta cette année, il récolte cette fois-ci le fruit des efforts qu'il a consentis depuis son arrivée sur la route en 2001. En prenant en main son destin dans la dernière demi-heure de course, l'Australien a fait preuve d'un panache qu'on ne lui connaissait pas. Plutôt prompt à suivre ses adversaires qu'à les attaquer, notamment dans les grands Tours, il est passé à l'offensive au bon moment. A la pédale, sans se retourner, Evans a bouclé les derniers hectomètres en accroissant même son avance.Des Bleus en demi-teinteFabian Cancellara, sacré dans le contre-la-montre jeudi, n'a pas réussi un doublé inédit, piégé comme les Espagnols et les Italiens par l'audace du héros du jour. Cinquième sur la ligne d'arrivée, le Suisse restait un moment prostré sur le bitume, comme étourdi par la performance de l'Australien et déçu d'avoir raté le coche. Damiano Cunego, Samuel Sanchez et Alejandro Valverde, favoris sur le papier, se contentent eux aussi des places d'honneur.Côté Tricolore, ce n'est pas cette année que Laurent Brochard, dernier coureur français champion du monde (en 1997 à San Sebastian), s'est trouvé un successeur, ni même Anthony Geslin, dernier podium bleu (en 2005 à Madrid). Les protégés de Laurent Jalabert n'ont jamais pu se mêler à la lutte pour la victoire finale. Sylvain Chavanel, premier Français, a pris la 29e place, bien loin des meilleurs.