Et maintenant, les Pyrénées !

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TOUR DE FRANCE - Les coureurs attaquent le plat de résistance du Tour à partir de ce dimanche.

TOUR DE FRANCE - Les coureurs attaquent le plat de résistance du Tour à partir de ce dimanche. Après deux semaines de course, le Tour de France entre dans le vif du sujet. Pour fêter le 100e anniversaire du passage dans les Pyrénées, la Grande Boucle s'offre quatre jours en haute montagne. Une perspective qui a de quoi effrayer les 175 coureurs encore en course, y compris le leader du classement général, le Luxembourgeois Andy Schleck (Saxo Bank). "Avant la première étape des Pyrénées, je suis un peu nerveux même si je suis confiant, a expliqué le cadet des deux frères, samedi, à l'arrivée à Revel. Je pense que pour Alberto, c'est la même chose. Demain (dimanche), On va avoir une belle étape." Cette belle étape conduira le peloton de Revel à Ax-3 Domaines avec deux difficultés majeures, le Port de Pailhères, classé hors catégorie et dont le sommet se situe à 29 kilomètres de l'arrivée, et la montée finale (1re catégorie). A priori, ce terrain et ces forts pourcentages semblent favorables à Alberto Contador, qui devrait être fortement soutenu par les supporters espagnols. "La première montée, Pailhères, est très dure, avec de forts pourcentages, avant la descente rapide et la montée vers Ax-3 Domaines, courte mais difficile", a avoué le leader d'Astana. "Les différences seront très importantes." Avec 31" de retard seulement sur Schleck, Contador est dans une situation plutôt confortable dans la perspective du dernier contre-la-montre individuel entre Bordeaux et Pauillac (51 km). Sastre et le souvenir de 2003 Ce qui n'empêche le pas le double vainqueur de la Grande Boucle (2007 et 2009) de craindre le fameux "jour sans". "C'est une bonne situation. Je ne veux pas risquer plus que nécessaire", a expliqué Contador. Outre Schleck, d'autres coureurs seront obligés de se découvrir dans les Pyrénées, non pas tant pour gagner le Tour que pour le sauver. C'est le cas notamment de Carlos Sastre, vainqueur de l'épreuve en 2008, et qui traverse pour le moment l'édition 2010 comme une ombre (15e à 7'34"). "Ça va un peu mieux et, à l'approche des Alpes, je suis un peu plus optimiste qu'il y a quelques jours, a expliqué le leader de chez Cervélo, qui se souvient l'avoir emporté à Ax-3 Domaines il y a sept ans. Demain (dimanche), nous arrivons à un sommet qui me rappelle un bon souvenir, parce qu'ici j'y ai gagné ma première étape sur le Tour de France." Cette victoire, Sastre l'avait dédiée à sa fille Claudia, une tétine dans la bouche. Cette même année, Lance Armstrong avait particulièrement souffert dans la montée. Même s'il a "une petite idée derrière la tête", dixit le directeur sportif de RadioShack, Alain Gallopin, pas dit que Lance Armstrong soit en mesure de jouer les premiers rôles dans cette ascension, escaladée la dernière fois en 2005, avec une victoire de l'Autrichien Georg Totschnig au bout. "Avec les deux semaines de chaleur qu'il y a eu, ça va commencer à tomber comme des mouches", a prévenu Gallopin au micro d'Europe 1. C'est une certitude, les Pyrénées vont faire mal.