Et maintenant, l'Espagne...

  • A
  • A
Et maintenant, l'Espagne...
Partagez sur :

Vainqueur solide de l'Allemagne (1-4) en quarts de finale de la Coupe Davis, l'équipe de France se prépare maintenant à une demi-finale terrible, au mois de septembre en Espagne. Face à Nadal et sa bande, les Bleus devront user au maximum de leurs forces et de l'expérience acquise lors des campagnes 2010 et 2011. Guy Forget dispose ainsi de nombreux atouts à sortir de sa manche contre les Ibères.

Vainqueur solide de l'Allemagne (1-4) en quarts de finale de la Coupe Davis, l'équipe de France se prépare maintenant à une demi-finale terrible, au mois de septembre en Espagne. Face à Nadal et sa bande, les Bleus devront user au maximum de leurs forces et de l'expérience acquise lors des campagnes 2010 et 2011. Guy Forget dispose ainsi de nombreux atouts à sortir de sa manche contre les Ibères. Après avoir franchi sans encombre les obstacles autrichiens et allemands, le peloton tricolore, qui roule toujours aussi groupé, s'apprête à rentrer dans le vif du sujet avec le franchissement des Pyrénées. On ne connaît pas encore le détail du parcours, mais les cols espagnols, qu'ils s'appellent Nadal, Ferrer, Almagro ou Verdasco, s'annoncent redoutables. Et il est encore bien trop tôt pour envisager une revanche à Paris avec les véloces serbes lors du sprint final. Jusqu'ici largement favoris, les Bleus n'ont fait qu'assurer leur statut en se sortant du traquenard du hangar autrichien, puis en montrant les muscles face aux Allemands ce week-end, dans le havre paisible du TC Weissenhof de Stuttgart. Une formalité ? Oui et non. L'équipe de France était largement supérieure, mais encore fallait-il le prouver sur le court. C'est ce qu'ont fait les leaders tricolores, Gasquet et Monfils d'abord, Tsonga et Llodra le samedi. Le Biterrois a frôlé la correctionnelle contre Mayer mais au final son retour en Coupe Davis est réussi, et c'est bien là l'essentiel. Quant au Parisien, il confirme son excellente année 2010 dans la compétition. Enfin, Tsonga et Llodra, en plus d'être des recours plus que possibles en simple, ont prouvé qu'ils constituaient à l'heure actuelle la meilleure option pour le double, même si on imagine que Forget aimerait les voir parfaire leur complicité sur le circuit ATP. Simon: "Du très lourd" C'est une certitude, l'équipe de France sort grandie de ce week-end en Allemagne. Mais elle s'attaque au plus gros morceau possible, l'Espagne, en Espagne (*), là où la France ne s'est jamais imposée en trois tentatives. Faut-il partir battu pour autant ? Evidemment que non. Dans ce dernier carré royal, où toutes les nations disposent d'au moins 3 joueurs dans le Top 30 ATP en simple, la France n'a pas à rougir d'être là, et a des arguments à revendre, notamment ce vivier de joueurs solides et interchangeables. "On vit tous très bien ensemble. La force de notre groupe, c'est de pouvoir se passer de certains joueurs quand on a des blessures", explique Gilles Simon, 18e mondial et 5e homme de luxe. Pensez-donc que, entre 2010 et 2011, Forget n'a utilisé Jo-Wilfried Tsonga en simple qu'une seule fois, alors que le Manceau est invaincu en Coupe Davis lors des matches à enjeux (7-0 !). En Espagne, Forget, si tout se passe bien, aura des choix à faire. Et ces choix seront déterminants, surtout si Nadal est de la partie. "On l'a vu en Serbie, quand en face il y a un joueur pratiquement imbattable, ça ne laisse pas le droit à l'erreur, reprend Simon. Et derrière, c'est du très lourd, même si on sait que Gaël a souvent battu David Ferrer." Ferrer, 6e mondial, et "faille" de l'équipe espagnole selon Tsonga, c'est dire de le niveau de l'adversaire, qui en plus a surclassé les Américains chez eux en indoor le week-end dernier. Comme si cela ne suffisait pas, les Ibères auront aussi l'avantage du terrain, et Forget doit encore avoir des maux de tête de 2004, lorsque l'Espagne du taurillon Nadal avait barré la route aux Bleus dans l'ambiance surchauffée d'Alicante. "A nous d'aborder cette rencontre avec un plan bien précis. Le plus difficile sera de jouer à l'extérieur, avec un public qui sera certainement très bruyant, hostile, et même parfois un petit peu limite", prédit ainsi Forget. Aux Bleus de se montrer solides, et d'utiliser l'expérience accumulée ces derniers mois. "On connaît mieux la compétition. On aborde mieux les rencontres, on sait plus à quoi s'attendre", résume Simon. Un atout qui ne sera pas de trop. (*) Depuis 1999, l'Espagne reste sur une série de 19 victoires consécutives à domicile, toutes remportées sur terre battue (14 en extérieur ; 5 en indoor).