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Vaincue en finale à Belgrade, après avoir mené 2-1, l'équipe de France est rentrée frustrée de Serbie. Sa belle campagne 2010 restera à jamais inachevée, et la Coupe Davis fuit toujours les Bleus depuis 2001. Mais au-delà de la défaite, les Français, qui étaient privés de Tsonga pour ce grand rendez-vous, ont de bonnes raisons de croire en l'avenir.

Vaincue en finale à Belgrade, après avoir mené 2-1, l'équipe de France est rentrée frustrée de Serbie. Sa belle campagne 2010 restera à jamais inachevée, et la Coupe Davis fuit toujours les Bleus depuis 2001. Mais au-delà de la défaite, les Français, qui étaient privés de Tsonga pour ce grand rendez-vous, ont de bonnes raisons de croire en l'avenir. La défaite à peine acceptée qu'il faut déjà panser les plaies. Abattu sur sa chaise, des larmes plein les yeux une fois jouée la dernière balle de son match contre Troicki, Michaël Llodra a reçu le soutien de tous ses partenaires pour mieux traverser l'épreuve. La solidarité de mise en équipe de France aidera sans doute les protagonistes, très soudés, à rebondir après cet échec qui fait mal. Pour leur première finale de Coupe Davis depuis 2002, les Bleus n'ont pas réussi à aller jusqu'au bout de leurs rêves, battus comme il y a huit ans lors du cinquième match décisif. A Belgrade, la Serbie était tout simplement plus forte que la France sur les trois jours. Les Tricolores n'ont donc pas à rougir de cette défaite. Leur campagne 2010, avec des qualifications aux dépens de l'Allemagne, de l'Espagne (sans Nadal) et de l'Argentine (sans Del Potro), acquises à chaque fois dès le samedi soir, avait frôlé la perfection. Et, comme l'a souligné Guy Forget dimanche soir, "on ne peut pas s'empêcher de penser qu'avec un «Jo» en forme, comme il l'était à Montpellier, les choses auraient pu être différentes." Privé de dessert en Serbie en raison de son genou récalcitrant, Tsonga a énormément manqué à l'équipe de France, surtout à la lumière des derniers simples. Llodra: "Cette équipe de France a de l'avenir" Pendant les quatre rencontres de cette épopée, Forget s'est appuyé sur sept hommes (Tsonga, Monfils, Llodra, Benneteau, Simon, Clément et Gasquet). Une large palette de joueurs que très peu d'autres capitaines peuvent se targuer de posséder. D'autant que la plupart ont encore, normalement, plusieurs belles années au plus haut niveau devant eux. "C'est le début d'une nouvelle aventure, martelait le capitaine français avant de quitter la Serbie. Avec un groupe qui a été soudé tout au long de la saison. Donc il y a matière à voir les choses en bleu dans les années à venir." Llodra, invaincu cette année en Coupe Davis jusqu'à son crash de dimanche, ne dit pas autre chose: "C'est un groupe d'avenir, même si avec Arnaud (Clément), on est les plus vieux de l'équipe. Mais je sens qu'il y a un gros potentiel. Dans les prochaines années, on peut aller le chercher ce Saladier d'argent. Je ne sais si ce sera avec ou sans moi, mais cette équipe de France a de l'avenir." Avec quatre joueurs (Tsonga, Monfils, Simon et Gasquet) ayant déjà appartenu au Top 10 mondial, et trois bons joueurs de double (Llodra, Clément et Benneteau) capables de dépanner en simple selon la surface - on pense notamment à «Mika» et «Bennet'» -, la France possède avec l'Espagne le plus grand réservoir de joueurs de qualité. Insuffisant, diront certains, quand le règlement de la Coupe Davis autorise de pouvoir aligner deux joueurs seulement pour disputer les cinq matches d'une rencontre. Certes, il manque à cette équipe un joueur dominant comme peut l'être Djokovic, capable à lui seul d'assurer deux points presque à chaque coup. Mais dans cette compétition où l'esprit de groupe et de sacrifice joue aussi un rôle important, l'équipe de France possède un avantage sur bon nombre de nations. Ce n'est évidemment pas toujours suffisant pour aller au bout. Mais, comme on l'a vu cette saison, c'est déjà une très bonne base.