Europcar en marche avant

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Europcar en marche avant
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La bande à Bernaudeau est toujours là. Le manager vendéen a présenté ce vendredi sa nouvelle équipe, qui court désormais sous les couleurs d'Europcar, successeur de Bbox-Bouygues Télécom. Avec un groupe réduit et surtout très jeune, bâti autour de Thomas Voeckler, la formation française mise sur sa solidarité et sur des coureurs décomplexés pour réussir une belle saison 2011. Avec le Tour de France dans toutes les têtes.

La bande à Bernaudeau est toujours là. Le manager vendéen a présenté ce vendredi sa nouvelle équipe, qui court désormais sous les couleurs d'Europcar, successeur de Bbox-Bouygues Télécom. Avec un groupe réduit et surtout très jeune, bâti autour de Thomas Voeckler, la formation française mise sur sa solidarité et sur des coureurs décomplexés pour réussir une belle saison 2011. Avec le Tour de France dans toutes les têtes. "Heureux d'être en vert et contre tout." Friand de bonnes formules, Jean-René Bernaudeau ne masque pas sa fierté de repartir pour une nouvelle saison, sous les couleurs d'Europcar. Passée à quelques heures de la disparition pure et simple, l'ancienne équipe Bbox a trouvé un nouveau sponsor, qui lui permettra d'animer les pelotons pour trois nouvelles saisons. L'opération ne s'est pas effectuée sans quelques pertes. Vogondy, Fédrigo, Bonnet, notamment, sont partis. Mais Bernaudeau, éternel optimiste - "dans la difficulté, il y a toujours quelque chose de bien qui sort", dit-il -, préfère retenir ceux qui lui ont juré fidélité: Anthony Charteau, Pierre Rolland, Cyril Gautier, Sébastien Turgot, et bien sûr Thomas Voeckler. Le champion de France, qui s'était engagé en faveur de Cofidis avant de faire volte-face quand son équipe a trouvé un repreneur - ce qu'il avait au préalable annoncé aux deux managers concernés -, justifie ce choix "naturel. "C'est la seule équipe que j'ai connue", plaide-t-il. Depuis le départ de Didier Rous vers Cofidis, Voeckler est désormais l'âme de l'équipe. Son porte-drapeau, son argument de vente. Fédrigo, l'autre vainqueur d'étape sur le Tour 2010, est parti lui aussi et va laisser l'Alsacien un peu seul, sportivement. "Mais d'autres coureurs vont prendre du galon, j'ai besoin de soutien, exhorte celui qui fut maillot jaune sur la Grande Boucle en 2004. C'est le souhait de Bernaudeau, qui promet des révélations, comme Turgot en 2010. "La clé, c'est le travail, les réglages, l'épanouissement des gens, l'équipe amateur Vendée-U qui cartonne et qui est un vrai vivier. Mon vrai objectif, c'est de sortir un nouveau coureur du chapeau et d'avoir des confirmations." Pour 2011 et après, retenez déjà les noms de Jérôme Cousin, Kevin Reva, Damien Gaudin ou Tony Hurel, un "gamin qui a un vrai sens de la course, un peu comme Laurent Jalabert". Avec Europcar, Bernaudeau dispose de trois ans pour faire de son équipe "une grande équipe". L'indispensable invitation pour le Tour Cela passera évidemment par le Tour de France, incontournable. Comme ses consoeurs FDJ et Cofidis, Europcar, placée en deuxième division par l'UCI, devra obtenir une invitation auprès d'ASO pour être au départ du Tour en juillet prochain, en Vendée, à la "maison". Le sujet agace Bernaudeau, même si celui-ci ne se dit "pas préoccupé du tout". Aux dernières nouvelles, ASO devrait annoncer rapidement les noms des quatre heureux élus. Sportivement, inviter les trois équipes françaises citées plus haut n'aurait rien d'absurde, et en termes d'image, cela paraît incontournable. "Nous avons le meilleur coureur français (Voeckler), le meilleur grimpeur du dernier Tour (Charteau) et les deux meilleurs espoirs français (Gautier, Rolland)", argumente Bernaudeau. Sauf cataclysme, cela devrait suffire. Pour le reste de la saison, Europcar espère "prendre le virage de la mondialisation voulue par l'UCI grâce à un sponsor international", selon les mots de son manager. L'équipe débutera la compétition en Malaisie, puis ira au Gabon et en Afrique du Sud. Avec un effectif réduit (22 coureurs), les hommes en vert ne pourront être présents que sur deux fronts, et pas trois. Ce qui obligera les coureurs à en faire un peu plus que les autres. "Nous sommes une équipe de deuxième division, avec de la motivation, et une structure extrêmement fiable", résume Voeckler. "Le mot d'ordre, c'est de ne pas avoir de complexe, ne pas se prendre pour un autre, mais aussi ne rien se refuser. Même si la victoire n'est pas au bout, le public sait apprécier un bon résultat quand le coureur est allé le chercher avec ses tripes." Bernaudeau, qui va cette année reprendre son rôle de directeur sportif sur certaines courses, a foi en sa jeune garde. "Je veux de l'émotion, c'est pour ça que je fais du sport. Ma vie, c'est le terrain, mes coureurs." La méthode maison.