Et pourquoi pas la Grèce ?

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Et pourquoi pas la Grèce ?
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Voilà qui en dit long sur le sens des réalités de Bernie Ecclestone. Après avoir ouvert la porte à l'Inde et à la Russie, le grand argentier de la F1 envisage très sérieusement d'en faire de même pour la Grèce, tout en réintégrant le Mexique et l'Afrique du Sud au calendrier mondial. Une annonce stupéfiante alors que la république hellénique se trouve au bord du gouffre.

Voilà qui en dit long sur le sens des réalités de Bernie Ecclestone. Après avoir ouvert la porte à l'Inde et à la Russie, le grand argentier de la F1 envisage très sérieusement d'en faire de même pour la Grèce, tout en réintégrant le Mexique et l'Afrique du Sud au calendrier mondial. Une annonce stupéfiante alors que la république hellénique se trouve au bord du gouffre. Dans le monde doré de Bernie Ecclestone, tout est possible, tout est affaire de moyens. Alors si le Mexique et l'Afrique du Sud se montrent désireux de réintégrer le calendrier du championnat du monde de F1, le grand argentier qu'il est étudie la chose, se gardant bien de fermer la porte à quelques promesses sonnantes et trébuchantes. "Après la Russie, j'aimerais bien que nous nous rendions en Afrique du Sud et au Mexique, ces deux pays essaient de monter un nouveau projet", soufflait-il ces derniers jours dans les colonnes du journal britannique The Independant. Non content d'avoir ressuscité le Grand Prix des Etats-Unis - à compter de 2012 et sur un circuit texan vierge de tout précédent en F1 - Bernie Ecclestone se verrait bien dépoussiérer les Grands Prix du Mexique et d'Afrique du Sud, absents des festivités depuis 1992 et 1993 respectivement. Une époque où les courses en question avaient pour cadres les tracés de l'Autodromo Hermanos Rodriguez, en plein Mexico, et de Kyalami. Et l'intéressé d'aller plus loin dans sa logique mercantile: "La Grèce aimerait également accueillir la F1 chez elle. Je crois que les Allemands vont leur prêter de l'argent..." A l'origine de l'avènement de Grands Prix exotiques en Chine, à Bahreïn, à Abu Dhabi, en Corée du Sud, en Inde cette année ou en Russie à partir de 2014, Bernie Ecclestone revient à des horizons moins lointains, certes, mais tout autant sujets à polémiques. En mai dernier, le ministère du développement grec s'était effectivement prononcé en faveur d'un plan de construction d'"un circuit capable d'accueillir un Grand Prix de F1", dans les environs de Patras, à 200 km d'Athènes. Un budget de 100 millions d'euros avait été soumis à l'approbation du parlement, prévoyant notamment une subvention gouvernementale d'une trentaine de millions d'euros. Projet bien évidemment au point mort en cette période de grande incertitude économique. Des incertitudes, justement, voilà tout ce que semble récolter Bernie Ecclestone avec cette politique d'ouverture ostensiblement monnayée. La gestion du Grand Prix de Bahreïn 2011, finalement facturé au prix fort (40 millions de dollars pour une course avortée), en est l'illustration. Et que dire du Grand Prix d'Inde, programmé fin octobre mais toujours compromis à l'heure qu'il est ? Menacé de boycott par la Fota (l'association des écuries de F1), alors que le gouvernement indien entend taxer teams et pilotes, l'événement pourrait bien être ajourné, voire annulé, si l'on en croit les informations véhiculées cette semaine par Marca. Photos à l'appui, le quotidien espagnol révèle le chantier d'un circuit Buddh International loin d'être prêt, à six semaines de l'échéance. Qu'importe, l'addition sera réglée et les caisses de la FOM (Formula One Management) chère à Bernie Ecclestone bien remplies.