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EQUIPE DE FRANCE - A moins de 100 jours du Mondial, les Bleus ne sont pas plus avancés.

EQUIPE DE FRANCE - A moins de 100 jours du Mondial, les Bleus ne sont pas plus avancés. D'accord c'était devenu une habitude, puisque depuis 2004 et une victoire sur la Belgique (2-0), les Bleus n'ont plus gagné un seul match de reprise en début d'année civile. Qu'importe, la leçon d'espagnol reçue mercredi au Stade de France face à la Roja pour le dernier match avant la liste des 23 aura livré plus de doutes que d'enseignements. Tant au niveau de la performance individuelle que collective, Raymond Domenech a de quoi se creuser les méninges pour espérer, si ce n'est gagner, au moins bien figurer en Afrique du Sud, dans 98 jours. Et l'on ne peut pas dire que le sélectionneur y ait mis du sien puisqu'il n'aura fait que trois changements dans la dernière demi-heure, pendant que son homologue espagnol en opérait six, et ce dès la mi-temps. Ainsi, le sélectionneur a décidé de ne pas toucher une défense, qui a pourtant fait preuve, une nouvelle fois, d'une grande fébrilité. En l'absence de Gallas et Abidal, la paire Ciani-Escudé a pris l'eau, mention spéciale pour le deuxième, impliqué sur les deux buts espagnols. Pas une équipe Au milieu, les joueurs ont souffert de la comparaison avec les Espagnols, en donnant souvent l'impression de courir dans le vide, à l'image d'un Toulalan dépassé. Dans la création, Gourcuff a prouvé qu'il n'avait pas encore l'influence d'un Zidane et que l'organisation en 4-2-3-1, faite pour lui, n'avait pas forcément lieu d'être. Surtout qu'elle laisse seul en pointe un Anelka qui a toujours préféré jouer en soutien, et qui est apparu bien solitaire dans la défense ibérique. Car sur les côtés, Ribéry a manqué d'efficacité dans le couloir droit, tandis qu'à gauche Henry a montré ses limites physiques du moment. Le positionnement des joueurs offensifs risque donc de virer au casse tête pour Domenech, surtout connaissant l'ego démesuré de certains. Car, au final, le principal problème de ces Bleus est justement de ne pas se comporter comme une équipe. Quand la France de 98-2000 formait un bloc uni, la version 2010 apparaît comme une somme d'individualités. La question centrale reste donc : un groupe solidaire peut-il se former en 98 jours ?